Tunisie: La justice casse la condamnation d'un journaliste à 5 ans de prison

Des journalistes et des représentants de la société civile se sont rassemblés mercredi à Tunis en soutien à M. Guesmi (Photo, X).
Des journalistes et des représentants de la société civile se sont rassemblés mercredi à Tunis en soutien à M. Guesmi (Photo, X).
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Publié le Jeudi 07 mars 2024

Tunisie: La justice casse la condamnation d'un journaliste à 5 ans de prison

  • Khalifa Guesmi, correspondant de Mosaïque FM, la radio plus écoutée de Tunisie, avait été condamné en novembre 2023 à un an de prison
  • Le journaliste reste sous le coup de poursuites d'après son avocat

TUNIS: La Cour de cassation en Tunisie a annulé mercredi la condamnation d'un journaliste à cinq ans de prison, ouvrant la voie à sa remise en liberté dans l'attente d'un nouveau procès, a annoncé son avocat à l'AFP.

Khalifa Guesmi, correspondant de Mosaïque FM, la radio plus écoutée de Tunisie, avait été condamné en novembre 2023 à un an de prison, peine alourdie à cinq ans en appel, pour avoir divulgué des informations sur les services de sécurité.

La Cour de cassation a "invalidé le jugement de cinq ans et ordonné de le revoir en appel", a indiqué à l'AFP son avocat, Me Rahal Jallali.

Khalifa Guesmi a quitté la prison mercredi soir selon le correspondant de l'AFP sur place.

Poursuites 

Le journaliste reste sous le coup de poursuites d'après son avocat, en vertu de l'article 34 de la loi antiterroriste qui "punit de dix à vingt ans d'emprisonnement" quiconque publie des informations "au profit d'une organisation ou entente terroriste".

Incarcéré depuis septembre 2023, ce journaliste a été reconnu coupable d'avoir "participé à la divulgation intentionnelle d'informations relatives aux opérations d'interception, d'infiltration, de surveillance audiovisuelle ou des données qui y sont collectées".

Il a été arrêté et détenu pendant une semaine en mars 2022, après la publication sur le site de Mosaïque FM d'une information portant sur le démantèlement d'une "cellule terroriste" et l'arrestation de ses membres.

Des journalistes et des représentants de la société civile se sont rassemblés mercredi à Tunis en soutien à M. Guesmi et pour réclamer sa libération "immédiate".

Des ONG locales et internationales ont lancé plusieurs appels à sa libération dénonçant sa condamnation à cinq ans de prison comme "une mascarade" et "un revers majeur pour le système judiciaire".

Ces ONG déplorent un recul des libertés en Tunisie depuis que le président Kais Saied s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet 2021.


La Foire du livre de Médine se tiendra le 30 juillet

La Foire du livre de Médine se renouvelle pour la troisième année consécutive. (Fournie)
La Foire du livre de Médine se renouvelle pour la troisième année consécutive. (Fournie)
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  • 'événement mettait en évidence l'importance culturelle de Médine et son rôle dans le renforcement du mouvement artistique, ainsi que le statut croissant du Royaume dans l'industrie de l'édition.
  • la foire du livre de Médine se veut une plateforme culturelle qui encourage la communauté à s'intéresser à la lecture.

Jeddah : La troisième foire du livre de Médine aura lieu du 30 juillet au 5 août, a annoncé lundi la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction.

L'agence de presse saoudienne a rapporté que l'événement promet d'être une extravagance culturelle, avec plus de 300 maisons d'édition et agences arabes et internationales réparties sur plus de 200 stands.

Mohammed Hasan Alwan, directeur général de la commission, a souligné l'importance de la foire, en insistant sur le soutien continu dont bénéficie le secteur culturel.

Il a déclaré que l'événement mettait en évidence l'importance culturelle de Médine et son rôle dans le renforcement du mouvement artistique, ainsi que le statut croissant du Royaume dans l'industrie de l'édition.

La foire est devenue un événement annuel, attirant des milliers de visiteurs de tous horizons.

Alwan a expliqué que la commission a veillé à ce que la dernière édition offre une expérience de connaissance riche et intégrée aux visiteurs de tous âges, en s'appuyant sur les succès remarquables des foires précédentes.

Selon SPA, la foire du livre de Médine se veut une plateforme culturelle qui encourage la communauté à s'intéresser à la lecture, en mettant en avant les talents des écrivains et créateurs saoudiens tout en attirant des écrivains et éditeurs de renom du Royaume, de la région et du monde entier.

La foire proposera des activités culturelles et intellectuelles visant à enrichir le secteur culturel et la production de connaissances, et à promouvoir une culture de la lecture.

Un espace important est consacré aux enfants, avec des activités et des ateliers éducatifs et techniques qui stimulent les capacités créatives des enfants.

La foire du livre de Médine a annoncé le début de l'inscription des visiteurs pour l'obtention de billets d'entrée gratuits par le biais de la plateforme Discover Culture.https://dc.moc.gov.sa/home/ar/event-tickets/379/almadinah-book-fair-2024/

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'Irak en passe de devenir un haut lieu de transit de la drogue, avertit l'ONU

Le premier ministre irakien Mohammed Al-Sudani
Le premier ministre irakien Mohammed Al-Sudani
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  • "L'Irak connaît depuis cinq ans une augmentation spectaculaire du trafic et de la consommation de drogues", a indiqué l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un rapport.
  • L'Irak est également en train de devenir un point de passage pour la méthamphétamine produite essentiellement en Afghanistan, à destination du Golfe et de l'Europe, selon le rapport.

BAGDADA : L'Irak risque de devenir un important point de transit de la drogue au Moyen-Orient, à la lumière des quantités record de comprimés de captagon saisies en 2023, a averti lundi l'ONU.

"L'Irak connaît depuis cinq ans une augmentation spectaculaire du trafic et de la consommation de drogues", a indiqué l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un rapport.

Pour la seule année 2023, les autorités ont "saisi un nombre record de 24 millions de comprimés de captagon", soit l'équivalent de plus de 4,1 tonnes, pour une valeur estimée entre 84 et 144 millions de dollars, selon la même source.

"L'Irak semble être à la croisée des chemins du trafic régional de méthamphétamine et de captagon", a indiqué l'ONUDC, ajoutant que les saisies de captagon en Irak "auraient triplé entre 2022 et 2023, et les quantités globales saisies en 2023 sont 34 fois plus élevées qu'en 2019".

Amphétamine dérivée d'un traitement autrefois légal de la narcolepsie et des troubles de l'attention, le captagon fait aujourd'hui l'objet d'un commerce fleurissant dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

La Syrie, transformée en un narco-Etat, en est le principal pays d'origine et l'Arabie saoudite de loin le plus gros marché.

En Irak, ravagé par des décennies de conflits, les autorités annoncent régulièrement d'importantes saisies de captagon, dont une grande partie traverse la frontière poreuse de 600 kilomètres avec la Syrie déchirée par la guerre.

Selon l'ONUDC, 82% du captagon saisi dans la région entre 2019 et 2023 provient de Syrie, suivie par le Liban (17%).

L'Irak est également en train de devenir un point de passage pour la méthamphétamine produite essentiellement en Afghanistan, à destination du Golfe et de l'Europe, selon le rapport.

Ce pays de 43 millions d'habitants est également confronté à une explosion de la consommation de drogue, qui s'intensifie en période de conflit.

Les gouvernements de la région ont récemment intensifié leurs efforts pour réprimer le trafic sous la pression des Etats du Golfe, qui constituent les principaux marchés du captagon.


Israël: le Forum des otages annonce la mort de deux captifs aux mains du Hamas à Gaza

Les proches des otages israéliens détenus par le groupe militant palestinien Hamas dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre manifestent à l'aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, le 21 juillet 2024(Fournie)
Les proches des otages israéliens détenus par le groupe militant palestinien Hamas dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre manifestent à l'aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, le 21 juillet 2024(Fournie)
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  • La mort de Yagev Buchshtab, 35 ans, et Alex Dancyg, 76 ans, est un "sévère rappel de l'urgence" à libérer les otages pour qu'ils rentrent chez eux, a déclaré l'association israélienne dans un communiqué qui ne fournit aucune information sur les circonstan
  • Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 44 sont mortes, selon l'armée.

JERUSALEM : Le Forum des otages, qui milite pour la libération des otages retenus dans la bande de Gaza, a annoncé lundi la mort de deux hommes enlevés lors de l'attaque menée le 7 octobre par le Hamas en Israël et emmenés dans le territoire palestinien.

La mort de Yagev Buchshtab, 35 ans, et Alex Dancyg, 76 ans, est un "sévère rappel de l'urgence" à libérer les otages pour qu'ils rentrent chez eux, a déclaré l'association israélienne dans un communiqué qui ne fournit aucune information sur les circonstances de leur mort.

"Leurs corps sont aux mains de l'organisation terroriste Hamas", a déclaré de son côté l'armée israélienne dans un communiqué, ajoutant que les circonstances de la mort en captivité des deux hommes allaient être examinées par les autorités compétentes.

M. Buchshtab a été enlevé à son domicile dans le kibboutz Nirim avec sa femme Rimon Buchshtab-Kirsht, laquelle a été libérée après 50 jours de captivité, selon la même source.

M. Dancyg, né de survivants de l'Holocauste, travaillait au mémorial de la Shoah Yad Vashem à Jérusalem où il formait des milliers de guides, a ajouté le forum.

Les otages retenus avec lui ont indiqué que M. Dancyg passait son temps à donner des leçons d'histoire à ses compagnons de captivité, selon la même source.

"Yagev et Alex ont été capturés vivants et auraient dû retourner vivants auprès de leurs familles dans leur pays. Leur mort en captivité est le reflet tragique des conséquences de la lenteur des négociations" pour la libération des otages, a ajouté le forum en référence aux pourparlers sur le cessez-le-feu qui durent depuis des mois.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent menée dans le sud d'Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza, qui a entraîné la mort de 1.195 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 44 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive sur la bande de Gaza, qui a fait jusqu'ici 39.006 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le mouvement islamiste palestinien Hamas.