Le chef présumé d'un des principaux gangs de narcotrafic marseillais arrêté au Maroc

Le chef du gang marseillais Yoda, Félix Bingui, figure du narco-banditisme, a été arrêté le 8 mars 2024 au Maroc, a annoncé le ministre français de l'Intérieur le 9 mars, confirmant une information du journal Le Parisien. (AFP)
Le chef du gang marseillais Yoda, Félix Bingui, figure du narco-banditisme, a été arrêté le 8 mars 2024 au Maroc, a annoncé le ministre français de l'Intérieur le 9 mars, confirmant une information du journal Le Parisien. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 09 mars 2024

Le chef présumé d'un des principaux gangs de narcotrafic marseillais arrêté au Maroc

  • «Un des plus grands narcotrafiquants marseillais a été arrêté au Maroc. Bravo aux policiers qui poursuivent sans relâche le combat contre le trafic de drogue», a écrit le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin
  • «Un grand coup est porté aujourd'hui au narcobanditisme grâce à notre coopération avec les autorités marocaines, que je remercie», a ajouté le ministre

MARSEILLE: Le chef présumé du clan Yoda, un des principaux gangs de la drogue à Marseille accusé d'être à l'origine d'une sanglante guerre du narcotrafic dans la deuxième ville de France, a été interpellé vendredi au Maroc, ont annoncé samedi les autorités françaises.

"Un des plus grands narcotrafiquants marseillais a été arrêté au Maroc. Bravo aux policiers qui poursuivent sans relâche le combat contre le trafic de drogue", a écrit le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sur X, confirmant une information du journal Le Parisien.

"Un grand coup est porté aujourd'hui au narcobanditisme grâce à notre coopération avec les autorités marocaines, que je remercie", a ajouté le ministre.

Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a confirmé à l'AFP l'arrestation à Casablanca (ouest du Maroc) de Félix Bingui, 33 ans.

Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt d'un juge d'instruction marseillais pour "importation de stupéfiants en bande organisée, transport, détention, acquisition, cession de stupéfiants, association de malfaiteurs (...) blanchiment et non justification de ressources", a précisé le parquet dans un communiqué.

"Cette arrestation est le fruit d'une remarquable coopération des autorités marocaines qui ont procédé à son interpellation et au travail minutieux et sans relâche de l'Office français antistupéfiants, de la brigade des fugitifs de l'Office central de lutte contre le crime organisée et de la police judiciaire de Marseille", poursuit le parquet.

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc a, de son côté, indiqué dans un communiqué cité par l'agence de presse marocaine MAP qu'un "ressortissant français faisant l’objet d'un mandat d'arrêt international émis par les autorités françaises pour des affaires liées à la constitution de réseaux criminels s'activant dans le trafic international de drogues" avait été interpellé après une opération "visant à repérer et localiser tous les endroits où le prévenu pouvait trouver refuge dans plusieurs villes marocaines".

"Le suspect a été placé en garde à vue avant d'être présenté samedi matin devant le parquet compétent à Casablanca, dans le cadre de la procédure d'extradition", selon le communiqué, qui n'indique pas combien de temps pourrait durer cette procédure.

Une guerre de territoire pour le contrôle des juteux points de deal --jusqu'à 80.000 euros de chiffre d'affaires quotidien pour certains-- entre le clan Yoda et un groupe rival baptisé "DZ Mafia" a ensanglanté Marseille, notamment l'an dernier.

49 morts

Avec 49 personnes tuées, dont quatre victimes collatérales, et 123 blessées, dans les violences liées au trafic de drogue, 2023 fut l'année la plus meurtrière à Marseille.

Quelque 35 de ces "narchomicides" étaient directement liés à ces rivalités entre deux clans, avait indiqué en janvier Pascal Bonnet, adjoint à la police judiciaire dans le sud de la France.

Les principaux magistrats de Marseille avaient d'ailleurs lancé un cri d'alarme plus tôt dans la semaine, devant la commission sénatoriale d'enquête dédiée à la lutte contre le trafic de drogues.

"Le narcobanditisme agit à Marseille comme une sorte de gangrène qui abime le tissu social", avait lancé le président du tribunal judiciaire de Marseille, Olivier Leurent, notant une guerre "asymétrique" entre l'Etat et ces clans puissants et appelant à un "plan Marshall pour combattre cette criminalité.

Bingui, selon une source proche de l'enquête, est né dans le Gard mais a fait toute sa "carrière" dans le trafic à Marseille. Il effectuait régulièrement des allers-retours avec le Maroc jusqu'au déclenchement en février 2023 de "la guerre" avec le gang rival de la DZ Mafia, moment à partir duquel il n'avait plus quitté ce pays du Maghreb.

Le clan Yoda a été baptisé en raison de peintures murales représentant le personnage de la série cinématographique Star Wars désignant certains de ses points de deal dans des cités de Marseille. DZ Mafia renvoie au domaine national pour l'Algérie dans les adresses internet.

Avec l’arrestation de Bingui, 19 "individus très recherchés" pour leur rôle important dans le trafic de drogue à Marseille ont été interpellés dont certains à l’étranger, selon des chiffres de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

Une autre figure du narcobanditisme marseillais, Karim Harrat dit "Rantanplan", recherché pour une série d'homicides en bande organisée, a ainsi été extradé du Maroc vers la France début 2023.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Short Url
  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Short Url
  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Short Url
  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.