Observateurs de l'ONU blessés au Liban: l'armée israélienne incrimine le Hezbollah

Les soldats de la paix des Nations Unies ont déclaré que trois observateurs militaires et un traducteur avaient été blessés le 30 mars 2024, dans une explosion dans le sud du Liban, où Israël et le mouvement Hezbollah échangent de fréquents tirs transfrontaliers (Photo, AFP).
Les soldats de la paix des Nations Unies ont déclaré que trois observateurs militaires et un traducteur avaient été blessés le 30 mars 2024, dans une explosion dans le sud du Liban, où Israël et le mouvement Hezbollah échangent de fréquents tirs transfrontaliers (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 03 avril 2024

Observateurs de l'ONU blessés au Liban: l'armée israélienne incrimine le Hezbollah

  • L'incident avait eu lieu dans la région de Rmeich, sur fond de recrudescence des violences entre l'armée israélienne et le mouvement armé libanais Hezbollah
  • Trois observateurs de l'ONUST, l'organisme de l'ONU établi en 1948 après la première guerre israélo-arabe et chargé de la surveillance de la trêve, ont été blessés dans l'explosion

BEYROUTH: Un responsable judiciaire libanais a déclaré mercredi à l'AFP que l'explosion ayant blessé samedi trois observateurs de l'ONU et leur traducteur dans le sud du Liban, frontalier d'Israël, était due à une mine.

L'incident avait eu lieu dans la région de Rmeich, sur fond de recrudescence des violences entre l'armée israélienne et le mouvement armé libanais Hezbollah dans le contexte de la guerre dans la bande de Gaza.

"Les premiers résultats de l'enquête de l'armée libanaise ont révélé que les observateurs avaient été blessés par une mine", a indiqué le responsable judiciaire qui a requis l'anonymat.

L'armée israélienne, qui avait assuré après l'explosion ne pas avoir mené de frappes sur la région, a fait état de son côté mercredi d'une charge explosive précédemment placée dans le secteur par le Hezbollah, avec qui elle échange des tirs depuis près de six mois.

Explosion 

Trois observateurs de l'ONUST, l'organisme de l'ONU établi en 1948 après la première guerre israélo-arabe et chargé de la surveillance de la trêve, ont été blessés dans l'explosion, parmi lesquels un Norvégien et une Chilienne qui ont été hospitalisés, selon les autorités des deux pays.

Le troisième est un Australien, d'après la Force intérimaire des Nations unies (Finul).

Les Casques bleus de la Finul patrouillent la "Ligne bleue", la ligne de démarcation fixée par l'ONU entre le Liban et Israël, soutenus par des observateurs non armés de l'ONUST.

"Nos rapports préliminaires montrent que l'explosion n'a pas été causée par un tir direct ou indirect. L'enquête est en cours", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Finul, Andrea Tenenti.

Une source proche du Hezbollah a déclaré à l'AFP que le groupe "ne répond certainement pas aux accusations des Israéliens", ajoutant que l'affaire était désormais entre les mains "de la Finul et de l'armée, et que l'enquête est toujours en cours".

Le chef de l'ONU, Antonio Guterres, avait dit sa "grave préoccupation" concernant les fréquents échanges de tirs le long de la Ligne bleue, selon un communiqué.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.