Séisme de magnitude 4,7 près de New York

Un tremblement de terre d'une magnitude préliminaire de 4,8 a secoué la zone métropolitaine densément peuplée de New York. Il était centré dans le New Jersey, à environ 45 miles à l'ouest de New York et 50 miles au nord de Philadelphie. (AP)
Un tremblement de terre d'une magnitude préliminaire de 4,8 a secoué la zone métropolitaine densément peuplée de New York. Il était centré dans le New Jersey, à environ 45 miles à l'ouest de New York et 50 miles au nord de Philadelphie. (AP)
Short Url
Publié le Samedi 06 avril 2024

Séisme de magnitude 4,7 près de New York

  • Le séisme a eu lieu à 5 km de profondeur, selon l'USGS
  • Aucun dégât important ni blessé n'ont été signalés dans l'immédiat

NEW YORK: Un rare séisme de magnitude 4,8 a frappé vendredi tout près de New York, faisant légèrement trembler quelques secondes la mégapole sans faire ni blessés ni dégâts mais interrompant un Conseil de sécurité de l'ONU sur Gaza.

Le tremblement de terre s'est produit "à 14H23 GMT (10H23 locales) à 7 km au nord-est de la station de Whitehouse, dans le New Jersey", l'Etat frontalier de New York sur l'autre rive du fleuve Hudson, selon l'Institut de géophysique américain (USGS) qui l'a localisé à 5 km de profondeur.

Aucun dégât important, ni personne blessée n'ont été signalés et le président des Etats-Unis Joe Biden s'est montré rassurant dès la mi-journée: "J'ai parlé au gouverneur (du New Jersey Phil Murphy). Il pense que tout est sous contrôle et il n'est pas trop inquiet (...) Les choses sont rentrées dans l'ordre".

Mais cette brève et légère secousse -- la dernière sérieuse répertoriée date de 1884 -- a été ressentie dans nombre de quartiers des arrondissements de Manhattan et de Brooklyn, provoquant un déluge de messages, photos et commentaires sur les réseaux sociaux et une mobilisation des télévisions américaines.

"Je tremble"

"Je suis nerveuse, je tremble. Oh mon Dieu (...) ce n'est jamais arrivé ici (...) Beaucoup de gens ont peur", s'est exclamée sur le coup Ana Villagran, une habitante de Brooklyn de 62 ans interrogée par l'AFPTV.

Dominika Uniejewska, gérante de magasin à Lebanon, dans le New Jersey, épicentre du séisme, "dormai(t) et a été réveillée".

"Au départ, je ne comprenais pas ce qu'il se passait parce que j'ai jamais connu un séisme aussi fort", a-t-elle dit à l'AFP au téléphone.

"La maison tout entière a vraiment tremblé, le lit a tremblé, la maison faisait du bruit, très fort", a-t-elle témoigné.

Une autre, Mary White, retraitée de 70 ans de Brooklyn, a elle "bien profité de la secousse".

"Je n'avais par peur. Je me suis dit: +ce qui doit arriver, arrive (...) On ne peut pas arrêter la Nature+".

"Rester en alerte"

Voulant aussi rassurer, le compte officiel de l'emblématique gratte-ciel de l'Empire State Building a écrit sur X, avec humour, "JE VAIS BIEN".

Des New-Yorkais ont publié des photos de chaises de jardin renversées avec un message ironique: "Nous reconstruirons".

Mais les autorités d'une ville d'au moins 8,5 millions d'âmes et de millions d'autres dans les banlieues ont appelé à la prudence.

"Pas de problème sur les infrastructures inspectées", a écrit sur X le maire Eric Adams mais "les New-Yorkais doivent rester en alerte et suivre les précautions d'usage même si la probabilité de répliques est faible".

Son porte-parole Fabien Levy et la gouverneure de l'Etat de New York Kathy Hochul ont rappelé qu'"en cas de réplique, (il fallait) se mettre au sol, se protéger la tête et le cou, sous un meuble, près d'un mur ou d'un seuil de porte".

Au siège des Nations unies, les caméras filmant la réunion du Conseil de sécurité sur la crise humanitaire à Gaza se sont mises à trembler.

"Un séisme?"

La représentante de l'ONG Save the Children, Janti Soeripto, a interrompu son discours décrivant la famine et les morts à Gaza. "C'est un séisme?", a-t-elle demandé.

La réunion a été interrompue une seconde fois quand les téléphones de tous les participants se sont mis à sonner et vibrer en raison des alertes d'urgence automatiques envoyées par la municipalité.

Ces messages recommandent aux New-Yorkais de "rester" chez eux et de composer le numéro d'urgence 911 "s'ils sont blessés".

Du côté des transports, l'Agence américaine de l'aviation civile (FAA) avait vite prévenu de difficultés dans les aéroports du nord-est du pays, puis que les choses étaient revenues à la normale malgré quelques retards à l'important aéroport de Newark, près de New York.

"Les tremblements de terre sont rares, mais pas impossibles le long de la côte Atlantique, une région appelée par les géologues "marge passive agressive" pour décrire cette zone ou se rencontrent la plaque Atlantique et celle de l'Amérique du Nord", selon l'USGS.

"Un séisme de magnitude 4,7 ou 4,8 est suffisant pour faire un peu trembler les murs mais ne provoque en général aucun dégât sérieux", a conclu dans un communiqué Kenneth Miller, géologue spécialiste du New Jersey à l'université Rutgers.

 


Washington prévoit d'annoncer un accord sur le nucléaire avec Ryad 

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
Short Url
  • Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi
  • L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient d'annoncer mercredi un accord avec l'Arabie saoudite qui doterait le royaume d'un programme nucléaire civil, selon des médias américains.

L'annonce interviendrait alors que les Etats-Unis ont repris leur guerre contre l'Iran, un rival de Ryad, qui avait notamment été déclenchée en raison de la crainte américaine que le programme nucléaire iranien ne vise à doter le pays de la bombe atomique.

Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi.

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars.

En effet, une clause de l'accord, qui serait valable pendant 30 ans, prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu'il est justifié, a annoncé le Wall Street Journal.

Toutefois, des parlementaires américains républicains et démocrates, ainsi que des responsables israéliens, ont exprimé leur opposition à tout projet nucléaire civil en Arabie saoudite, craignant qu'il ne serve finalement à développer des armes nucléaires.

Interrogé à ce sujet mercredi à Manille, en marge d'une réunion de l'Asean, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'est refusé à confirmer un tel accord, renvoyant toute éventuelle annonce à la Maison Blanche.

Pressé de questions par des journalistes et visiblement un peu dans l'embarras, il a cependant assuré que les Etats-Unis "ne conclueraient jamais d'accord avec un pays dans le monde qui conduirait à un risque de prolifération" nucléaire.

Tensions régionales 

L'accord devrait être soumis au Congrès américain dans les prochains jours, mais son approbation n'est pas nécessaire pour qu'il soit entériné.

L'Arabie saoudite insiste depuis longtemps sur son droit au nucléaire civil.

Ces dernières années, Washington a cherché à intégrer tout accord concernant le nucléaire dans une stratégie plus large, qui inclurait la normalisation des relations avec Israël et la signature d'un pacte de défense.

Washington a signé un accord nucléaire en 2009 avec un voisin de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, qui n'enrichissent toutefois pas d'uranium.

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Short Url
  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.