Israël revendique une frappe en Syrie contre le Hezbollah

Des habitants du village d'Aita al-Shaab, dans le sud du Liban, posent pour une photo devant une maison détruite par des tirs israéliens, alors qu'ils visitent leur village déserté à l'occasion des funérailles d'un combattant du Hezbollah, le 9 avril 2024, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël. (AFP).
Des habitants du village d'Aita al-Shaab, dans le sud du Liban, posent pour une photo devant une maison détruite par des tirs israéliens, alors qu'ils visitent leur village déserté à l'occasion des funérailles d'un combattant du Hezbollah, le 9 avril 2024, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël. (AFP).
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Publié le Mercredi 10 avril 2024

Israël revendique une frappe en Syrie contre le Hezbollah

  • L'armée israélienne "tient le régime syrien pour responsable de toutes les activités sur son territoire et ne permettra pas au Hezbollah de s'enraciner sur le front syrien"
  • Israël revendique rarement ces frappes mais dit toutefois agir pour empêcher le transfert d'armes de l'Iran au Hezbollah libanais, et l'implantation de ce mouvement ennemi au pas de sa frontière, dans le sud de la Syrie

JERUSALEM: L'armée israélienne a revendiqué dans la nuit de mardi à mercredi une frappe contre des "infrastructures" du Hezbollah libanais en Syrie afin de prévenir "l'enracinement" de ce mouvement dans ce pays.

"Il y a peu de temps, l'armée a bombardé des infrastructures militaires qui, sur la base de renseignements précis, étaient utilisées par l’organisation terroriste Hezbollah sur le front syrien", ont indiqué les militaires dans un communiqué.

L'armée israélienne "tient le régime syrien pour responsable de toutes les activités sur son territoire et ne permettra pas au Hezbollah de s'enraciner sur le front syrien", a-t-elle ajouté, en postant la vidéo d'une frappe contre un bâtiment.

Plus tôt mardi, elle avait indiqué avoir ciblé une position militaire syrienne en réponse à un tir de roquette depuis le sud de la Syrie sur le plateau du Golan annexé par Israël.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, a fait état de deux frappes israéliennes, l'une mardi matin et l'autre lundi soir.

Celle de mardi matin a visé, dans la région de Deraa (sud), des entrepôts qui "stockaient des armes et des munitions appartenant à (Damas) et à des groupes soutenus par l'Iran", détruisant la cible, selon l'Observatoire.

Lundi soir, Israël a frappé un site militaire dans le sud de la Syrie "en réponse à des groupes soutenus par l'Iran et le Hezbollah libanais qui ont lancé une roquette depuis le territoire syrien en direction du Golan syrien occupé", a ajouté l'OSDH.

Ces événements interviennent après qu'une frappe attribuée à Israël a détruit le 1er avril un bâtiment consulaire iranien à Damas tuant 16 personnes, selon l'OSDH, dont sept membres du corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

L'armée israélienne a mené des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre en 2011 dans ce pays voisin, ciblant en particulier les groupes pro-iraniens.

Israël revendique rarement ces frappes mais dit toutefois agir pour empêcher le transfert d'armes de l'Iran au Hezbollah libanais, et l'implantation de ce mouvement ennemi au pas de sa frontière, dans le sud de la Syrie.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.