Gaza: à la réouverture d'une boulangerie, des heures d'attente «  pour une miche de pain »

Les combats et le siège imposé par Israël ont déclenché une grave crise humanitaire, avec des pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant, que peinent à pallier de sporadiques livraisons d'aide. (AFP).
Les combats et le siège imposé par Israël ont déclenché une grave crise humanitaire, avec des pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant, que peinent à pallier de sporadiques livraisons d'aide. (AFP).
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Publié le Mercredi 17 avril 2024

Gaza: à la réouverture d'une boulangerie, des heures d'attente «  pour une miche de pain »

  • Khaled al-Ghoula a attendu six heures "pour une miche de pain". "C'est une lutte très difficile (...), c'est injuste", dit-il après avoir enfin obtenu du pain frais.
  • Comme lui, ils sont des centaines, jeunes et moins jeunes, à patienter plusieurs heures dans les rues de Gaza, après que le Programme alimentaire mondial a pu livrer du blé et du carburant

TERRITOIRES PALESTINIENS: Du pain frais sort du four en continu et une longue file se forme devant une boulangerie de la ville de Gaza qui vient de rouvrir, après des mois de restrictions imposées par Israël à l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Khaled al-Ghoula a attendu six heures "pour une miche de pain". "C'est une lutte très difficile (...), c'est injuste", dit-il après avoir enfin obtenu du pain frais.

Comme lui, ils sont des centaines, jeunes et moins jeunes, à patienter plusieurs heures dans les rues de Gaza, après que le Programme alimentaire mondial a pu livrer du blé et du carburant.

"Quand Israël nous a empêchés d'obtenir de la farine, nous avons commencé à manger du maïs et de l'orge, jusqu'à être obligés de manger de la nourriture pour animaux", raconte Wissam Dawad, alors qu'il patiente dans la file.

"Je suis content mais je le jure devant Dieu, nous sommes épuisés", confie Firas Sukkar, un sac de pain à la main. "Nous avons perdu nos fils, nos filles, nos femmes. Nous avons perdu nos vies entières", se lamente-t-il.

"Qu'est-ce que je peux demander de plus? Mon seul message est d'arrêter la guerre", ajoute M. Sukkar.

Israël est de plus en plus critiqué sur la scène internationale pour son offensive meurtrière qui a réduit de larges zones de Gaza en un champ de ruines, parsemées de bâtiments éventrés, de cratères de bombes et de décombres.

Les combats et le siège imposé par Israël ont déclenché une grave crise humanitaire, avec des pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant, que peinent à pallier de sporadiques livraisons d'aide.

« Insuffisant »

La guerre et les restrictions ont causé "les niveaux de faim les plus catastrophiques au monde", avaient averti les Nations Unies.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui dit vouloir poursuivre l'offensive.

"Les boulangeries n'ont pas pu fonctionner pendant plusieurs mois à cause du conflit et du manque d'accès", rappelait le Programme alimentaire mondial dimanche, annonçant avoir enfin pu "livrer du carburant à une boulangerie de Gaza"?

"Nous avons besoin d'un accès sûr et constant pour empêcher la famine", a averti l'agence de l'ONU dans une publication sur X.

"Les quantités disponibles ne sont évidemment pas suffisantes", a regretté Moataz Ajour, au milieu des employés de la boulangerie qui s'affairent à empaqueter les précieuses galettes sorties du four.

"Nous espérons que les gens et le Programme alimentaire mondial vont nous soutenir, pour qu'il y ait des quantités suffisantes" de farine, "et que nous puissions continuer à travailler", a-t-il ajouté.

L'offensive israélienne sur la bande de Gaza a déjà fait plus de 33.800 morts, majoritairement des femmes et des enfants, selon le ministère de la santé du Hamas.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre par le Hamas sur le sol israélien depuis Gaza, qui a fait 1.170 morts, en majorité des civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Plus de 250 personnes ont été enlevées et 129 restent retenues à Gaza, dont 34 sont mortes d'après des responsables israéliens.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.