Tunisie: manifestation pour réclamer des infrastructures dans le bassin minier

 Des manifestants scandent des slogans contre des députés tunisiens devant le bâtiment du parlement de la capitale Tunis le 18 décembre 2020. Des dizaines de manifestants ont manifesté à Tunis le 18 décembre pour dénoncer les discours «haineux» et «violents» de certains députés au Parlement, et réclamer des mesures à leur encontre. (ANIS MILI / AFP)
Des manifestants scandent des slogans contre des députés tunisiens devant le bâtiment du parlement de la capitale Tunis le 18 décembre 2020. Des dizaines de manifestants ont manifesté à Tunis le 18 décembre pour dénoncer les discours «haineux» et «violents» de certains députés au Parlement, et réclamer des mesures à leur encontre. (ANIS MILI / AFP)
Publié le Jeudi 07 janvier 2021

Tunisie: manifestation pour réclamer des infrastructures dans le bassin minier

  • Il s'agit de la première d'une série de mobilisations prévues dans le pays à l'approche du dixième anniversaire de la chute de Ben Ali
  • Les autorités ont promis ces dernières années plusieurs milliers d'embauches dans des entreprises publiques locales, dont la Compagnie des phosphates de Gafsa ou le Groupe chimique tunisien

GAFSA: des centaines d'habitants ont manifesté mercredi à Gafsa,  dans le bassin minier du centre de la Tunisie, pour réclamer les infrastructures et les emplois promis par plusieurs gouvernements dans cette région, parmi les plus marginalisées du pays.

Il s'agit de la première d'une série de mobilisations prévues dans le pays à l'approche du dixième anniversaire de la chute de Ben Ali.

A l'appel notamment des branches régionales de la centrale syndicale UGTT, et de la principale organisation patronale Utica, les protestataires ont fait grève et défilé dans le centre-ville du chef-lieu de cette province frondeuse riche en phosphate, l'une des principales ressources naturelles de la Tunisie.

La grève n'a été suivie que par les établissements publics, de nombreux cafés et commerces sont restés ouverts, a constaté un correspondant de l'AFP sur place.

"Le recrutement est une priorité et non pas une faveur", ont scandé les manifestants, certains brandissant des drapeaux de la Tunisie.

Les autorités ont promis ces dernières années plusieurs milliers d'embauches dans des entreprises publiques locales, dont la Compagnie des phosphates de Gafsa ou le Groupe chimique tunisien. 

Les habitants réclament également un hôpital universitaire doté de médecins spécialisés, d'autant que la population dit souffrir de la pollution liée au phosphate.

Des protestataires ont brandi un cercueil sur lequel était inscrit "Le défunt: l'investissement".

"Neufs gouvernements se sont succédé et aucun n'a tenu ses promesses pour notre région", a déploré à l'AFP Mohamed Sghayer Miraoui, responsable du bureau régional de l'UGTT à Gafsa.

Le mois de janvier est souvent marqué par des mobilisations sociales en Tunisie.

Plusieurs protestations similaires sont prévues, alors que le pays marque le 14 janvier pour les dix ans de sa révolution, qui a laissé beaucoup de Tunisiens déçus en l'absence d'améliorations sociales.

Un appel à la grève a ainsi été lancé pour le 12 janvier à Sfax, deuxième grande ville du pays, également pour réclamer emplois et investissements.

Dix ans après le soulèvement de décembre 2010 ayant abouti à la chute du président Ben Ali le 14 janvier 2011, la Tunisie peine à réformer son économie, et la classe politique est divisée.

Les législatives de 2019 ont abouti à un Parlement sans majorité claire. Les partis se déchirent alors que l'urgence sociale s'accentue, avec les retombées dramatiques de la pandémie de nouveau coronavirus.

Le président Saied s'est dit fin décembre favorable à un dialogue national, proposé par l'UGTT, "pour trouver des solutions aux problèmes politiques, économiques et sociaux". Mais des divergences sont fortes concernant les modalités du dialogue.


Liban: une frappe israélienne endommage un site protégé par l'Unesco à Tyr

 Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
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  • Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban
  • Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés

TYR: Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes.

"Je lance un appel pour éviter de cibler les sites archéologiques du pays (..) en particulier les ruines de Tyr qui sont dans le patrimoine commun de l'humanité", a déclaré Ghassan Salamé à l'AFP.

Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés.

Cette ville est la cible d'une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'armée israélienne avait émis un nouvel ordre d'évacuation dimanche pour une zone qui inclut l'un des deux sites, comprenant des vestiges romains, avant de mener des frappes.

Des correspondants de l’AFP ont pu voir une partie de la zone proche des colonnes antiques recouverte de débris, fragments de métal tordu, branches d’arbres brisées.

Des gravats de béton et de métal parsèment un escalier de pierre menant à l’intérieur du site.

"L'ampleur des débris et des dégâts dans le site est importante", selon Ali Badaoui.

Les frappes se sont abattues sur des bâtiments avoisinants et l'une a touché un bureau administratif du site, rapporte le responsable.

"Certains artéfacts archéologiques ont été endommagés lorsque des gravats les ont atteints, car une pluie de débris est tombée sur un vaste périmètre", visant "colonnes, chapiteaux, bases de colonnes, mosaïques", énumère-t-il.

Ghassan Salamé a souligné que que les autorités évalueraient les dégâts "dès qu'un cessez-le-feu aura lieu ou que nous pourront avoir accès aux ruines sans mettre en danger la vie de nos archéologues".

Il a souligné qu'Israël "ne respecte pas" la Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé, ni les "Boucliers bleus", un emblème symbolique mis en place par un comité lié à l'Unesco pour protéger le site de Tyr.

Depuis une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2023-2024, l’Unesco a placé plus de 70 sites patrimoniaux au Liban, dont Tyr, sous " protection renforcée provisoire".

Le site de Tyr "est un site civil, un site inscrit au patrimoine mondial, ce n’est absolument pas un site militaire, et il n’y a aucune activité militaire sur place", a assuré M. Badaoui.

L’autre site protégé de Tyr, El‑Bass, a aussi été endommagé depuis le début de la guerre le 2 mars, a-t-il ajouté.


L'armée israélienne dit qu'elle poursuivra ses opérations «dans tout le Liban»

L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
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  • "Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin
  • "Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth.

"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.

"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".


L'armée israélienne annonce un nouveau barrage de missiles iraniens

Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
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  • L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien
  • "Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace"

JERUSALEM: L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.

"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.