Stop Antisemitism publie des fake news sur un homme politique après la reconnaissance d’un État palestinien par l’Irlande

Les critiques affirment que la désinformation et les fake news ont considérablement augmenté sur X depuis qu’Elon Musk a racheté la plate-forme en avril 2022. (AFP)
Les critiques affirment que la désinformation et les fake news ont considérablement augmenté sur X depuis qu’Elon Musk a racheté la plate-forme en avril 2022. (AFP)
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Publié le Jeudi 23 mai 2024

Stop Antisemitism publie des fake news sur un homme politique après la reconnaissance d’un État palestinien par l’Irlande

  • La vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourova, a exhorté Elon Musk à se conformer aux lois de l’Union européenne conçues pour lutter contre la désinformation
  • Dans les quarante-huit heures qui ont suivi les attaques menées par le Hamas contre Israël, le 7 octobre dernier, la désinformation était omniprésente sur la plate-forme X

DUBAÏ: Mercredi, l’organisation américaine Stop Antisemitism a mis en ligne une publication sur la plate-forme X qui semblait indiquer qu’Aoibhe Martin, fille de Micheal Martin, ministre irlandais des Affaires étrangères, avait été enlevée et violée par le Hamas à Gaza le 7 octobre et que, désormais, l’homme politique «récompense les violeurs de sa fille en leur donnant leur propre État».

Une heure plus tard, l’organisation a diffusé une autre publication dans laquelle elle précisait que la publication initiale avait «été seulement partagée à des fins illustratives» et que les événements qu’elle décrivait ne s’étaient «pas réellement produits».

Le recours flagrant à la désinformation a indigné de nombreux utilisateurs de X. Certains d’entre eux ont suggéré que de telles publications ne contribuent qu’à la multiplication des incidents antisémites. D’autres ont insisté sur le fait que les commentaires sur le viol ne devraient pas être pris à la légère et que la publication n’avait «rien d’illustratif».

Les critiques affirment que la désinformation et les fake newsont considérablement augmenté sur X depuis qu’Elon Musk a racheté la plate-forme, en avril 2022. Au cours de ces deux dernières années, l’entreprise a supprimé des milliers d’emplois, dont beaucoup étaient liés à la modération du contenu.

L’année dernière, la vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourova, a accusé X d’être la plate-forme qui présentait le taux le plus élevé de fake news. Elle a exhorté Elon Musk à se conformer aux lois de l’Union européenne conçues pour lutter contre la désinformation.

Au mois d’avril, Grok, le chatbot d’intelligence artificielle de X, a généré un faux titre qui indiquait: «L’Iran attaque Tel-Aviv avec des missiles lourds.» Ce titre a été promu sur le fil principal de X.

Dans les quarante-huit heures qui ont suivi les attaques menées par le Hamas contre Israël, le 7 octobre dernier, la désinformation était omniprésente sur la plate-forme.

Images mensongères 

Une vidéo présentait de prétendus généraux israéliens capturés par un combattant du Hamas. C’était en réalité une séquence qui montrait des séparatistes détenus en Azerbaïdjan. Une autre vidéo, celle d’un avion abattu, était accompagnée du hashtag #PalestineUnderAttack, alors qu’il s’agissait de séquences tirées du jeu vidéo Arma III. Le premier support a été visionné plus d’1,7 million de fois en deux jours et le second plus de 500 000 fois.

Plus tôt dans la journée de mercredi, M. Martin avait annoncé dans un message vidéo publié sur X que le gouvernement irlandais reconnaîtrait officiellement l’État de Palestine le 28 mai.

«Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, à la paix, à la dignité et à un État doit être défendu», a-t-il souligné. «Nous sommes convaincus que la solution à deux États reste la seule option viable pour garantir une paix juste et durable qui respecte ces droits, tant pour les Israéliens que pour les Palestiniens.»

Il a indiqué que la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État ne signifiait pas la légitimation du Hamas.

«Cette reconnaissance n’implique pas la reconnaissance d’un gouvernement, mais la reconnaissance d’un État», a-t-il affirmé dans le cadre de l’émission radiophonique irlandaise The Pat Kenny Show.

À l’heure où nous écrivions ces lignes, M. Martin n’avait pas répondu à la publication de Stop Antisemitism sur X.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.