Anwar Gargash appelle à une résolution pacifique face aux «atrocités» à Gaza

Participant à une table ronde, le diplomate émirati a également accusé la communauté internationale de mener une politique du «deux poids, deux mesures». (AMF)
Participant à une table ronde, le diplomate émirati a également accusé la communauté internationale de mener une politique du «deux poids, deux mesures». (AMF)
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Publié le Jeudi 30 mai 2024

Anwar Gargash appelle à une résolution pacifique face aux «atrocités» à Gaza

  • M. Gargash met en lumière le soutien continu des Émirats arabes unis à Gaza et déclare que le déplacement des Palestiniens «d’un endroit à l’autre» doit cesser
  • Il mentionne une initiative arabe en cours visant à favoriser la paix, en avertissant que les États doivent prendre le contrôle de la situation pour éviter un nouveau chaos

DUBAÏ: Le Dr Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis (EAU), affirme que la violence à Gaza a atteint des «niveaux catastrophiques» et il appelle la communauté internationale à trouver une solution pacifique au carnage.

S’exprimant mercredi, lors de la dernière journée du Forum des médias arabes à Dubaï, M. Gargash s’est dit choqué face à l’ampleur de la violence à Gaza.

«Le ciblage d’innocents a pris des proportions monstrueuses. Nous avons déjà été témoins de guerres en Palestine, mais jamais à un tel niveau de monstruosité», souligne-t-il. «La région ne peut pas supporter de nouvelles escalades.»

Anwar Gargash réaffirme que les pays arabes voisins soutiennent la cause palestinienne.

«Nous croyons en cette cause. Notre conscience ne nous permet tout simplement pas d’abandonner notre soutien à la Palestine, à la lumière notamment des atrocités à Gaza et, plus récemment, à Rafah.»

«Le gouvernement criminel de droite actuellement au pouvoir en Israël ne reflète pas les valeurs juives.»

M. Gargash met en lumière le soutien continu des EAU à Gaza et déclare que le déplacement des Palestiniens «d’un endroit à l’autre» doit cesser.

«Israël sape sa propre position au moyen de ses politiques et de ses actions actuelles. Nous soutenons la création de l’État palestinien. Nous avons besoin d’une feuille de route claire pour garantir son établissement sur une base indépendante. Si les deux parties souhaitent vivre en paix, c’est la seule voie à suivre.»

Il mentionne une initiative arabe en cours visant à favoriser la paix, en avertissant que les États doivent prendre le contrôle de la situation pour éviter un nouveau chaos.

«Même s’il y a une prise de conscience à l’échelle internationale, nous ne pouvons pas attendre que le monde se réveille», note-t-il. «Des mesures et des initiatives actives doivent être mises en place dès aujourd’hui, sinon cela restera une chimère.»

Participant à une table ronde, le diplomate émirati a également accusé la communauté internationale de mener une politique du «deux poids, deux mesures».

«Regardez la différence d’approche entre l’Ukraine et la Palestine. Attention, les deux sont toujours en guerre. Les anciennes approches doivent disparaître, le système actuel ne permet plus de résoudre quoi que ce soit. Nous devons trouver de nouvelles voies et partenariats pour obtenir de meilleurs résultats.»

Il exhorte les États arabes à s’unir et à collaborer au-delà de la politique, ajoutant que les EAU étaient déterminés à élargir leurs liens régionaux et à améliorer leurs relations avec l’Iran.

«Au cours des douze à quinze dernières années, à la lumière de tous les événements qui ont secoué la région, le monde arabe a cédé la place à des idéologies radicales, à la montée des milices, à des pouvoirs creux empreints d’influences extérieures et à des idéologies qui surgissaient pour s’opposer à un nationalisme sain.»

«Nous continuons de faire face à ces problèmes. Nous avons besoin d’une meilleure coopération entre les États arabes et d’une volonté réelle de changer ces vieilles configurations malsaines pour le bien collectif de la région.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.