Pour le roi Abdallah de Jordanie, l’accès humanitaire à la bande de Gaza ne doit pas dépendre d’un cessez-le-feu

La conférence a pour but de renforcer la réponse de la communauté internationale à la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza. (Agence de presse Petra)
La conférence a pour but de renforcer la réponse de la communauté internationale à la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza. (Agence de presse Petra)
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Publié le Mercredi 12 juin 2024

Pour le roi Abdallah de Jordanie, l’accès humanitaire à la bande de Gaza ne doit pas dépendre d’un cessez-le-feu

  • «Nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif de l’histoire de l’humanité. Notre conscience commune est mise à l’épreuve par le désastre de Gaza»
  • Le Premier ministre libanais sortant, Najib Mikati, est également arrivé à Amman lundi pour participer à la conférence

DUBAÏ: Le roi Abdallah de Jordanie a déclaré mardi que l’accès humanitaire à la bande de Gaza ne devait pas dépendre d’un cessez-le-feu ni être soumis à un agenda politique.

«Nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant décisif de l’histoire de l’humanité. Notre conscience commune est mise à l’épreuve par le désastre de Gaza. C’est notre humanité même qui est en jeu», a affirmé le roi lors d’une conférence internationale qui s’est tenue en urgence.

«Depuis huit mois et jusqu’à aujourd’hui, les habitants de Gaza sont constamment confrontés à la mort et à une destruction dont l’ampleur dépasse de loin celle de n’importe quel autre conflit survenu au cours des vingt dernières années. Le spectre de la famine se profile à l’horizon. Les traumatismes psychologiques sont toujours présents et leurs effets perdureront pendant des générations. Chaque endroit à Gaza risque d’être détruit», a ajouté le roi Abdallah.

«Il est nécessaire de mettre en place un mécanisme de coordination solide qui inclut toutes les parties sur le terrain. De plus, un désengagement efficace et complet entre les acteurs sur le terrain est essentiel pour garantir la capacité des organisations humanitaires à travailler, à s’organiser et à accomplir leurs tâches en toute sécurité, de manière adéquate et durable.»

La conférence, organisée à l’invitation du roi Abdallah, du président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a pour but de renforcer la réponse de la communauté internationale à la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza en identifiant des mécanismes et des mesures efficaces pour répondre aux besoins opérationnels et logistiques.

La guerre en cours à Gaza a provoqué une catastrophe humanitaire pour plus de 2,3 millions de Palestiniens, ce qui a entraîné une famine généralisée, des souffrances psychologiques et des destructions massives. L’accès à la nourriture, à l’eau, au logement et aux médicaments est devenu quasiment inexistant.

Le Premier ministre marocain, Aziz Akhannouch, le président chypriote, Nikos Christodoulidis, et le président de la République du Mozambique, Filipe Nyusi, sont arrivés à Amman mardi matin pour participer à l’événement.

Avant la conférence intitulée «Appel à l’action: réponse humanitaire d’urgence à la population de Gaza», le ministre koweïtien des Affaires étrangères, Abdallah al-Yahya, s’est entretenu lundi avec le vice-Premier ministre et ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi. Les deux responsables ont discuté de la coordination nécessaire pour soutenir les Palestiniens et des efforts qui visent à renforcer l’action arabe commune.

Ils ont par ailleurs abordé les développements régionaux et internationaux actuels, notamment la guerre à Gaza et les souffrances humaines subies par le peuple palestinien.

Le Premier ministre libanais sortant, Najib Mikati, est également arrivé à Amman lundi pour participer à la conférence qui se tient au King Hussein bin Talal Conference Center, au bord de la mer Morte.

Le Premier ministre irakien, Mohammed Chia al-Soudani, devrait arriver mardi.

 

Avec Reuters.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.