G7: les agences de l'Onu, dont l'Unrwa, doivent opérer sans entraves à Gaza

Des Palestiniens marchent près d'une flaque d'eau stagnante à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 juin 2024, au milieu du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (Photo d'Eyad BABA / AFP)
Des Palestiniens marchent près d'une flaque d'eau stagnante à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 juin 2024, au milieu du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (Photo d'Eyad BABA / AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 14 juin 2024

G7: les agences de l'Onu, dont l'Unrwa, doivent opérer sans entraves à Gaza

  • Les agences de l'Onu, dont l'Unrwa, doivent opérer sans entraves dans la bande de Gaza, théâtre de la guerre entre Israël et le Hamas source d'une grave crise humanitaire, ont déclaré les dirigeants
  • L'Unrwa, qui coordonne la quasi-totalité de l'aide à Gaza, s'est retrouvée au cœur d'une tempête diplomatique et au bord de la rupture

BARI: Les agences de l'Onu, dont l'Unrwa, doivent opérer sans entraves dans la bande de Gaza, théâtre de la guerre entre Israël et le Hamas source d'une grave crise humanitaire, ont déclaré les dirigeants du G7 réunis en sommet dans leur déclaration finale publiée vendredi soir.

"Nous exhortons toutes les parties à faciliter un passage rapide et sans entraves de l'aide humanitaire destinée aux civils qui en ont besoin, particulièrement les femmes et les enfants", et ce par toutes les voies d'acheminement terrestres et maritimes possibles, ont souligné les chefs d'Etat et de gouvernement du G7.

Ils jugent "essentiel que les réseaux de distribution de l'Unrwa (l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, NDLR) et des autres organisations et agences des Nations unies soient pleinement en mesure d'acheminer l'aide à ceux qui en ont le plus besoin, afin de remplir leur mandat de manière efficace".

L'Unrwa, qui coordonne la quasi-totalité de l'aide à Gaza, s'est retrouvée au cœur d'une tempête diplomatique et au bord de la rupture après qu'Israël a accusé en janvier une douzaine de ses 13.000 employés de Gaza d'être impliqués dans l'attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien Hamas ayant déclenché la guerre en cours, le 7 octobre.

Cela a conduit de nombreux pays, dont les Etats-Unis, principal bailleur de fonds, à suspendre brusquement le financement de l'agence, menaçant ainsi ses efforts d'acheminement de l'aide à Gaza, bien que plusieurs Etats aient depuis repris leurs versements.

Le président américain Joe Biden et ses alliés du "Groupe des 7" (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Japon) déplorent le "nombre inacceptable" de civils tués "des deux côtés" depuis le 7 octobre.

A cet égard, ils se disent "profondément préoccupés par les conséquences sur la population civile des opérations terrestres en cours à Rafah" (sud), où l'armée israélienne a lancé le 7 mai son offensive au sol indispensable selon elle pour éliminer le Hamas.

Ils demandent à Israël de "s'abstenir" de lancer une opération à grande échelle sur cette ville frontalière de l'Egypte.

Le G7 réitère par ailleurs sont "soutien plein et entier" au plan de cessez-le-feu mis sur la table le 31 mai par Joe Biden, principal allié d'Israël qui devrait permettre la libération de tous otages israéliens retenus à Gaza et "une augmentation significative du flot d'aide humanitaire".

Il renouvelle son "appel au Hamas à accepter et mettre en œuvre pleinement et sans ambiguïté" ce plan jusque-là resté lettre morte, le gouvernement israélien et le Hamas campant sur leurs positions.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par l'attaque lancée par le Hamas depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive de grande envergure à Gaza qui a fait 37.266 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.