A Montpellier, le chorégraphe japonais Saburo Teshigawara fait danser les contrastes

Le chorégraphe japonais Saburo Teshigawara (à gauche) et une danseuse se produisent sur scène lors d'une répétition du ballet "Voix du désert" dans le cadre du Festival Montpellier Danse au Théâtre de l'Agora à Montpellier, dans le sud de la France, le 21 juin 2024 (Photo ,AFP).
Le chorégraphe japonais Saburo Teshigawara (à gauche) et une danseuse se produisent sur scène lors d'une répétition du ballet "Voix du désert" dans le cadre du Festival Montpellier Danse au Théâtre de l'Agora à Montpellier, dans le sud de la France, le 21 juin 2024 (Photo ,AFP).
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Publié le Lundi 24 juin 2024

A Montpellier, le chorégraphe japonais Saburo Teshigawara fait danser les contrastes

  • Pour ses créations, le chorégraphe nippon n'impose pas ses mouvements
  • Mais il ne délivre pas de mots ni de consignes non plus

MONTPELLIER: "C'est une pièce créée pour toucher l'âme des êtres humains": avec "Voice of desert", Saburo Teshigawara a présenté au festival Montpellier Danse une pièce pour cinq danseurs empreinte de contrastes, entre délicatesse et brutalité, dans l'écrin d'un théâtre à ciel ouvert.

Lorsque le chorégraphe japonais entre en scène samedi soir, son corps ne s'impose pas. Il se glisse dans une atmosphère. Ses membres ondulent jusqu'au bout des doigts, fluides puis épris de sursauts finement maîtrisés. Avec sa partenaire, Rihoko Sato, ils respirent le fragile.

"C'est une pièce créée pour toucher l'âme des êtres humains. +Voice of Desert+ (NDLR: la voix du désert") dessine, par le corps, nos voix intérieures, celles de notre corps, de notre esprit. Ces voix s'expriment à l'intérieur avant de s'exprimer à l'extérieur", a-t-il expliqué à l’AFP avant cette première dans laquelle il danse et réalise la chorégraphie, mais aussi la lumière, la scénographie et les costumes.

Né en 1953 à Tokyo, le chorégraphe a d'abord étudié les arts plastiques et la danse classique. Jeune, il s'est interdit de réaliser sa première pièce avant l'âge minimum de 30 ans, convaincu de devoir étudier sans relâche pour oser créer ensuite.

"J'ai décidé que je devais étudier la musique, l'écriture, les matériaux, les éléments et m'étudier moi-même. Puis j'ai eu besoin de créer ma propre méthode", dévoile-t-il. En 1985, à 32 ans, il fonde sa compagnie, Karas, avec l'artiste Kei Miyata. Et il reçoit un Lion d’Or en 2022 à la Biennale de Venise, pour l'ensemble de sa carrière.

Les oppositions intriguent le chorégraphe qui s'interroge au quotidien sur les contradictions dans nos vies, dans l'environnement, dans ce qu'il perçoit, à 70 ans, de son propre point de vue: "Mon corps est petit, mes yeux sont petits, ma vision du monde est petite, et le monde est vraiment trop grand pour moi".

«Les luttes créent l'équilibre»

"Mais ce sont les contradictions qui nous permettent d'être au milieu. Les luttes créent l'équilibre", ajoute-t-il.

Dans “Voice of desert“, à nouveau joué lundi soir à Montpellier, les contraires sont régulièrement provoqués. Ainsi, la quiétude des corps de Saburo Teshigawara, Rihoko Sato et Kei Miata est dérangée par deux trublions, perruque noire sur la tête, déboulant sur le plateau en chutant sans cesse. Le contraste est criant.

Sa méthode, nourrie de ces antonymies, est bâtie sur le mouvement de la respiration, sur la relation avec le sol, enrichie du corps des autres danseurs et danseuses.

Pour ses créations, le chorégraphe nippon n'impose pas ses mouvements. "C'est au danseur lui-même de les découvrir, par le langage".

Mais il ne délivre pas de mots ni de consignes non plus. Saburo déclame des poèmes, des textes inspirants, que Rihoko Sato, sa partenaire de scène depuis plus de 25 ans, "écoute et ressen(t) de différentes façons. Certains textes reviennent beaucoup, c'est ce qui fait naître les mouvements dans mon corps", témoigne-t-elle.

Prolifique, Saburo Teshigawara crée une dizaine de pièces par an dans son théâtre au Japon. Mais, pour "Voice of desert", il a été largement inspiré par le lieu, la scène montpelliéraine de l'Agora, en extérieur, qui s'insère dans un ancien couvent en demi-lune avec, pour fond, une arche de pierres calcaires.

"Nous sommes habitués à des espaces clos et noirs qui nous plongent dans une imagination illimitée. A l'Agora, nous sommes sous les lumières du ciel, au milieu des pierres, soumis au vent", observe Saburo Teshigawara.

La scénographie est épurée. La lumière saupoudre les corps filiformes des danseurs, révélant doucement leurs ombres sur les vieilles pierres. Le souffle du vent revient, en toile de fond sonore, comme un refrain. Puis des mélodies de violons, de pianos, sont soudainement balayées par le fracas du tonnerre. Saburo Teshigawara fait briller les oppositions, en un clair-obscur.


Adidas présente ses excuses à Bella Hadid après les Jeux olympiques de 1972

Adidas présente ses excuses à Bella Hadid après les Jeux olympiques de 1972 (Fournie)
Adidas présente ses excuses à Bella Hadid après les Jeux olympiques de 1972 (Fournie)
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  • Brand a abandonné le top model de la campagne de chaussures au milieu de l’indignation des groupes de pression liés à Israël.
  • Le top model a longtemps été un ardent défenseur de la cause palestinienne et a critiqué la guerre d’Israël à Gaza.

LONDRES : Adidas a présenté ses excuses à la top-modèle Bella Hadid après l’avoir retirée d’une campagne publicitaire qui faisait référence aux Jeux olympiques de Munich en 1972, a rapporté mercredi le Sky News.

LONDRES : Adidas a présenté ses excuses à la top-modèle Bella Hadid après l’avoir retirée d’une campagne publicitaire qui faisait référence aux Jeux olympiques de Munich en 1972, a rapporté mercredi le Sky News.

Les groupes de pression liés à Israël ont accusé la campagne d’offenser en raison du contexte partiellement palestinien de Hadid.

Lors des jeux de 1972, 11 athlètes israéliens et un policier allemand ont été tués par le groupe Septembre noir.

Hadid envisage d’intenter une action en justice contre la décision d’Adidas de la retirer de la campagne, qui promeut le redémarrage d’une chaussure des Jeux olympiques de 1972.

La marque a déclaré sur Instagram : « Des liens continuent d’être faits avec la terrible tragédie qui s’est produite aux Jeux olympiques de Munich en raison de notre récente campagne SL72.

« Ces liens ne sont pas voulus, et nous nous excusons pour tout bouleversement ou détresse causé aux communautés du monde entier. Nous avons commis une erreur involontaire.

« Nous présentons également nos excuses à nos partenaires, Bella Hadid, ASAP Nast, Jules Kounde et d’autres, pour tout impact négatif sur eux et nous sommes en train de réviser la campagne. »

Un certain nombre de groupes de pression israéliens et juifs ont ciblé l’implication d’Hadid dans la campagne publicitaire.

Le top model a longtemps été un ardent défenseur de la cause palestinienne et a critiqué la guerre d’Israël à Gaza.

Le Comité juif américain a affirmé qu’Adidas utilisait « un modèle anti-Israël véhément » pour une campagne qui « est soit une omission massive, soit intentionnellement incendiaire ».

Le PDG du mouvement de lutte contre l’antisémitisme a déclaré : « Il est tout simplement dégoûtant qu’elle lance une chaussure commémorant les Jeux olympiques alors que tant de sang juif a été versé. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L’exposition « Hope in an Age of Dystopia » représente comment « le monde semble s’effondrer »

Wafa Roz, directrice de la Dalloul Art Foundation, a déclaré à Arab News que l’émission avait capturé comment « le monde semble s’effondrer » (fournie)
Wafa Roz, directrice de la Dalloul Art Foundation, a déclaré à Arab News que l’émission avait capturé comment « le monde semble s’effondrer » (fournie)
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  • Avec des œuvres d’artistes comme Hady Sy et Selim Mawad du Liban, et le Palestinien Amer Shomali, l’événement se déroule à Beyrouth jusqu’au 15 août
  • Roz a ajouté que les œuvres artistiques ont partagé un aperçu de la façon dont les structures du pouvoir mondial affectaient les réalités quotidiennes des gens et façonnait leurs besoins, leurs désirs et leurs sentiments.

DUBAÏ : La dernière exposition de la Fondation Dalloul, intitulée « Hope in an Age of Dystopia », présente 66 œuvres de créateurs du monde arabe et d’ailleurs.

Avec des œuvres d’artistes comme Hady Sy et Selim Mawad du Liban, et le Palestinien Amer Shomali, l’événement se déroule à Beyrouth jusqu’au 15 août. Il met également en valeur le travail deLa créatrice canadienne Johanne Allard.

La directrice de la Dalloul Art Foundation, Wafa Roz, a déclaré à Arab News que l’émission avait capturé comment « le monde semble s’effondrer ».

Elle a dit : «Les dernières années ont été particulièrement difficiles. Cependant, malgré tout cela, il reste un sentiment d’espoir déconcertant — que même avec tous ces événements terribles et les différences de pouvoir qui semblent inévitables, nous sommes capables de résister et de trouver différentes façons d’aller de l’avant. »

Roz a ajouté que les œuvres artistiques ont partagé un aperçu de la façon dont les structures du pouvoir mondial affectaient les réalités quotidiennes des gens et façonnait leurs besoins, leurs désirs et leurs sentiments.

« Les questions sociales présentées dans l’exposition sont à la fois globales et locales ... Chaque œuvre représente une partie du récit en cours des systèmes de contrôle globaux », a-t-elle déclaré.

Le travail d’Allard de la série « A Feast In The Ruins » s’inscrit parfaitement dans le thème.

Wafa Roz, directrice de la Dalloul Art Foundation, a déclaré à Arab News que l’émission avait capturé comment « le monde semble s’effondrer » (fournie)
Wafa Roz, directrice de la Dalloul Art Foundation, a déclaré à Arab News que l’émission avait capturé comment « le monde semble s’effondrer » (fournie)

« Chaque pièce de cette série utilise des broderies sur des sculptures métalliques de papillons de nuit pour symboliser la destruction et l’érosion des tissus culturels et sociétaux causés par la guerre et l’impérialisme au Levant et dans la région MENA régions,» explique l’artiste.

Allard a déclaré que son travail servait à la fois de mémoire du passé et de critique des problèmes systémiques en cours, tout en incluant également des éléments d’espoir et de résilience.

« En fin de compte, l’espoir à l’ère de la dystopie consiste à reconnaître les défis de notre époque sans céder au désespoir. Elle nous inspire à affronter des vérités difficiles, à repenser les possibilités et à contribuer activement au changement, là où l’espoir prévaut sur les incertitudes », a-t-elle ajouté.

Roz a également parlé de la façon dont les tendances dans le monde de l’art ont constamment évolué.

« Nous voyons de plus en plus d’œuvres conceptuelles qui s’éloignent des représentations directes, probablement parce qu’elles reflètent la complexité des thèmes et des concepts que les artistes explorent », a-t-elle déclaré.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 


La culture des chameaux prend vie à Jeddah

Le ministère de la Culture donne vie à l’Année du Chameau à Djedda, en 2024, avec un pavillon dédié. (SPA)
Le ministère de la Culture donne vie à l’Année du Chameau à Djedda, en 2024, avec un pavillon dédié. (SPA)
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  • Le pavillon spécial met en lumière l’importance économique et culturelle des chameaux dans la société saoudienne.
  • Des murales lumineuses et des écrans tactiles interactifs invitent les visiteurs à plonger dans l’histoire.

DJEDDAH : Le ministère de la Culture fait vivre l’année du chameau à Djeddah, en 2024, avec un pavillon dédié qui offre aux visiteurs une expérience immersive de ces animaux emblématiques.

Des sculptures grandeur nature de chameaux aux expositions interactives, le pavillon de la promenade urbaine, l’une des zones saisonnières de Jeddah, met en valeur l’importance durable du chameau dans la société, l’Agence de presse saoudienne a rapporté.

Grâce à des murales lumineuses et à des écrans tactiles interactifs, les visiteurs sont invités à plonger dans l’histoire et à comprendre pourquoi 2024 a été désignée « L’année du chameau ».

Ces écrans offrent des informations sur les objectifs qui sous-tendent l’hommage aux chameaux et sont fournis en arabe et en anglais pour permettre à un public mondial d’y accéder.

Le pavillon présente des inscriptions historiques dédiées à l’animal, et le vaste vocabulaire lié aux chameaux en langue arabe, a déclaré la SPA.

L’un des points forts du pavillon est l’audio de sons de chameaux, chacun avec son propre nom. Ces animaux ont une signification particulière dans la vie quotidienne de ceux qui ont longtemps chéri la compagnie de ces animaux remarquables.

Les expositions mettent en valeur l’importance économique des chameaux, leur rôle dans la sécurité alimentaire et les capacités uniques qui ont cimenté leur place dans la culture saoudienne.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com