Google et KAUST s'unissent pour faire progresser la recherche sur l'IA en Arabie saoudite

Cinq subventions d'amorçage ont récemment été accordées par Google à des membres du corps enseignant de la KAUST pour soutenir la recherche en IA en Arabie saoudite. (Fournie)
Cinq subventions d'amorçage ont récemment été accordées par Google à des membres du corps enseignant de la KAUST pour soutenir la recherche en IA en Arabie saoudite. (Fournie)
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Publié le Dimanche 07 juillet 2024

Google et KAUST s'unissent pour faire progresser la recherche sur l'IA en Arabie saoudite

  • Les subventions financeront des projets de recherche axés sur l'apprentissage automatique multilingue et multimodal, en particulier l'utilisation de modèles génératifs et de grands modèles de langage.

JEDDAH : Google a récemment accordé cinq subventions de démarrage à des membres du corps enseignant de l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah afin de soutenir la recherche en intelligence artificielle en Arabie saoudite.

Ces subventions, d'un montant total de 100 000 dollars, financeront des projets de recherche axés sur l'apprentissage automatique multilingue et multimodal, notamment à l'aide de modèles génératifs et de grands modèles de langage (LLM).

Les chercheurs de la division des sciences et de l'ingénierie informatiques, électriques et mathématiques (CEMSE) de la KAUST exploreront des sujets tels que la santé, la compréhension des langues interculturelles, le développement durable, la protection de la vie privée et l'éducation. Ces subventions s'inscrivent dans le cadre des efforts plus larges déployés par Google pour soutenir la recherche et le développement en matière d'IA dans le monde entier.

Sarah Al Husseini, responsable des politiques publiques de Google en Arabie saoudite, a souligné l'engagement de l'entreprise à donner aux chercheurs et aux institutions locales les moyens de développer des solutions qui profiteront aux utilisateurs, aux entreprises et aux gouvernements dans un monde dominé par l'IA.

Elle a déclaré : "Google s'engage à donner aux chercheurs et aux institutions locales les moyens d'introduire des solutions pertinentes pour les utilisateurs, les entreprises et les gouvernements dans un monde où l'IA occupe une place prépondérante. En investissant dans des recherches pionnières avec KAUST, nous espérons continuer à encourager les percées multilingues et multimodales en matière d'apprentissage automatique qui profiteront à la région et au-delà."

Gianluca Setti, doyen de la division CEMSE de la KAUST, s'est félicité de cette collaboration.

"Il est formidable de voir Google reconnaître le calibre des talents de la faculté CEMSE de KAUST", a-t-il déclaré. "Ces subventions permettront à notre faculté de renforcer les efforts en matière d'apprentissage automatique multilingue et multimodal, ainsi que le développement de LLM dans des domaines ayant un énorme potentiel d'impact sociétal."

Parmi les bénéficiaires de subventions figurent Bernard Ghanem, professeur agrégé d'ingénierie électrique et informatique et d'informatique, qui travaillera sur la redéfinition des configurations et des évaluations traditionnelles d'apprentissage continu ; Tareq Al-Naffouri, professeur d'ingénierie électrique et informatique, qui développera une infrastructure de réseau d'accès radio ouvert flexible et efficace ; et Mohamed Elhoseiny, professeur adjoint d'informatique, dans le cadre d'une étude intitulée "Aucune culture laissée de côté : Assistive Multilingual Vision LLMs for Cultural and Cross-Cultural Vision-Language Understanding".

Les autres membres de la faculté qui ont reçu une bourse sont Di Wang, professeur adjoint d'informatique, et Xin Gao, professeur d'informatique. Google associera également chaque lauréat à un chercheur de Google qui pourra lui servir de parrain.

Ces subventions coïncident avec l'annonce par la KAUST de la création d'un nouveau centre d'excellence en IA générative, présidé par M. Ghanem. Le centre vise à accélérer et à établir l'excellence dans la recherche et le développement de l'IA générative dans le Royaume.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.