Un diplomate omanais choisi pour diriger la mission de l'ONU en Irak

Le nouveau chef de la MANUI Mohammed Al-Hassan (à gauche) serrant la main du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le 15 juillet 2024. (UNAMI)
Le nouveau chef de la MANUI Mohammed Al-Hassan (à gauche) serrant la main du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le 15 juillet 2024. (UNAMI)
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Publié le Mardi 16 juillet 2024

Un diplomate omanais choisi pour diriger la mission de l'ONU en Irak

  • Mohammed Al-Hassan succède à Jeanine Hennis-Plasschaert, qui est devenue coordinatrice spéciale pour le Liban en mai.
  • Il est le représentant permanent d’Oman auprès de l’ONU depuis 2019, avant d’occuper divers postes au ministère des Affaires étrangères à Mascate

NEW YORK : Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a nommé lundi le diplomate omanais Mohammed Al-Hassan comme nouveau représentant spécial pour l’Irak et chef de la mission de l’ONU là-bas.

Al-Hassan succède à Jeanine Hennis-Plasschaert, ancienne ministre néerlandaise de la Défense, qui a été nommée coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban en mai.

« M. Al-Hassan apporte à son poste une vaste expérience diplomatique, avec une carrière de plus de 30 ans dans la diplomatie préventive, la consolidation de la paix et le développement », a déclaré un porte-parole de l’ONU.

La Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Irak a été créée à la suite de l’invasion du pays par les États-Unis en 2003. Il a reçu un mandat solide pour aider à développer les institutions irakiennes, soutenir le dialogue politique et les élections, et promouvoir les droits de l’homme.

Le Conseil de sécurité a voté en mai de cette année pour mettre fin à la mission d’ici 2025. La décision a été bien accueillie par le gouvernement irakien, qui avait demandé qu’on y mette fin au motif qu’elle n’était plus nécessaire parce que la nation avait fait des progrès importants vers la stabilisation.

Al-Hassan est le représentant permanent du sultanat d’Oman auprès de l’ONU depuis 2019. Auparavant, il a occupé divers postes au ministère des Affaires étrangères à Mascate, notamment sous-secrétaire par intérim aux Affaires diplomatiques (2016), chef de cabinet (2015) et chef du Département du ministre (2012).

Il a également été ambassadeur du pays auprès de la Fédération de Russie et ambassadeur non résident au Bélarus, en Ukraine, en Arménie et en Moldavie, et représentant permanent adjoint d’Oman auprès de l’ONU à Genève.

Al-Hassan est titulaire d’une licence en sciences politiques de l’Université de Washington à Seattle, d’une maîtrise en relations internationales de l’Université St. John’s à New York et d’un doctorat en économie de l’Université d’État de Moscou, Statistiques et informatique. Il parle arabe, anglais, norvégien et russe.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.