Une attaque de drone à Tel-Aviv revendiquée par les Houthis du Yémen, frappes à Gaza

Les Houthis, qui contrôlent une partie du Yémen, ont annoncé avoir utilisé "un nouveau drone appelé 'Jaffa', capable de contourner les systèmes d'interception de l'ennemi et indétectable par les radars". (AFP).
Les Houthis, qui contrôlent une partie du Yémen, ont annoncé avoir utilisé "un nouveau drone appelé 'Jaffa', capable de contourner les systèmes d'interception de l'ennemi et indétectable par les radars". (AFP).
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Publié le Samedi 20 juillet 2024

Une attaque de drone à Tel-Aviv revendiquée par les Houthis du Yémen, frappes à Gaza

  • Le drone a été détecté par l'armée mais "une erreur humaine" a fait que les "systèmes d'interception et de défense n'ont pas été activés", a déclaré un responsable militaire israélien
  • L'attaque a probablement été menée "depuis le Yémen" avec un drone "de fabrication iranienne", a estimé le porte-parole de l'armée, le contre-amiral Daniel Hagari

TEL-AVIV: Une attaque de drone revendiquée par les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, a fait un mort vendredi à Tel-Aviv, déjouant le système de défense israélien en pleine guerre dans la bande de Gaza, toujours sous le feu des bombardements.

Après des mois d'attaques contre des navires au large du Yémen, en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, les Houthis, alliés du mouvement islamiste palestinien Hamas, ont menacé de faire de Tel-Aviv une "cible principale" de futures attaques qui atteindront "en profondeur" le territoire israélien.

L'armée israélienne a affirmé qu'un "très grand drone", capable de "parcourir de très grandes distances", avait été utilisé dans cette attaque survenue à 03H12 (00H12 GMT), qui a également fait des blessés.

Le drone a été détecté par l'armée mais "une erreur humaine" a fait que les "systèmes d'interception et de défense n'ont pas été activés", a déclaré un responsable militaire israélien.

L'attaque a probablement été menée "depuis le Yémen" avec un drone "de fabrication iranienne", a estimé le porte-parole de l'armée, le contre-amiral Daniel Hagari.

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a promis sur X de faire "payer de façon décisive et par surprise quiconque essaye de faire du mal à Israël".

Les Houthis, qui contrôlent une partie du Yémen, ont annoncé avoir utilisé "un nouveau drone appelé 'Jaffa', capable de contourner les systèmes d'interception de l'ennemi et indétectable par les radars".

Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, a prévenu que désormais, Tel-Aviv était "une zone non sûre".

Les Houthis avaient dit dans le passé avoir mené plusieurs attaques visant la ville israélienne d'Eilat, sur la mer Rouge, mais la frappe de vendredi est leur attaque la plus lointaine à ce jour.

Projectiles tirés depuis le Liban

L'attaque a touché un immeuble proche d'une annexe de l'ambassade des Etats-Unis et soufflé des vitres. Un quinquagénaire touché par des éclats a été retrouvé mort dans son appartement.

"J'ai été réveillé parce que les vibrations ressemblaient à celles d'un Boeing 747", a raconté à l'AFP Kenanth Davis, un Israélien qui se trouvait dans un hôtel en face du bâtiment frappé. "Tout a explosé dans la chambre".

L'attaque a été condamnée par l'Union européenne ainsi que par l'ONU, le secrétaire général Antonio Guterres s'étant dit inquiet du "risque d'une nouvelle escalade dans la région".

Au Yémen, les Houthis sont engagés dans une longue guerre civile qui a provoqué l'une des plus graves crises humanitaires au monde. Ils se sont emparés en 2014 de la capitale, Sanaa, entraînant l'intervention l'année suivante d'une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite en soutien au gouvernement reconnu par la communauté internationale.

La guerre à Gaza a exacerbé les tensions régionales, notamment à la frontière israélo-libanaise où le Hezbollah, mouvement islamiste libanais allié au Hamas, échange régulièrement des tirs avec Israël.

Vendredi, l'armée israélienne a déclaré qu'environ "65 projectiles" ont "traversé le territoire israélien depuis le Liban", ne faisant toutefois aucun blessé.

Frappes dans le nord et le centre 

La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent menée par le Hamas dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 42 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, Israël a promis de détruire le Hamas, qu'il considère comme une organisation terroriste, et lancé une offensive sur la bande de Gaza qui a fait jusqu'à présent 38.848 morts, en majorité des civils, d'après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Alors que les négociations en vue d'un cessez-le-feu piétinent depuis plusieurs mois, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a estimé vendredi que celles-ci s'approchaient de la "ligne d'arrivée", tout en disant qu'il restait "des questions à régler".

Pendant ce temps sur le terrain, des témoins ont signalé vendredi des affrontements entre combattants palestiniens et soldats israéliens.

Des explosions et des tirs d'artillerie ont été entendus dans le sud-ouest de la ville de Gaza (nord) et neuf personnes ont été tuées dans deux frappes israéliennes sur le camp de réfugiés de Nousseirat (centre), selon la Défense civile et l'hôpital al-Awda.

L'armée israélienne a déclaré avoir tué à Gaza-ville Adel Hamdiya, un officier du renseignement militaire du Hamas qui, selon elle, avait contribué à préparer l'attaque du 7 octobre.

La guerre a entraîné le déplacement de la quasi-totalité de ses 2,4 millions d'habitants et plongé le territoire assiégé dans un désastre humanitaire.

Dans un contexte de pression internationale croissante sur Israël en raison du coût humain de la guerre, la plus haute juridiction de l'ONU, la Cour internationale de justice, a estimé vendredi que son occupation des Territoires palestiniens depuis 1967 était "illégale" et qu'elle devait cesser "le plus rapidement possible".

Une décision "saluée" par le Hamas a été qualifiée d'"historique" par la présidence de l'Autorité palestinienne. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé, lui, une "décision mensongère".


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com