La poursuite israélienne incessante des commandants du Hamas à Gaza: à quel prix?

Des enfants réagissent après un bombardement israélien en prenant refuge à l’école de Jaouni, gérée par l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), à Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 6 juillet 2024, dans le contexte du conflit en cours dans le territoire palestinien entre Israël et Hamas (AFP)
Des enfants réagissent après un bombardement israélien en prenant refuge à l’école de Jaouni, gérée par l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), à Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 6 juillet 2024, dans le contexte du conflit en cours dans le territoire palestinien entre Israël et Hamas (AFP)
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Publié le Mercredi 24 juillet 2024

La poursuite israélienne incessante des commandants du Hamas à Gaza: à quel prix?

  • Des centaines de palestiniens sont morts dans des attaques qui, selon les forces israéliennes, visaient les combattants du Hamas ou visaient à libérer des otages
  • Le total des civils morts dans le bombardement récent d’Israël d’Al-Mawasi et Khan Younis a suscité une condamnation internationale

LONDRES : L’armée israélienne a tué des douzaines de civils palestiniens et blessé des centaines d’autres, dont des enfants, dans sa poursuite incessante des commandants du Hamas à Gaza, bien qu’elle ait marqué un grand nombre de ses zones d’opération comme “zones de sécurité”.

Les responsables palestiniens de la santé ont déclaré lundi que 16 civils ont été tués dans l’est de Khan Younis, sous les bombardements israéliens, même après qu’Israël ait donné de nouveaux ordres d’évacuation de certains quarties, dans le but de maintenir la population civile à l’écart des zones de combat.

Ce dernier carnage est venu suite à la frappe aérienne israélienne le 13 juillet sur le camp d’Al-Mawasi, une autre zone de sécurité désignée dans le sud de Gaza. Cette frappe a tué au moins 90 palestiniens et en a blessé 300 autres, selon le ministère de la Santé de Gaza.

Israël a déclaré que la cible de cette frappe était Mohammed Deif, chef de la branche militaire du Hamas, les brigades Al-Qassam, ainsi que Rafa Salama, commandant de la Brigade Khan Younis du groupe, qu’Israël considère être l’un des grands cerveaux des attentats du 7 octobre 2023, attaque menée par le Hamas.

En niant les informations faisant état de sa mort, un responsable de Hamas a déclaré à l’AFP suite à la frappe, que Deif “supervisait bien et directement” les opérations, mais n’a cependant pas fourni de preuve pour soutenir cette information.

Entre-temps, Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne, a déclaré “qu’il y a de plus en plus de signes qui indiquent notre réussite à éliminer Mohammed Deif”.


Des femmes réagissent après les bombardements israéliens alors qu'elles se réfugient à l'école de Jaouni. (AFP)

L’attaque meurtrière d’Al-Mawasi n’est pas le premier incident depuis le début du conflit le 7 octobre au cours duquel l’armée israélienne a été accusée de ne pas tenir compte de la sécurité des civils et de violer le droit international humanitaire en poursuivant les commandants du Hamas.

Selon le Bureau des droits de l'homme des Nations unies, au moins 38900 Palestiniens, dont plus de 13000 enfants, ont été tués dans les combats qui se sont déroulés depuis l'attaque du 7 octobre menée par le Hamas. La proportion des morts qui étaient des combattants est controversée.

La campagne de bombardements de l'armée israélienne, dont les responsables israéliens affirment qu'elle vise le Hamas et non des cibles civiles, a également détruit des infrastructures médicales, sanitaires et éducatives dans toute l'enclave palestinienne.

Le mois dernier, lors d'une opération de sauvetage de quatre otages, l'armée israélienne a tué et blessé des centaines de palestiniens dans le camp de réfugiés de Nuseirat, densément peuplé et situé au centre de la bande de Gaza.

L'armée israélienne a déclaré qu'il y avait eu “moins de 100” victimes palestiniennes, mais n'a pas précisé combien d'entre elles étaient des “terroristes”.

Mais près d'un quart des 142 personnes tuées lors de l'opération étaient des femmes et des enfants, selon l'hôpital Al-Awda de Nuseirat à l'émission “Gaza Today” de la BBC arabe, ajoutant que 250 autres personnes avaient été blessées.
 

Des enfants passent devant une salle de classe détruite dans la bande de Gaza. (AFP)

Se déclarant “profondément choqué” par l'impact sur les civils à Nuseirat, le porte-parole de l'ONU Jeremy Laurence a déclaré que les actions des forces israéliennes “remettent sérieusement en question le respect des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution...”.

En mars, l'armée israélienne a lancé un raid sur le plus grand centre médical de Gaza, l'hôpital Al-Shifa, où se cachaient, selon elle, des combattants du Hamas et d'autres militants palestiniens.

Le ministère de la santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré que quelque 3000 personnes étaient réfugiées à Al-Shifa au moment du raid israélien. Au moins 1500 palestiniens, dont 13 enfants et 21 patients, ont été tués au cours de ce raid de deux semaines, selon l'Euro-Med Monitor, une organisation non gouvernementale dont le siège se trouve à Genève.

Les autorités israéliennes ont déclaré que “plus de 200 terroristes” avaient été tués à l'intérieur et aux alentours d'Al-Shifa, et que des centaines de personnes avaient été arrêtées, dont plusieurs membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien.
Il a été impossible de vérifier de manière indépendante les chiffres annoncés en raison de l'absence d'accès à Gaza.

Entre le 8 et le 12 juillet, Israël a attaqué six écoles gérées par l'Office de secours et de travaux des Nations unies, tuant des dizaines de civils qui s'y réfugiaient, avant de raser le siège de l'agence des Nations unies dans la ville de Gaza le 15 juillet.

Israël a accusé le personnel local de l'UNRWA d'avoir participé à l'attaque du 7 octobre dans le sud d'Israël, ce qui a incité l'agence des Nations unies à lancer une enquête interne et plusieurs donateurs importants, dont les États-Unis, à suspendre le financement de ses opérations à Gaza et dans l'ensemble de la région.

Le commissaire général de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, a qualifié l'attaque israélienne contre le siège de son agence à Gaza de “nouvel épisode du mépris flagrant du droit humanitaire international”.

Dans un message posté sur X, il a déclaré : “Les installations de l'ONU doivent être protégées en permanence. Elles ne doivent jamais être utilisées à des fins militaires ou de combat. Chaque guerre a ses règles. Gaza ne fait pas exception”.

Dans un autre billet, Lazzarini a souligné que “les écoles ne doivent jamais être utilisées à des fins militaires ou de combat par l'une ou l'autre des parties au conflit”.

Quelques chiffres LES VICTIMES CIVILES


- 7 octobre 2023 : 1200 Israéliens et autres ressortissants sont tués dans le sud d'Israël, des centaines sont pris en otage lors d'une attaque menée par le Hamas.
- 31 octobre 2023 : plus de 110 palestiniens sont tués lors d'une frappe israélienne visant un “haut commandant du Hamas” dans le camp de réfugiés de Jabalya, dans le nord de la bande de Gaza.
- 29 février 2024 : 112 palestiniens attendant de l'aide sont tués, 760 autres sont blessés à l'extérieur de la ville de Gaza au milieu des tirs israéliens et de la panique.
- 1er avril : 7 travailleurs de la World Central Kitchen sont tués par des frappes israéliennes en violation des procédures militaires sur un convoi acheminant de l'aide à Gaza.
- 27 mai : plus de 45 palestiniens sont tués lors d'une frappe israélienne visant “deux hauts commandants du Hamas” à Rafah.
- 9 juin : 274 palestiniens sont tués lors d'un raid militaire israélien qui a permis de libérer 4 otages détenus dans le camp de réfugiés de Nuseirat.
- 13 juillet : plus de 90 palestiniens tués et 300 blessés dans une frappe aérienne israélienne visant le chef militaire du Hamas, Mohammed Deif, à Al-Mawasi.
Source : Ministère de la santé de Gaza, gouvernement israélien 

Avertissant que “toutes les règles de la guerre ont été violées à Gaza”, il a déclaré : “Le mépris flagrant et constant du droit humanitaire international se poursuit sans relâche”.

Israël a toujours nié les accusations selon lesquelles il prendrait pour cible les infrastructures civiles, accusant le Hamas et d'autres groupes militants palestiniens d'utiliser des tunnels sous les hôpitaux de Gaza pour organiser des attaques et dissimuler des armes, utilisant ainsi la population comme bouclier humain.

Commentant la conduite d'Israël, un avocat international basé à New York, qui a demandé à rester anonyme, a déclaré à Arab News que dans la guerre de Gaza, “le droit international reste pertinent en tant que cadre de responsabilisation et de justice en fournissant des mécanismes permettant de tenir les auteurs responsables de crimes de guerre, de génocides et d'autres atrocités”.

Des palestiniens marchent dans une rue inondée par les eaux usées à Deir El-Balah. (AFP)

La Cour pénale internationale, qui poursuit les personnes accusées de crimes de guerre, a tenté de tenir “les deux parties au conflit” responsables des crimes de guerre présumés.

Des responsables israéliens estiment que la CPI va probablement délivrer des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du ministre de la Défense Yoav Gallant dans les deux prochaines semaines, ont rapporté les médias israéliens le 17 juillet.

Karim Khan, procureur général de la CPI, a déposé en mai une demande de mandats d'arrêt à l'encontre de deux Israéliens et de trois palestiniens soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Deif, commandant du Hamas, figure parmi les palestiniens visés par le mandat d'arrêt de la CPI, aux côtés d'Ismail Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas, et de Yahya Sinwar, chef du mouvement islamiste à Gaza.

Les mandats d'arrêt contre Netanyahu et Gallant les accusent d'avoir utilisé la famine comme arme de guerre, d'extermination et d'attaque délibérée contre des populations civiles, ainsi que d'autres crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Khan a déclaré qu'il avait des “motifs raisonnables” de croire que les cinq hommes portaient une “responsabilité pénale” pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité qui auraient été commis pendant la guerre à Gaza.

Cette décision a suscité la colère des dirigeants du Hamas, d'Israël et même des États-Unis. Le président américain Joe Biden a qualifié cette décision de “scandaleuse”, affirmant qu'il n'y avait “aucune équivalence - aucune - entre Israël et le Hamas”.

Le Hamas a déclaré que le procureur de la CPI “mettait sur un pied d'égalité la victime et le bourreau” et a exigé le retrait des accusations portées contre ses dirigeants.

Israël a toujours nié les accusations selon lesquelles il prendrait pour cible des infrastructures civiles. (AFP)

L'avocat international basé à New York a déclaré que bien que le droit international et les développements en cours “créent une base pour traiter les atrocités et favoriser un monde plus juste et plus pacifique”, son application “peut être incohérente et sujette à l'influence politique”.

Le 19 juillet, la Cour internationale de justice des Nations unies à La Haye a déclaré que l'occupation et l'annexion par Israël des territoires palestiniens, y compris la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, étaient “illégales” dans un arrêt historique.

Affirmant que les lois et politiques discriminatoires d'Israël à l'égard des palestiniens violent l'interdiction de la ségrégation raciale et de l'apartheid, la CIJ a également ordonné à Israël de mettre fin à son occupation des territoires palestiniens “le plus rapidement possible”.

Depuis le 7 octobre, Israël a également organisé des dizaines de raids en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, tuant au moins 500 palestiniens, dont 143 enfants, selon les chiffres de l'ONU.

La récente décision de la CIJ est toutefois un avis consultatif non contraignant demandé par l'Assemblée générale des Nations unies en 2022, avant l'assaut israélien sur Gaza et sans lien direct avec celui-ci.

En réponse à cette décision, le bureau de Netanyahu a publié un communiqué dans lequel il déclare : “Le peuple juif n'est pas un occupant sur sa propre terre - ni dans notre capitale éternelle, Jérusalem, ni dans notre héritage ancestral de Judée et de Samarie” (la Cisjordanie occupée).

“Aucune décision mensongère de La Haye ne pourra déformer cette vérité historique et, de la même manière, la légalité des colonies israéliennes dans toutes les parties de notre patrie ne peut être contestée”.

En décembre dernier, l'Afrique du Sud a porté plainte contre Israël devant la CIJ, alléguant qu'il avait commis un génocide à l'encontre des palestiniens de la bande de Gaza.


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.