Fouad Chokr, un responsable de l'ombre du Hezbollah

Fouad Chokr, le chef militaire du Hezbollah qu'Israël affirme avoir tué dans une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth mardi soir, est un homme de l'ombre qui joue "un rôle de premier plan" dans les attaques de la puissante formation contre Israël. (AFP)
Fouad Chokr, le chef militaire du Hezbollah qu'Israël affirme avoir tué dans une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth mardi soir, est un homme de l'ombre qui joue "un rôle de premier plan" dans les attaques de la puissante formation contre Israël. (AFP)
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Publié le Mercredi 31 juillet 2024

Fouad Chokr, un responsable de l'ombre du Hezbollah

  • Né en 1961 ou en 1962, il est originaire de la plaine de la Békaa dans l'est du Liban selon Washington
  • En 2017, le Trésor américain avait offert cinq millions de dollars pour toute information à son sujet

BEYROUTH: Fouad Chokr, le chef militaire du Hezbollah qu'Israël affirme avoir tué dans une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth mardi soir, est un homme de l'ombre qui joue "un rôle de premier plan" dans les attaques de la puissante formation contre Israël.

Cet homme recherché par les Etats-Unis, dont le Trésor a promis une récompense pour toute information à son sujet, est le "bras droit" du chef du Hezbollah selon l'armée israélienne.

Chokr "joue un rôle de premier plan dans les opérations du Hezbollah contre Israël depuis le sud du Liban", d'où la formation pro-iranienne lance quasi quotidiennement des attaques depuis près de dix mois, selon une source proche du Hezbollah qui n'a pas confirmé sa mort.

Le responsable, de son nom de guerre Mohsen Chokr, est "le successeur" de Imad Moughniyé, le chef militaire du Hezbollah tué en 2008 dans un attentat à la bombe à Damas imputé par le Hezbollah à Israël, d'après la même source.

Selon le département d'Etat américain, Fouad Chokr est "un haut commandant militaire des forces du groupe au Sud-Liban" qui a joué "un rôle-clé dans les opérations militaires du Hezbollah en Syrie" où la formation pro-iranienne soutient le régime de Bachar al-Assad.

L'armée israélienne affirme qu'il est "le plus haut commandant militaire" du Hezbollah et "le bras droit" de son chef Hassan Nasrallah.

"En tant que chef de l'unité stratégique du Hezbollah, il était responsable de la majorité des armes les plus avancées du Hezbollah", selon l'armée israélienne.

Né en 1961 ou en 1962, il est originaire de la plaine de la Békaa dans l'est du Liban selon Washington.

En 2017, le Trésor américain avait offert cinq millions de dollars pour toute information à son sujet.

Il le décrivait comme un "important conseiller pour les affaires militaires" du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah et indiquait qu'il était "un proche" de Moughniyé.

En 2017, le vice-président américain de l'époque, Mike Pence, l'avait décrit comme "l'un des cerveaux" de l'attentat qui a fait plus de 200 morts en 1983 parmi les Marines américains à Beyrouth.

En 2019, Israël l'avait accusé d'être un des quatre cerveaux derrière la fabrication par l'Iran de missiles de précision qui pourraient causer "d'énormes pertes humaines" sur son territoire.

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.