IA: En Arabie saoudite, Oracle lance la deuxième région de cloud public

La région cloud de Riyadh permettra aux organisations du secteur public et privé en Arabie saoudite d'accéder à l'infrastructure cloud d'Oracle. Shutterstock
La région cloud de Riyadh permettra aux organisations du secteur public et privé en Arabie saoudite d'accéder à l'infrastructure cloud d'Oracle. Shutterstock
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Publié le Mardi 06 août 2024

IA: En Arabie saoudite, Oracle lance la deuxième région de cloud public

  • Cette initiative devrait contribuer de manière significative à l'économie de l'IA du Royaume, qui devrait atteindre 135,2 milliards de dollars d'ici 2030. 
  • Le PDG de Center3, Fahad AlHajjeri, a déclaré que cette initiative répondait à "notre vision commune de favoriser l'innovation technologique et de faire progresser l'économie numérique" du Royaume. 

RIYADH : La société technologique Oracle Corp. a lancé sa deuxième région de cloud public à Riyad dans le cadre d'un investissement de 1,5 milliard de dollars visant à améliorer l'infrastructure numérique de l'Arabie saoudite.  

La région cloud de Riyadh fournira aux organisations des secteurs public et privé en Arabie saoudite un accès à l'infrastructure cloud d'Oracle, leur permettant de moderniser les applications et d'innover en utilisant les données, l'analyse et l'intelligence artificielle, selon un communiqué de presse. 

Cette initiative devrait contribuer de manière significative à l'économie de l'IA du Royaume, qui devrait atteindre 135,2 milliards de dollars d'ici 2030. 

Cette expansion fait partie de la stratégie de cloud distribué d'Oracle et fait suite à l'établissement antérieur d'une région à Jeddah, ainsi qu'aux plans précédemment annoncés pour une autre à NEOM. 

Le vice-ministre saoudien des communications et des technologies de l'information, Haytham Al-Ohali, a déclaré : "L'ouverture de la nouvelle région cloud d'Oracle à Riyad reflète les efforts continus du Royaume pour stimuler l'économie numérique basée sur les technologies modernes et l'innovation." 

Il a ajouté : "Cette étape permettra de manière significative aux entreprises internationales et locales de réaliser des innovations et de promouvoir l'adoption de l'IA et des technologies de cloud computing dans divers secteurs, ce qui renforce la compétitivité de l'Arabie saoudite au niveau régional et international." 

La région cloud de Riyad, hébergée par Center3, rejoint les huit régions cloud d'Oracle au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. 

Richard Smith, vice-président exécutif et directeur général de EMEA Cloud Infrastructure chez Oracle, a déclaré : "Avec l'expansion rapide de notre empreinte cloud en Arabie saoudite, Oracle s'engage à aider le pays à atteindre son objectif de développer l'une des économies numériques les plus fortes au monde." 

Smith a ajouté : "Dans le cadre de notre investissement plus large dans les capacités cloud en Arabie saoudite, la région Oracle Cloud Riyadh contribuera à accélérer l'adoption des technologies cloud et IA pour stimuler l'innovation dans tous les secteurs de l'économie saoudienne, tout en aidant les organisations à répondre aux exigences locales en matière d'hébergement de données." 

La nouvelle région cloud offrira un accès à faible latence aux services cloud, une haute disponibilité, des capacités de sauvegarde et de reprise après sinistre, ainsi que les fonctionnalités d'IA souveraine d'OCI, selon le communiqué de presse.  

En conséquence, les clients peuvent utiliser des capacités d'IA conçues en tenant compte des exigences des cadres de souveraineté numérique, ajoute le communiqué. 

Ces capacités aideront les organisations à se conformer aux réglementations locales en matière de données et à garantir la souveraineté de l'IA en s'alignant sur les cadres de souveraineté numérique. 

Le PDG de Center3, Fahad AlHajjeri, a déclaré que cette initiative répondait à "notre vision commune de favoriser l'innovation technologique et de faire progresser l'économie numérique" du Royaume. 

"Les régions cloud d'Oracle en Arabie saoudite joueront un rôle important dans le renforcement de la souveraineté des données, la conduite de la transformation numérique et l'autonomisation des entreprises à travers le pays pour atteindre une plus grande agilité et une plus grande croissance", a ajouté le PDG. 

Jyoti Lalchandani, directeur général régional d'IDC, a ajouté : "L'expansion continue de l'empreinte cloud d'Oracle en Arabie saoudite est vitale, car les entreprises exploitent de plus en plus les capacités de l'IA et de la GenAI. L'infrastructure cloud locale aide les organisations à assurer un traitement plus rapide des données, une sécurité renforcée et la conformité aux réglementations nationales, ce qui les aide à innover de manière plus efficace et efficiente."

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.