Liban: trois morts dont deux membres du Hezbollah dans des frappes israéliennes

Photo prise d'une position dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban, montrant un chasseur de l'armée de l'air israélienne survolant la zone frontalière le 11 août 2024 (Photo AFP)
Photo prise d'une position dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban, montrant un chasseur de l'armée de l'air israélienne survolant la zone frontalière le 11 août 2024 (Photo AFP)
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Publié le Dimanche 11 août 2024

Liban: trois morts dont deux membres du Hezbollah dans des frappes israéliennes

  • "La frappe israélienne ennemie qui a ciblé la localité de Taybeh aujourd'hui a fait deux morts", a indiqué le ministère dans un communiqué.
  • Samedi, le puissant mouvement chiite avait annoncé avoir lancé des drones chargés d'explosifs sur une base militaire du nord d'Israël.

BEYROUTH : Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de trois personnes dimanche dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban, une source proche du Hezbollah précisant de son côté que deux d'entre elles étaient des combattants du mouvement pro-iranien.

Des échanges de tirs opposent presque quotidiennement le Hezbollah à l'armée israélienne depuis le début de la guerre à Gaza en octobre. Ces violences ont été exacerbées par l'assassinat par Israël, le 30 juillet, du chef militaire de la formation libanaise, et celui du chef du Hamas palestinien à Téhéran quelques heures après.

"La frappe israélienne ennemie qui a ciblé la localité de Taybeh aujourd'hui a fait deux morts", a indiqué le ministère dans un communiqué. Il a ajouté qu'une troisième personne avait succombé à ses blessures dimanche après avoir été victime d'une frappe israélienne visant la localité méridionale de Beit Lif "il y a plusieurs jours".

Une source proche du Hezbollah a précisé à l'AFP que les deux victimes de la localité de Taybeh, frontalière d'Israël, étaient des combattants du mouvement.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a pour sa part rapporté qu'un "drone avait tiré deux missiles sur la localité de Taybeh", sans plus de détails.

L'armée israélienne a elle indiqué avoir "frappé plusieurs infrastructures militaires du Hezbollah" dans la région d'Adaïssé, près de Taybeh.

Plus tard, l'armée a dit dans un second communiqué avoir "frappé une cellule terroriste du Hezbollah dans la région de Taybeh" et "une structure militaire dans la région de Derdghaiya".

"Suite à la frappe, des explosions secondaires ont été identifiées, indiquant la présence d'armes à l'intérieur de la structure", a ajouté l'armée.

Selon l'union des municipalités de Tyr (sud), au moins trois Syriens ont été blessés dans une frappe israélienne visant Derdghaiya.

Dans la soirée, le Hezbollah, qui a revendiqué plusieurs attaques dimanche contre des positions militaires dans le nord d'Israël, dont au moins deux à l'aide de drones explosifs, a confirmé la mort de deux de ses combattants par des tirs israéliens.

Samedi, le puissant mouvement chiite avait annoncé avoir lancé des drones chargés d'explosifs sur une base militaire du nord d'Israël en réponse à l'assassinat la veille d'un responsable du Hamas à Saïda, principale ville du sud du Liban.

Il s'agissait de la première frappe de ce type à Saïda depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël, en soutien au Hamas, au lendemain du début de la guerre à Gaza.

Dix mois de violences ont fait au moins 565 morts au Liban, pour la plupart des combattants du Hezbollah mais également au moins 116 civils, selon un décompte de l'AFP.

Ils ont également poussé quelque 100.000 personnes à fuir leur foyer des deux côtés de la frontière.

En Israël et sur le plateau du Golan occupé, 22 militaires et 26 civils ont été tués, selon les autorités.


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.