Les progrès rapides de l'IA nécessitent une réévaluation complète et une utilisation prudente, selon les panélistes du Sommet GAIN 

Les panélistes du sommet du GAIN discutent de l'impact transformateur de l'IA sur l'éducation. (Fourni)
Les panélistes du sommet du GAIN discutent de l'impact transformateur de l'IA sur l'éducation. (Fourni)
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Publié le Mercredi 11 septembre 2024

Les progrès rapides de l'IA nécessitent une réévaluation complète et une utilisation prudente, selon les panélistes du Sommet GAIN 

  • Le président de la KAUST parle de "jeunes talents étonnants"
  • Au cours de la session "Paper Overdue: Rethinking Schooling for Gen AI" (Il est grand temps: repenser la scolarité pour la génération IA), les panélistes ont examiné l'impact transformateur de l'IA sur l'enseignement

RIYAD: Les progrès rapides de l'intelligence artificielle nécessitent une réévaluation complète des pratiques et méthodologies éducatives traditionnelles et une utilisation prudente de la technologie, ont déclaré les panélistes du Sommet mondial de l'IA, également connu sous le nom de GAIN, qui s'est ouvert mardi à Riyad.

Au cours de la session "Paper Overdue: Rethinking Schooling for Gen AI" (Il est grand temps: repenser la scolarité pour la génération IA), les panélistes ont examiné l'impact transformateur de l'IA sur l'enseignement - de la génération automatisée d'essais aux algorithmes d'apprentissage personnalisés - et ont encouragé à repenser l'essence de l'enseignement et de l'apprentissage, en parlant de la nécessité d'un système d'enseignement qui s'intègre de manière transparente aux progrès de l'IA.

Edward Byrne, président de l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah, a déclaré que la prochaine décennie serait intéressante avec des entreprises d'IA avancées.

Il a ajouté: "Nous disposons désormais d'un programme permettant d'individualiser l'évaluation et, par conséquent, nous avons d’extraordinaires jeunes talents. L'IA va révolutionner le système éducatif".

Byrne a toutefois conseillé de procéder avec prudence, préconisant la nécessité d'un "système d'IA soigneusement conçu" tout en insistant sur "l'utilisation prudente" de l'IA pour "l'évaluation".

Alain Le Couedic, associé principal de la société de capital-risque Artificial Intelligence Quartermaster, s'est fait l'écho de ce sentiment en déclarant: "L'IA doit être utilisée avec précaution dans l'apprentissage et l'évaluation. Elle est bonne lorsqu'elle est utilisée de manière équitable pour acquérir des connaissances et des compétences".

Que ce soit à l'école ou à l'université, les étudiants adoptent l'IA, a déclaré David Yarowsky, professeur d'informatique à l'université Johns Hopkins.

Il a ajouté: "Il est donc important de l'utiliser avec précaution, car il est important d'améliorer les compétences et de ne pas utiliser l'IA uniquement pour abandonner les méthodes traditionnelles et être moins productif. Elle (l'IA) devrait garantir une évaluation complète et équitable".

Manal Abdullah Alohali, doyenne de la faculté d'informatique et des sciences de l'information de l'université Princesse Nourah bent Abdulrahman, a souligné que l'IA était une nécessité et non un luxe.

Elle a indiqué que l'université avait récemment mis en place des programmes pour tirer parti de l'IA et qu'elle prévoyait de lancer un "programme massif d'IA l'année prochaine".

Elle a expliqué que l'université encourageait ses étudiants à "utiliser l'IA de manière éthique" et à "s'examiner de manière critique" en le faisant.

Dans une autre session, intitulée “Elevating Spiritual Intelligence and Personal Well-being” (Élever l'intelligence spirituelle et le bien-être personnel), Deepak Chopra, fondateur de la Fondation Chopra et de Chopra Global, a exploré la manière dont l'IA pourrait révolutionner le bien-être et ouvrir de nouveaux horizons pour le développement personnel.

Il a déclaré que l'IA pouvait contribuer à créer un monde plus pacifique, plus juste, plus durable, plus sain et plus joyeux, car elle pouvait apporter des enseignements provenant de différentes écoles de pensée et stimuler les valeurs éthiques et morales.

Bien que l'IA ne puisse pas reproduire l'intelligence humaine, elle peut considérablement améliorer le développement personnel et spirituel et l'intelligence grâce à des technologies telles que la réalité augmentée, la réalité virtuelle et le métavers, a-t-il ajouté.

Le sommet GAIN, organisé par l'Autorité saoudienne des données et de l'IA, se tient jusqu'au 12 septembre au King Abdulaziz International Conference Center, sous le patronage du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Le sommet se concentre sur l'un des problèmes mondiaux les plus pressants d'aujourd'hui - la technologie de l'IA - et vise à trouver des solutions qui maximisent le potentiel de ces technologies transformatrices au profit de l'humanité.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.

 

 

 

 


Veolia et Amazon accélèrent la transformation hydrique des data centers

Un avion survole une unité mobile de traitement de la pollution aux PFAS dans l’eau, fournie par Veolia, alors qu’il atterrit à l’EuroAirport de Bartenheim, dans l’est de la France, le 4 septembre 2025. (AFP)
Un avion survole une unité mobile de traitement de la pollution aux PFAS dans l’eau, fournie par Veolia, alors qu’il atterrit à l’EuroAirport de Bartenheim, dans l’est de la France, le 4 septembre 2025. (AFP)
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  • Un partenariat Veolia-Amazon pour déployer des solutions de réutilisation des eaux usées dans les data centers, avec un premier site opérationnel en 2027
  • Une économie annuelle estimée à 314 millions de litres d’eau potable, au service d’une stratégie globale de durabilité et de résilience hydrique

DUBAI: Dans un contexte de croissance exponentielle des besoins en infrastructures numériques et de pression accrue sur les ressources naturelles, Veolia et Amazon annoncent un partenariat structurant visant à transformer la gestion de l’eau dans les data centers. L’ambition : substituer l’eau potable par des eaux usées traitées pour les besoins de refroidissement, un poste particulièrement consommateur dans ces installations critiques.

Cette collaboration associe l’expertise de Veolia, leader mondial des technologies de l’eau et des services à l’environnement, aux capacités d’Amazon en matière de cloud et d’intelligence artificielle. Ensemble, les deux groupes entendent concevoir et déployer des stratégies de gestion de l’eau plus durables, adaptées aux data centers de nouvelle génération.

Le projet pilote sera lancé dans le Mississippi, où Veolia accompagnera les opérations d’Amazon afin de réduire significativement leur consommation d’eau potable. À l'horizon 2027, une première installation devrait entrer en service, marquant une étape importante : il s’agira du premier data center d’Amazon dans cet État à recourir à de l’eau recyclée pour ses systèmes de refroidissement.

Une innovation industrielle au service de la sobriété hydrique

Au cœur du dispositif, des systèmes de traitement de l’eau développés par Veolia, à la fois autonomes, modulaires et conteneurisés. Ces unités seront capables de capter des effluents issus de stations d’épuration locales ainsi que d’autres sources disponibles, puis de les transformer en une ressource conforme aux exigences de qualité des procédés industriels de refroidissement.

Cette approche permet de convertir un déchet en ressource stratégique, tout en limitant le recours aux nappes phréatiques et aux réseaux d’eau potable, particulièrement sollicités dans certaines régions. Une fois pleinement opérationnel, le projet devrait permettre de réutiliser plus de 314 millions de litres d’eau potable par an. Ce volume correspond à la consommation annuelle d’environ 760 foyers américains — une économie significative à l’échelle locale.

Au-delà de la performance environnementale, cette solution répond également à des enjeux de continuité opérationnelle. En sécurisant l’approvisionnement en eau via des sources alternatives, elle renforce la résilience des data centers face aux risques de stress hydrique ou de restrictions d’usage.

Un modèle réplicable à l’échelle mondiale

L’un des atouts majeurs du dispositif réside dans sa conception modulaire. Les systèmes conteneurisés de Veolia peuvent être déployés rapidement et adaptés aux spécificités locales, ce qui ouvre la voie à une duplication de la solution sur d’autres sites d’Amazon dans le monde.

Cette logique d’industrialisation s’inscrit dans la nouvelle offre « Data Center Resource 360 » développée par Veolia. Celle-ci vise à optimiser l’ensemble des flux de ressources — eau, énergie, déchets — au sein des data centers, en s’appuyant sur des technologies avancées et des outils de pilotage numérique.

Pour Amazon, cette initiative constitue un levier concret pour atteindre son objectif d’empreinte eau positive dans l’ensemble de ses opérations directes de data centers d’ici 2030. Cela implique non seulement de réduire ses prélèvements, mais aussi de contribuer activement à la restauration des ressources en eau dans les territoires où l’entreprise est implantée.