France - Arabie saoudite: signature d'un florilège d'accords économiques

Short Url
Publié le Mardi 03 décembre 2024

France - Arabie saoudite: signature d'un florilège d'accords économiques

  • La visite d'État d'Emmanuel Macron en Arabie Saoudite, à l'invitation du Prince héritier Mohamed Ben Salmane, souligne l'engagement des deux pays à renforcer leur coopération dans des secteurs stratégiques
  • Plusieurs accords ont été signés pour soutenir les plans de développement Vision 2030 de l'Arabie Saoudite et France 2030

RIYAD: La visite d'État d'Emmanuel Macron en Arabie Saoudite, à l'invitation du Prince héritier Mohamed Ben Salmane, souligne l'engagement des deux pays à renforcer leur coopération dans des secteurs stratégiques tels que la défense, la sécurité, la transition énergétique, et l'investissement, notamment dans la Fintech, le cyber et l'intelligence artificielle.

Plusieurs accords ont été signés pour soutenir les plans de développement Vision 2030 de l'Arabie Saoudite et France 2030.

Les accords les plus saillants:

  1. La construction de plusieurs centrales solaires (Al Masaa, Al Henakiyah 2, Rabigh 2) par EDF Renouvelables et TotalEnergies, en partenariat avec des entreprises chinoises et saoudiennes.
  2. Un accord entre TotalEnergies, Saudi Aramco, et la Saudi Investment Recycling Company pour évaluer la faisabilité d'une usine de carburants aériens durables.
  3. Un protocole d'accord pour le développement de terminaux portuaires et de solutions logistiques entre CMA CGM et le ministère de l'Investissement saoudien.
  4. Un partenariat avec SUEZ pour une économie circulaire des déchets, incluant la création d'unités de traitement des déchets médicaux et des projets d'incinération à Riyad.
  5. Des collaborations supplémentaires entre SIRC et Veolia, ainsi qu’un protocole d'accord entre Air France et Saudia Group pour améliorer la coopération dans le transport aérien.

Ces initiatives représentent un effort mutuel pour promouvoir des solutions durables et renforcer les liens économiques entre la France et l'Arabie Saoudite.

Le texte intégral des accords Accords signés à l’occasion de la visite d’Etat du Président de la République en Arabie saoudite Le mardi 3 décembre 2024

 

La visite d’Etat du Président de la République au Royaume d’Arabie saoudite, à l’invitation du Prince  héritier Mohammed Bin Salman Bin Abdoulaziz AL-SAOUD, reflète la volonté commune des deux  chefs d’Etat d’approfondir les coopérations dans des domaines stratégiques que sont notamment la  défense et la sécurité, la transition énergétique, la connectivité mais également porté sur les domaines  d’investissements d’avenir, à l’instar de la fintech, du cyber et de l’intelligence artificielle.  

A cette occasion, plusieurs accords ont été conclus, permettant de contribuer aux plans de  développement Vision 2030 de l’Arabie saoudite et France 2030.  

Accords signés en présence du Président de la République

1. Construction de la centrale solaire d’Al Masaa (1 000 MW).  

Contrat remporté par EDF Renouvelables, en consortium avec SPIC Huanghe Hydropower  Development (Chine), dans le cadre du programme national saoudien pour les énergies  renouvelables (NREP). 

2. Construction de la centrale solaire d’Al Henakiyah 2 (400 MW). 

Contrat remporté par EDF Renouvelables pour la construction d’une centrale solaire de 400  MW, en consortium avec SPIC Huanghe Hydropower Development (Chine), dans le cadre du  programme national saoudien pour les énergies renouvelables (NREP). 

3. Construction de la centrale solaire de Rabigh 2 (300 MW). 

Contrat remporté par TotalEnergies pour la construction d’une centrale solaire de 300 MW, en  consortium avec Al Jomaih Energy and Water Company (KSA), dans le cadre du programme  national saoudien pour les énergies renouvelables (NREP). 

4. Accord de développement entre Total Energies et Saudi Aramco pour évaluer la faisabilité  d’une usine de production de carburants aériens durables (SAF) en Arabie Saoudite. TotalEnergies, Saudi Aramco et Saudi Investment Recycling Company (SIRC) signent un  accord de développement conjoint pour évaluer la faisabilité de construire une usine de  production de carburants aériens durables (SAF) en Arabie Saoudite. Ce partenariat stratégique  s’appuie sur l’expertise combinée des trois parties pour développer cette usine dans la province  orientale du Royaume. Le projet s’inscrit dans une logique de complémentarité avec les  infrastructures existantes de Satorp, en exploitant son potentiel industriel et logistique, et reflète  l’engagement commun à promouvoir des solutions énergétiques plus durables. 

5. Protocole d’accord sur le développement de terminaux portuaires et plateformes  logistiques multimodales.  

Accord conclu entre CMA CGM et le ministère de l’Investissement saoudien, permettant le  développement de terminaux portuaires à Jeddah, d’une plateforme logistique multimodale sur  le port du Roi Abdullah, de plateformes logistiques à Riyad et Dammam et de solutions  ferroviaires entre ces plateformes.

1/4 

6. Partenariat stratégique pour le développement d'une Economie Circulaire des déchets  dans le Royaume d’Arabie saoudite entre SIRC et SUEZ avec des projets totalisant 1  milliard d'euros sur 25 ans. 

- Création d'une société commune pour le traitement des déchets médicaux : SIRC et SUEZ  établiront une joint-venture dédiée au développement de trois unités de traitement des  déchets médicaux (Damman, Jeddah, Riyadh) dans le Royaume, avec un chiffre d'affaires  estimé à 150 millions d'euros sur les 20 prochaines années ; 

- Développement d'un incinérateur pour les déchets municipaux à Riyad : Un incinérateur  sera construit pour traiter un tiers des déchets municipaux de Riyad, représentant un volume  d'affaire pour SUEZ de 750 millions d’euros sur les 25 prochaines années ; 

- Protocole d'accord pour le développement d'une usine de biochar : Les deux entreprises ont  signé un protocole d'accord pour développer une usine de production de biochar,  contribuant à la décarbonisation, avec une capacité de 60 000 tonnes et un investissement  de 150 millions de dollars ; 

- Création d'une société commune pour le traitement des déchets dangereux : Une nouvelle  joint-venture sera créée pour développer des solutions de traitement des déchets dangereux  à l'échelle du Royaume. 

7. Partenariat stratégique pour le développement d'une Economie Circulaire des déchets  dans le Royaume d’Arabie saoudite entre SIRC et Veolia. 

8. Protocole d'accord entre Air France et Saudia Group pour le renforcement de la  coopération dans le domaine du transport de passagers et de la maintenance des aéronefs. 

Autres types de contrats, signés dans le cadre du Forum d’affaires franco-saoudien

9. Protocole d’accord entre Bpifrance Investissement et Aramco Ventures. Accord entre Bpifrance Investissement et Aramco Ventures pour une coopération sur des  opportunités d’investissement dans des startups françaises de plusieurs secteurs, dont le  numérique, l’IA, le quantique. 

10. Protocole d’accord entre Pasqal et Aramco portant sur la création d'un centre de co conception pour développer la recherche quantique.  

Ce protocole d'accord est ancré dans la relation très forte entre Pasqal et Aramco, qui se sont  choisis mutuellement comme partenaires de choix pour développer le quantique avec l'objectif  de générer une valeur massive grâce à cette technologie, et l'ambition de stimuler l'impact du  quantique pour Aramco et l’Arabie saoudite. Cette relation permettra d'explorer le  développement d'un centre de co-conception en Arabie saoudite pour développer la recherche  quantique, l'IA et les développements énergétiques basés sur le quantique, en tant qu'élément  clé de cette stratégie de leadership mondial. 

11. Protocole d’accord entre Capgemini et Aramco portant sur la coopération dans la  transformation digitale.  

Coopération en matière de transformation digitale, permettra de bénéficier des laboratoires de  Capgemini en matière d'IA pour faire avancer les biosciences. 

12. Protocole d’accord entre Mistral AI et Aramco portant sur la coopération dans  l’intelligence artificielle. 

2/4 

13. Protocole d’accord entre Artefact et Aramco portant sur la coopération dans la  cybersécurité et technologies spatiales de l’intelligence artificielle. 

14. Protocole d’accord entre NG Solutions et Aramco portant sur la coopération dans les  stratégies de gestion tech.  

15. Accord pour prise de participation du Groupe GL Events dans la société ADD Entreprise. GL Events, acteur international majeur dans les métiers de l’événementiel, signe un accord de  prise de participation majoritaire avec ADD Entreprise, société saoudienne reconnue pour son  expertise dans l’organisation et l’aménagement d’événements en Arabie Saoudite, porté par le programme saoudien Vision 2030. Il ambitionne de diversifier l’économie du Royaume,  notamment par le développement d’une industrie événementielle mondiale. 

16. Protocole d’accord entre NEOM et l’IRCAD sur le développement de programmes de  formation et d’initiatives de recherche.  

Ce protocole d’accord permettra le développement d’un partenariat à Oxagon (NEOM), basé  sur le modèle de l'IRCAD France et donc des programmes de formation et d'initiatives de  recherche dans le domaine de la chirurgie mini-invasive et en endoscopie gastro-intestinale ainsi  que la collaboration autour de futurs projets scientifiques entre NEOM et l’IRCAD en particulier  dans les technologies chirurgicales robotiques et assistées par ordinateur. 

17. Protocole d’accord entre EDF et Al Jomaiah sur le développement de projets énergétiques  renouvelables et non conventionnels. 

18. Projet multiservices d’Amaala.  

Contrat remporté par le consortium EDF, MASDAR et SUEZ pour développer un système  intégré et autosuffisant combinant énergie renouvelable, dessalement d’eau de mer et traitement  des eaux usées pour le site d’Amalaa. 

19. Contrat entre Suez et la Commission Royale pour Al-Ula sur la gestion des ressources en  eau à Al-Ula. 

Contrat remporté par Suez pour définir la stratégie globale concernant les ressources en eau du  site touristique et archéologique d’Al-Ula. 

20. Contrat entre Hoffmann Green Cement et Shurfah Group pour la construction de  cimenteries vertes en Arabie saoudite.  

21. Accord de coopération industrielle entre Namla et Digital Petroleum. 

22. Protocole d’accord d’investissements de la part de Beta Lab Investment dans la startup  alimentaire française Nutropy. 

23. Accord de transfert de propriété intellectuelle entre Meta2i et Eyotic.  24. Accord entre Europ-Assistance et Tawuniya Insurance.  

25. Accord entre Hopscotch Congrès et Saudi Conventions & Exhibitions General Authority,  sur l’organisation du Mondial de l’Auto.  

Accord pour l’organisation de l’édition 2025 du Mondial de l’Automobile en Arabie saoudite. 26. Création d’une joint-venture entre Blachère Illumination et SNP Arabie. 

3/4 

27. Accord entre Inversive et SEA & PSC KSA pour le développement de modules de  formation en réalité virtuelle.  

28. Accord-cadre entre Nidec Leroy Somer et Al Khorayef Petroleum pour la fourniture de  composants électroniques.

 


Middle East Energy 2026: la France mise sur des réseaux électriques plus intelligents et résilients dans le Golfe

 La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
Short Url
  • Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures
  • À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035

DUBAÏ : La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. À travers un pavillon dédié de Business France, 13 entreprises françaises présenteront leurs technologies et leur expertise dans des domaines allant de la protection des réseaux à l’intégration des énergies renouvelables.

Cette participation intervient alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accélèrent la transformation de leurs systèmes électriques. L’augmentation de la demande en électricité, le développement rapide des énergies renouvelables et la numérisation des économies régionales placent désormais les réseaux électriques au cœur des stratégies énergétiques.

Pour la France, cette évolution ouvre un espace important pour ses entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, l’automatisation, la cybersécurité des systèmes industriels, le stockage et l’alimentation électrique critique.

Des investissements massifs dans les infrastructures électriques

Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques et de ses réseaux intelligents.

À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035. L’objectif est de recourir davantage aux technologies numériques, à l’automatisation et à l’analyse des données afin d'améliorer la fiabilité et l’efficacité du réseau et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Le mouvement dépasse les frontières des Émirats. Dans l’ensemble du CCG, les interconnexions électriques et la flexibilité des réseaux deviennent des priorités à mesure que les capacités de production évoluent.

Parmi les projets structurants figure notamment l’interconnexion directe entre Oman et le réseau électrique du CCG, portée par la GCC Interconnection Authority. Le projet prévoit environ 530 kilomètres de lignes de transport à 400 kV, afin de renforcer les échanges d’électricité entre Oman et le réseau régional et d’accroître la résilience du système électrique.

Le réseau, nouveau pilier de la transition énergétique

La transformation du secteur énergétique du Golfe ne se limite plus à la construction de nouvelles capacités de production. Elle concerne désormais l’ensemble de l’infrastructure permettant de transporter, distribuer, contrôler et sécuriser l’électricité.

Cette évolution est particulièrement importante avec l’essor du solaire et d’autres sources renouvelables, dont la production peut être variable. Les réseaux doivent ainsi devenir plus flexibles et capables de gérer des flux d’électricité plus complexes.

À l’échelle mondiale, les besoins d’investissement sont considérables. Selon le rapport Electricity 2026 de l’Agence internationale de l’énergie, les investissements annuels dans les réseaux électriques devront augmenter d’environ 50 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau actuel d’environ 400 milliards de dollars, pour suivre la croissance de la demande mondiale.

La résilience des infrastructures, leur capacité à intégrer les énergies renouvelables et leur numérisation deviennent ainsi des enjeux stratégiques, aussi bien pour les économies développées que pour les marchés du Golfe.

Un partenariat franco-émirati qui s’élargit

La présence française à Middle East Energy s'inscrit également dans le renforcement des relations économiques entre Paris et Abou Dhabi.

Les Émirats arabes unis constituent le premier client de la France dans le Golfe. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2025, contre 8,5 milliards en 2024 et 7,4 milliards en 2023.

La coopération bilatérale s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique, les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

En février 2025, Masdar, TotalEnergies et 2PointZero ont notamment signé un accord-cadre visant à favoriser le développement de l’accès aux énergies propres dans les marchés émergents, dans le cadre du UAE-France High-Level Business Council.

Cette coopération s’appuie également sur le Partenariat stratégique global dans le domaine de l’énergie, établi entre la France et les Émirats en 2022.

Treize entreprises françaises au rendez-vous

Le pavillon français réunira 13 entreprises couvrant plusieurs segments de la chaîne de valeur électrique.

Dans le domaine de la protection et de la résilience des réseaux, CITEL-2CP, France Paratonnerres, INDELEC, OBSTA et SERGI Transformer Protector présenteront notamment des solutions de protection contre les surtensions et la foudre, de prévention des explosions et incendies de transformateurs, ainsi que des technologies destinées aux infrastructures critiques.

Sur le volet de la mesure, de la supervision et de l’automatisation, Chauvin Arnoux Middle East / Chauvin Arnoux Energy, AOIP et Straton Automation proposeront des solutions de surveillance des réseaux électriques, de test et mesure, d’étalonnage et d’automatisation industrielle.

Michaud Export, Transalpes Composite et SOC EXPL General Produits Industriels mettront pour leur part en avant leur expertise dans les réseaux de distribution basse tension, les supports de réseaux et les solutions industrielles isolantes.

Enfin, EnerSys, Infosec UPS System et Terracotta présenteront des solutions liées à l’alimentation électrique critique, notamment les batteries, les chargeurs, les systèmes d’alimentation sans interruption et les équipements électriques.

Au-delà de la diversité des technologies présentées, cette présence française illustre une volonté de se positionner sur l’ensemble de la transformation des réseaux électriques du Golfe.

Alors que les pays de la région cherchent à concilier croissance de la demande, déploiement des renouvelables et sécurité énergétique, la prochaine étape de leur transition pourrait bien se jouer moins dans la seule capacité de produire davantage d’électricité que dans celle de disposer de réseaux capables de la transporter, de la gérer et de la sécuriser plus intelligemment.


La carte Visa marque le retour de la Syrie dans le système financier mondial: Al-Sharaa utilise sa carte pour acheter un café

« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
Short Url
  • Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme après 47 ans
  • « Prêts à reconstruire la nation », déclare Ahmad Al-Sharaa

RIYAD: « En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? »

D’un simple geste sur un terminal de paiement à Damas, le président Ahmad Al-Sharaa a marqué le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme et le retour de ce pays arabe au sein du système financier mondial.

Dans une vidéo diffusée tôt jeudi matin, Al-Sharaa a utilisé une carte Visa pour payer un café alors qu’il était assis aux côtés de Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de la République arabe syrienne.

Raslan a publié la vidéo sur X, en déclarant : « Assister à ce moment aux côtés de Son Excellence le président Ahmad Al-Sharaa, et voir le premier paiement par carte Visa s'effectuer au cœur de Damas le lendemain du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, est pour moi un sentiment difficile à exprimer avec des mots. »


Lundi, les États-Unis ont franchi une étape historique en retirant la Syrie de cette liste après 47 ans, libérant ainsi ce pays arabe des graves conséquences économiques liées à cette désignation.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La mesure prise aujourd’hui contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Les rebelles menés par Al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, qui dirigeait la Syrie depuis longtemps, en décembre 2024, au terme d’une guerre civile dévastatrice qui a duré 13 ans.

Al-Sharaa a salué cette décision en déclarant : « La Syrie se débarrasse d’une tache sombre et tourne la page sur un chapitre douloureux de son passé pour s’engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du renouveau. »


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Short Url
  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.