Le sommet mondial Healthspan a ouvert ses portes à Riyad, explorant de nouvelles approches du vieillissement

Les experts se réunissent mardi à l’événement Hevolution à Riyad pour discuter des avancées révolutionnaires dans la recherche sur le vieillissement. (AN Photo/Huda Bashatah)
Les experts se réunissent mardi à l’événement Hevolution à Riyad pour discuter des avancées révolutionnaires dans la recherche sur le vieillissement. (AN Photo/Huda Bashatah)
Le Dr Dena Dubal et le Dr James L. Kirkland participent à une table ronde lors du sommet mondial de la santé à Riyad mardi (photo AN/Huda Bashatah).
Le Dr Dena Dubal et le Dr James L. Kirkland participent à une table ronde lors du sommet mondial de la santé à Riyad mardi (photo AN/Huda Bashatah).
Le sommet mondial de la santé 2025 a commencé à Riyad mardi. (AN Photo/Huda Bashatah)
Le sommet mondial de la santé 2025 a commencé à Riyad mardi. (AN Photo/Huda Bashatah)
Short Url
Publié le Mardi 04 février 2025

Le sommet mondial Healthspan a ouvert ses portes à Riyad, explorant de nouvelles approches du vieillissement

  • La séance du panel explore les dernières avancées en matière d’allongement de la durée de vie saine.
  • Le sommet se tient jusqu’à mercredi au Four Seasons Hotel Riyadh.

RIYAD : Le sommet mondial de la santé, qui se tient à Riyad jusqu’à mercredi, a débuté mardi et a permis de faire le point sur les dernières avancées en matière d’allongement de la durée de vie des êtres humains.

Dans une interview accordée à Arab News en marge du sommet, Rakan W. Tarabzoni, directeur des opérations de l’Institut pour les initiatives d’investissement futur, a présenté une initiative en matière de santé que l’organisation a lancée en octobre 2024.

« Nous voulons que toutes les entreprises et toutes les institutions qui embauchent des personnes fournissent à leurs employés des contrôles de santé, ce qui signifie des employés en meilleure santé, plus productifs et des entités ou des entreprises prospères », a-t-il déclaré.

« Cela ne se produira que si nous aidons les gens à effectuer des examens préventifs avant qu’ils ne doivent les aider à traiter les maladies après qu’elles sont survenues. »

L'une des sessions phares de la journée d’ouverture, « Science Beyond the Hallmarks of Aging : Exposomes, Microbiomes, Sexual Dimorphism, and Scientific Investigations around Healthspan », a permis d'aborder les dernières avancées dans la compréhension du vieillissement.

Le Dr Felipe Sierra, directeur scientifique de la fondation Hevolution, a dirigé la déclaration d’ouverture, ouvrant la voie à une exploration de la façon dont les récentes recherches scientifiques transforment notre compréhension du vieillissement.

Le Dr Dena Dubal, professeure de neurologie à l’université de Californie, a axé son intervention sur la communication entre les différents organes et leur rôle dans le vieillissement.

Elle a souligné l’importance d’étudier ces interactions plutôt que d’isoler des organes individuels.

Dubal a déclaré : « C’est fascinant d’explorer la façon dont différents organes communiquent, ou quels signaux le rein envoie au cerveau, par exemple. »

Son travail récent met en évidence les répercussions du sexe biologique sur le vieillissement et la santé.

Il a également déclaré : « Il existe de véritables différences entre les sexes. Par exemple, les femmes vivent plus longtemps que les hommes partout dans le monde, et comprendre les mécanismes à l'origine de cette différence pourrait mener à de nouveaux médicaments pour les deux sexes. »

Cette compréhension pourrait mener à des traitements innovants adaptés aux deux sexes.

La séance était animée par le Dr Sébastien Thuault, rédacteur en chef de Nature Aging.

Le sommet, dont Arab News est un partenaire média, se déroule jusqu’à mercredi au Four Seasons Hotel Riyadh.

Le Dr Paul D. Robbins, directeur associé de l’Institut sur la biologie du vieillissement et du métabolisme de l'université du Minnesota, a discuté du concept de sénescence cellulaire, un état où les cellules cessent de se diviser et contribuent au vieillissement et aux maladies.

Il a noté que « la sénescence est une caractéristique du vieillissement, et cibler ces cellules pourrait ralentir le vieillissement et prolonger l'espérance de vie ».

Il a mentionné une importante initiative financée pour cartographier les cellules sénescentes dans les tissus humains, visant à identifier les cellules à cibler pour une intervention thérapeutique.

Le Dr James Kirkland, directeur du Centre de génothérapie du Cedars-Sinai Medical Center, a mis en lumière les problèmes de santé pressants en Arabie saoudite, et a déclaré : « Il existe deux maladies principales liées à la sénescence cellulaire qui sont maintenant considérées comme les principales causes de décès chez les hommes et les femmes.

« L’insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection conservée est une cause de décès importante chez les hommes pour laquelle il n’existe aucun traitement efficace. Il s’agit d’un trouble lié à la sénescence et à la fibrose. »

Il a poursuivi : « En Arabie saoudite, la principale cause de décès chez les femmes est le cancer du sein triple négatif.

« De nouveaux médicaments, dont une classe appelée sénolytiques, pour laquelle la Fondation Hevolution finance des études, pourraient faire des percées contre cette forme mortelle de cancer. »

Kirkland a souligné l’augmentation des taux de mortalité par les troubles liés aux exposomes, soulignant la nécessité d’approfondir l’étude de ces tendances.

Le Dr Pinchas Cohen, doyen de la Leonard Davis School of Gerontology à l’université de Southern California, a plaidé en faveur d'approches plus personnalisées en matière de santé et de vieillissement.

Il a souligné : « Nous avons besoin d’interventions individualisées en matière de mode de vie plutôt que d’un modèle unique. Le régime méditerranéen, bien qu’il soit bénéfique, n’est pas forcément efficace pour toutes les populations. »

Ses travaux ont révélé l'importance d'adapter les interventions aux antécédents génétiques et aux habitudes de vie de chaque individu, afin de maximiser leur potentiel.

Cohen s'est également intéressé à la santé mitochondriale. Il a déclaré : « En comprenant les mutations de l’ADN mitochondrial et leurs effets sur le métabolisme, nous pouvons développer des thérapies ciblées qui s’attaquent aux causes profondes des maladies liées à l’âge. »

Le Dr Eric Verdin, PDG et président du Buck Institute, a discuté de l’évolution des biomarqueurs dans la recherche sur le vieillissement.

Il a noté que « les progrès technologiques permettent l’analyse de milliers de variables, ce qui pourrait révolutionner notre capacité à prédire les réponses aux traitements ».

Il a également décrit comment la technologie des appareils portables est maintenant intégrée dans le suivi de la santé : « Ces dispositifs pourraient servir de biomarqueurs précieux, fournissant des données en temps réel sur l’état de santé et le vieillissement. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Short Url
  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.

 


Frappes israéliennes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien

Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Short Url
  • Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar
  • Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan

JERUSALEM: Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer.

L'agence iranienne Fars a par ailleurs affirmé qu'un autre complexe pétrochimique, cette fois près de Chiraz (centre-sud) avait été visé par des frappes, évoquant des "dégâts mineurs".

Israël n'a pas évoqué cette opération à ce stade. Mais le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'armée avait lundi "frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays".

Juste avant, Téhéran avait rapporté une série d'explosions sur le site, déjà frappé le 18 mars par Israël.

Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar.

Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a déclaré Israël Katz. "Cela représente un coup sévère se montant à des dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est également félicité des frappes.

"Aujourd'hui nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique en Iran. Ce qui veut dire que nous éliminons systématiquement la machine à financer des Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a-t-il déclaré dans une vidéo.

"Sous contrôle" 

Les médias officiels iraniens ont affirmé que la situation à Assalouyeh était "sous contrôle".

"L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête", a indiqué l'agence Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, ajoutant qu'aucun blessé n'était à déplorer.

Le champ offshore de South Pars, essentiel pour le secteur énergétique iranien, sert pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Ehsan Jahanian, gouverneur adjoint de la province iranienne de Bouchehr (sud-ouest), a indiqué que "deux infrastructures dans le secteur de Pars avaient été touchées par un raid aérien ennemi".

L'agence Tasnim a elle indiqué que "les entreprises Mobin et Damavand, qui fournissent de l'électricité, de l'eau et de l'oxygène" à Assalouyeh "ont été visées".

Il n'y a pas eu de dégâts du côté de l'entreprise pétrochimiques de Pars, selon cette source.

En mars, le président Donald Trump avait demandé à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes après les premières frappes contre le champ de South Pars.

Mais le président américain avait aussi menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques dans la région.

 


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Short Url
  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.