«Journée de Jérusalem»: altercations et insultes lors d'une marche de nationalistes israéliens

De nombreux Israéliens ont défilé lundi à Jérusalem-Est lors d'une marche émaillée d'échauffourées avec des Palestiniens, à l'occasion des célébrations annuelles marquant l'occupation par Israël de la partie orientale de la ville sainte. (AFP)
De nombreux Israéliens ont défilé lundi à Jérusalem-Est lors d'une marche émaillée d'échauffourées avec des Palestiniens, à l'occasion des célébrations annuelles marquant l'occupation par Israël de la partie orientale de la ville sainte. (AFP)
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Publié le Mardi 27 mai 2025

«Journée de Jérusalem»: altercations et insultes lors d'une marche de nationalistes israéliens

  • Le ministre israélien d'extrême droite, Itamar Ben Gvir, s'est rendu sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, une visite considérée comme une provocation par les Palestiniens et les pays arabes
  • Israël a conquis et annexé Jérusalem-Est à l'issue de la guerre israélo-arabe de 1967, une annexion non reconnue par la communauté internationale

JERUSALEM: De nombreux Israéliens ont défilé lundi à Jérusalem-Est lors d'une marche émaillée d'échauffourées avec des Palestiniens, à l'occasion des célébrations annuelles marquant l'occupation par Israël de la partie orientale de la ville sainte.

Le ministre israélien d'extrême droite, Itamar Ben Gvir, s'est rendu sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, une visite considérée comme une provocation par les Palestiniens et les pays arabes.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis, lui, de garder Jérusalem "unifiée, indivisible et sous la souveraineté d'Israël".

Israël a conquis et annexé Jérusalem-Est à l'issue de la guerre israélo-arabe de 1967, une annexion non reconnue par la communauté internationale.

"Yom Yerushalaïm" ("la Journée de Jérusalem" en hébreu) commémore pour les Israéliens ce qu'ils estiment être la "réunification" de la ville.

Chaque année, à l'occasion de cette journée, des milliers de nationalistes israéliens, en majorité religieux, marchent dans les rues de Jérusalem, y compris dans la Vieille ville, en brandissant des drapeaux israéliens.

Lundi après-midi, des groupes de jeunes israéliens ont été vus en train de s'en prendre à des commerçants palestiniens, des passants, des écoliers, mais aussi à des militants israéliens des droits humains et à la police.

Certains ont craché sur des passants, proféré des insultes et tenté de forcer l'entrée de maisons. D'autres ont crié "Mort aux Arabes", ou "Gaza est à nous".

Dans la soirée, de grandes foules se sont rassemblées sur l'esplanade des Mosquées pour y célébrer l'événement.

"Provocation" 

Troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme, l'esplanade est une poudrière où le moindre incident peut dégénérer.

"Je suis monté sur le Mont du Temple pour la Journée de Jérusalem et j'ai prié pour la victoire dans la guerre (à Gaza), pour le retour de tous nos otages (...) Joyeux Jour de Jérusalem!", a écrit le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans un message sur Telegram, accompagné de photos le montrant sur le site, désigné sous le nom de mont du Temple par les Juifs.

La Jordanie, qui administre l'esplanade mais dont les points d'entrée sont contrôlés par Israël depuis l'occupation de Jérusalem-Est en 1967, a condamné "les pratiques de ce ministre extrémiste". La France a dénoncé une "nouvelle provocation inacceptable".

Les célébrations se déroulent sur fond de guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

En 2021, le mouvement islamiste palestinien avait lancé un barrage de roquettes en direction de Jérusalem alors que la marche commençait à se diriger vers la Vieille ville, ce qui a été suivi d'une guerre de 12 jours entre Israël et le Hamas.

L'armée israélienne a fait état lundi de trois "projectiles" tirés depuis Gaza, affirmant avoir intercepté l'un d'entre eux et que les deux autres sont "tombés" à l'intérieur du territoire palestinien.

L'événement marque "le jour où nous avons conquis Jérusalem, le mont du Temple, le Mur occidental" (mur des Lamentations), explique Yosef Azoulai, 21 ans, étudiant d'une yéchiva, centre d'études des textes rabbiniques.

"Nous avons vaincu nos ennemis ce jour là. Nous sommes tous venus, tous les étudiants de yéchivas, unis, pour célébrer", a-t-il ajouté.

"Fleurs de paix" 

Dès lundi matin, des groupes de jeunes se sont réunis près de la porte de Jaffa, arborant des T-shirts blancs comme c'est souvent le cas pour cette marche.

Comme les années précédentes, une "marche des fleurs" était aussi organisée par des militants israéliens désireux de contrer la marche nationaliste.

"Nous donnerons des fleurs de paix aux résidents de Jérusalem, tout particulièrement aux musulmans, aux chrétiens", a précisé l'organisateur, Gadi Gvaryahu, qui préside Tag Meir, organisation fédérant des ONG oeuvrant pour une co-existance pacifique.

Dans la vieille ville, des Palestiniens surpris ont accepté les fleurs tendues. Mais un vieil homme a décliné: "vous voyez ce qui se passe à Gaza? Je suis désolé mais je ne peux pas accepter".

Plus loin, des adolescents venus participer à la marche principale ont déchiré les fleurs.

La police a dit dimanche déployer "des milliers" d'agents dans toute la ville pour éviter des incidents.

Un drapeau israélien géant a été déployé dimanche soir sur l'esplanade du mur des Lamentations alors que des milliers de visiteurs se pressaient dans les rues de la Vieille ville.


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.