L’Iran multiplie les violations avec des essais de combustible d’uranium à base de métal

L’organe de surveillance nucléaire de l’Onu et Téhéran ont annoncé mercredi que l’Iran a débuté les travaux sur un combustible d’uranium à base de métal destiné à un réacteur de recherche (Photo, AFP).
L’organe de surveillance nucléaire de l’Onu et Téhéran ont annoncé mercredi que l’Iran a débuté les travaux sur un combustible d’uranium à base de métal destiné à un réacteur de recherche (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 14 janvier 2021

L’Iran multiplie les violations avec des essais de combustible d’uranium à base de métal

  • L’Iran multiplie ses violations de l’accord depuis près de deux mois
  • Certains actes sont d’ailleurs dictés par une loi adoptée en réponse au meurtre de son scientifique du nucléaire éminent en novembre, et que Téhéran impute à son ennemi, Israël

VIENNE: L’organe de surveillance nucléaire de l’ONU et Téhéran ont annoncé mercredi que l’Iran a débuté les travaux sur un combustible d’uranium à base de métal destiné à un réacteur de recherche, une nouvelle violation de l’accord sur le nucléaire, conclu avec six grandes puissances du monde, alors que le pays fait pression pour la levée des sanctions américaines.

L’Iran multiplie ses violations de l’accord depuis près de deux mois. Certains actes sont d’ailleurs dictés par une loi adoptée en réponse au meurtre de son scientifique du nucléaire éminent en novembre, et que Téhéran impute à son ennemi, Israël.

Cependant, elles font également partie d’un processus entamé par Téhéran en 2019 pour commettre des violations en réponse au retrait du président américain Donald Trump de l’accord en 2018  et à sa réimposition des sanctions américaines que l’accord a levées en échange de restrictions sur les activités nucléaires de l’Iran.

Ces mesures exercent une pression supplémentaire sur le président-élu Joe Biden, qui prend ses fonctions la semaine prochaine, et qui ’est engagé à ramener les États-Unis à l’accord si l’Iran en respecte à nouveau les termes. Mais Téhéran exige que Washington lève les sanctions comme condition préalable.

«Le directeur général (de l’Agence internationale de l’énergie atomique) Rafael Mariano Grossi a informé les États membres de l’AIEA aujourd’hui des dernières nouvelles concernant les plans de l’Iran de mener des activités de recherche et de développement sur la production d’uranium métallique, dans le cadre de son objectif de concevoir un type de combustible amélioré pour le Réacteur de recherche de Téhéran», indique l’AIEA dans un communiqué.

L’agence publie des rapports ad hoc aux États membres lorsque l’Iran commet une nouvelle violation de l’accord, bien qu'elle refuse de les qualifier de violations, laissant cette décision aux parties à l’accord de 2015.

L’accord impose spécifiquement une interdiction de produire ou d’acheter de l’uranium métallique pour une durée de 15 ans, car il s’agit d’un matériau névralgique qui peut être utilisé dans la fabrication d’une bombe nucléaire.

Le rapport confidentiel de l’AEIA aux États membres, obtenu par Reuters, précise que l’Iran envisage de produire l’uranium métallique à partie de l’uranium naturel, pour ensuite produire de l’uranium métallique enrichi jusqu’à 20% pour créer un combustible pour le Réacteur de recherche de Téhéran.

L’accord précise également que l’uranium métallique ne peut être produit qu’en petites quantités et en concertation avec les parties à l’accord après 10 ans.

Par ailleurs, l’Iran envisage aussi d’enrichir l’uranium à 20%, un niveau atteint pour la dernière fois avant l’accord de 2015, dans son site de Fordo, enfoui dans une montagne, et a commencé le processus la semaine dernière. Jusqu’à présent, il n’était arrivé que jusqu’à 4,5%, supérieur à la limite de 3,67% imposée par l’accord, quoique bien en deça loin 90% qui sont de qualité militaire.

Les agences de renseignements américaines et l’AIEA pensent que l’Iran avait un programme d’armes nucléaires secret et coordonné, interrompu en 2003. L’Iran nie avoir jamais cherché des armes nucléaires et affirme que ses objectifs avec l’énergie nucléaire sont entièrement pacifiques.

L’Iran a cependant déclaré mercredi à l’agence que ses «activités de recherche et de développement n’ont pas de limitation spécifique» et que « la modification et l’installation de l’équipement nécessaire aux activités mentionnées ont déjà commencé » dans son usine de fabrication de plaques de combustible à Ispahan, selon le rapport de l’AIEA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump offre sa médiation à propos du mégabarrage sur le Nil

Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Short Url
  • Donald Trump propose de relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre durablement le différend sur le partage des eaux du Nil lié au Grand barrage de la Renaissance
  • Le président américain met en garde contre tout contrôle unilatéral du Nil et appelle à une solution évitant un conflit armé

WASHINGTON: Donald Trump a offert sa médiation à l'Egypte et l'Ethiopie à propos du mégabarrage sur le Nil, le plus grand d'Afrique, dans une lettre adressée au dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi et rendue publique vendredi par la Maison Blanche.

"Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l'Egypte et l'Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil", écrit le président américain dans ce courrier.

Il a ajouté qu'"aucun Etat dans la région ne devrait contrôler de manière unilatérale les ressources précieuses du Nil et, ce faisant, désavantager ses voisins".

Le dirigeant républicain a souligné qu'il espérait trouver une formule garantissant un approvisionnement en eau prévisible pour l'Egypte et le Soudan, et permettant à l'Ethiopie de vendre ou de fournir de l'électricité aux deux pays en aval.

Dans ce courrier, avec copie aux dirigeants saoudien, émirati, éthiopien et soudanais, M. Trump salue le rôle joué par l'Egypte dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et il dit "sincèrement espérer que cette dispute légitime à propos du GERD ne mènera pas à un conflit armé majeur entre l'Egypte et l'Ethiopie".

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré en septembre son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique, malgré les tensions générées avec l'Egypte en particulier, qui le qualifie de "menace existentielle", craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau.

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.


Les dernières sanctions américaines ciblent les réseaux de financement des Houthis, selon le Trésor

Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Short Url
  • Depuis 2023, les Houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël

WASHINGTON : L’administration Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ainsi que le transfert de produits pétroliers, d’armes et d’autres équipements dits à double usage, qui auraient financé le groupe.

Cette action cible 21 personnes et entités ainsi qu’un navire, incluant certaines sociétés-écrans présumées au Yémen, à Oman et aux Émirats arabes unis, a indiqué l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor dans un communiqué.

« Les Houthis menacent les États-Unis en commettant des actes de terrorisme et en attaquant des navires commerciaux transitant par la mer Rouge », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions précédentes du Trésor pour faire pression sur les « vastes réseaux de génération de revenus et de contrebande des Houthis, qui permettent au groupe de maintenir sa capacité à mener des activités régionales déstabilisatrices », y compris les attaques en mer Rouge.

Le point central du nouveau paquet de sanctions est Janat Al Anhar General Trading LLC, l’un des nœuds financiers les plus sensibles du réseau extérieur des Houthis.

Bien que la société soit enregistrée aux Émirats, selon des sources consultées par Al-Masdar Online, elle fonctionne pratiquement comme une chambre de compensation pour les transferts d’argent du marché noir liés aux Houthis. Elle traite des fonds utilisés par des commerçants affiliés au groupe pour acheter des marchandises de contrebande, des pièces détachées, du matériel et même des cargaisons liées à l’armement en provenance de Chine et d’autres pays.

Janat Al Anhar relie un réseau de commerçants à Sanaa à des circuits financiers externes aux Émirats et au-delà, permettant aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles hors du système bancaire officiel et à l’abri de la surveillance.

Janat Al Anhar est le nouveau nom commercial d’Abu Sumbol General Trading LLC après sa désignation en 2024 pour soutien à Sa’id Al-Jamal, facilitateur financier des Houthis basé en Iran.

Les sociétés émiraties Al Sharafi Oil Companies Services et Adeema Oil FZC, détenues par Waleed Fathi Salam Baidhani, ainsi qu’Arkan Mars Petroleum DMCC, ont également été désignées comme facilitatrices majeures pour le pétrole et le gaz au profit des Houthis.

« Ces sociétés reçoivent un soutien financier du gouvernement iranien et maintiennent des liens avec des ressortissants iraniens », note le Trésor.

Également sanctionnée, Alsaa Petroleum and Shipping FZC (Alsaa), détenue par le ressortissant iranien Imran Asghar, facilite les transactions financières entre le gouvernement iranien et les sociétés pétrolières affiliées aux Houthis. Alsaa a également agi comme société-écran pour effectuer des paiements et examiner des transactions pour Arkan Mars Petroleum DMCC.

Le Trésor américain a aussi désigné New Ocean Trading FZE (New Ocean) comme agent d’une société yéménite qui se procurait du matériel militaire pour les Houthis.

« New Ocean a importé des dispositifs de communication, des systèmes techniques et de contrôle, des ordinateurs, de l’électronique, du matériel de forage, des matériaux industriels et électriques et des systèmes énergétiques vers les zones contrôlées par les Houthis au Yémen », précise l’agence américaine.

« New Ocean a fourni des services logistiques et financiers à l’importateur de pétrole Houthi Arkan Mars Petroleum Company en tant qu’expéditeur d’une cargaison de carburant entre Sharjah (Émirats) et Ras Isa (Yémen).

« Suite à cette action, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes désignées ou bloquées, situés aux États-Unis ou en possession ou sous contrôle de ressortissants américains, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. »

« De plus, toute entité possédée, directement ou indirectement, à hauteur de 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation par une licence générale ou spécifique délivrée par l’OFAC, ou exemption, la réglementation de l’OFAC interdit généralement toutes les transactions par des ressortissants américains ou aux États-Unis impliquant des biens ou intérêts de personnes bloquées. »

Depuis 2023, les Houthis ont mené de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens face à la guerre israélienne à Gaza.

L’influence régionale de Téhéran a été affaiblie par les attaques israéliennes contre ses proxies, y compris les Houthis au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Short Url

RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com