Tunisie: le Premier ministre procède à un vaste remaniement ministériel

Hichem Mechichi, premier ministre tunisien. (AFP)
Hichem Mechichi, premier ministre tunisien. (AFP)
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Publié le Samedi 16 janvier 2021

Tunisie: le Premier ministre procède à un vaste remaniement ministériel

  • Ce nouveau gouvernement, dans lequel aucun des ministères redistribués n'a été attribué à une femme, doit encore être approuvé par le Parlement
  • «L'objectif de ce remaniement est d'avoir davantage d'efficacité dans le travail du gouvernement», a déclaré M. Mechichi à la presse

TUNIS : Le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a annoncé samedi un vaste remaniement de son gouvernement affectant douze ministères notamment ceux de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé.

Ce nouveau gouvernement, dans lequel aucun des ministères redistribués n'a été attribué à une femme, doit encore être approuvé par le Parlement.

«L'objectif de ce remaniement est d'avoir davantage d'efficacité dans le travail du gouvernement», a déclaré M. Mechichi à la presse.

Son directeur de cabinet Walid Dhahbi est proposé au ministère de l'Intérieur après le limogeage début janvier de l'ancien avocat Taoufik Charfeddine, pilier de la campagne électorale du président Kais Saied.

Le ministre de l'Environnement Mustapha Aroui, en détention pour une affaire de déchets dangereux importés d'Italie, est remplacé par Chiheb Ben Ahmed, PDG du Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Youssef Zouaghi, directeur général de la Douane, obtient le portefeuille de la Justice tandis qu'Hédi Khairi, gynécologue-obstétricien et ancien doyen de la faculté de médecine à Sousse (est), reçoit celui de la Santé.

Les autres ministères concernés sont ceux de l'Industrie, de l'Energie, de la Jeunesse, de l'Agriculture, du Développement régional et de l'Investissement, de la Formation professionnelle et de l'Emploi, de la Culture ainsi que celui des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières.

Par ailleurs, M. Mechichi supprime le ministère chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et de la société civile, et le poste de secrétaire d'Etat aux Finances.

Il avait rencontré quelques heures plus tôt M. Saied, qui avait insisté sur le choix de ministres «dont l'intégrité ne soulève aucun doute», a rapporté un communiqué de la présidence de la République.

«Il n'y a pas de place (dans le gouvernement) pour les personnes faisant l'objet de poursuites judiciaires» ou pour lesquelles «il existe des doutes sur leurs parcours ou leurs comportements qui pourraient porter atteinte à l'Etat et à la crédibilité de ses institutions et à la légitimité de ses décisions», a-t-il souligné, selon le communiqué.

Dix ans après la chute du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011 sous l'effet d'un soulèvement populaire, la Tunisie connait toujours une instabilité politique et des problèmes socio-économiques.

La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les élections législatives de 2019, se déchire alors que l'urgence sociale s'accentue avec la pandémie de coronavirus (175.065 cas, dont 5.528 morts), qui s'ajoute à la hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics.

 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.