France-Algérie: Macron et Tebboune s'engagent à retravailler bientôt ensemble

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune «a assuré son homologue français de sa disponibilité à travailler sur ces dossiers à son retour en Algérie» (Photo, AFP).
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune «a assuré son homologue français de sa disponibilité à travailler sur ces dossiers à son retour en Algérie» (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 25 janvier 2021

France-Algérie: Macron et Tebboune s'engagent à retravailler bientôt ensemble

  • Macron a appelé dimanche soir Tebboune pour s'enquérir de son état de santé et «le féliciter de son rétablissement»
  • Parmi les dossiers prioritaires entre les deux rives de la Méditerranée figure l'épineuse question de la «réconciliation des mémoires» antagonistes sur la colonisation française

ALGER: Le président français Emmanuel Macron et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune se sont engagés à retravailler bientôt ensemble, dès le retour de ce dernier d'Allemagne où il est soigné pour des complications post-Covid, selon un communiqué de la présidence algérienne.

Macron a appelé dimanche soir Tebboune pour s'enquérir de son état de santé et « le féliciter de son rétablissement », précise le bref communiqué.

« Le président Macron a fait part au président de la République de sa volonté de retravailler à nouveau ensemble sur des dossiers d'intérêt commun, notamment sur les enjeux économiques, régionaux et le dossier mémoriel dès le retour du président (Tebboune) » à Alger, ajoute la présidence algérienne.

De son côté, Tebboune « a assuré son homologue français de sa disponibilité à travailler sur ces dossiers à son retour en Algérie », conclut le communiqué sans autre détail.

L'Elysée a confirmé que l'échange téléphonique avait eu lieu et que les deux dirigeants sont convenus de se rappeler après le retour du président Tebboune à Alger.

Tebboune, 75 ans, été opéré « avec succès » du pied droit mercredi dernier en Allemagne, à la suite de « complications » liées à son infection au coronavirus, et doit être de retour à Alger dans les « prochains jours », selon la présidence.  

Aucune date n'a été annoncée pour le retour du chef de l'Etat à Alger.

Parmi les dossiers prioritaires entre les deux rives de la Méditerranée figure l'épineuse question de la « réconciliation des mémoires » antagonistes sur la colonisation française et la guerre d'indépendance (1954-1962).

Macron a promis de prendre des « actes symboliques » pour tenter de réconcilier les deux pays, mais il a exclu de présenter les « excuses » réclamées par Alger, après la publication cette semaine d'un rapport très attendu de l'historien français Benjamin Stora sur le sujet.

Spécialiste reconnu de l'histoire contemporaine de l'Algérie, Stora a proposé notamment de constituer en France une commission « Mémoires et Vérité » qui serait « chargée d'impulser des initiatives communes entre la France et l'Algérie sur les questions de mémoires ».

Son rapport n'a pas encore suscité de réaction officielle à Alger, en l'absence du président Tebboune.

Mais il a reçu un accueil mitigé dans les médias, de certains historiens et de la part de beaucoup d'Algériens qui regrettent l'absence d'excuses pour les « crimes coloniaux » de la France.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.