Shihana Alazzaz, une figure de premier plan du Fonds d’investissement public saoudien

Le poste de direction de Shihana Alazzaz au PIF était dans la logique des choses – elle qui a dû se battre pour arriver là où elle est aujourd'hui. (Photo Fournie)
Le poste de direction de Shihana Alazzaz au PIF était dans la logique des choses – elle qui a dû se battre pour arriver là où elle est aujourd'hui. (Photo Fournie)
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Publié le Mardi 26 janvier 2021

Shihana Alazzaz, une figure de premier plan du Fonds d’investissement public saoudien

  • Dès ses 16 ans, Shihana Alazzaz s'est battue devant les tribunaux pour réclamer l'héritage de sa famille
  • La trajectoire de Shihana Alazzaz est emblématique de l’amélioration constante du statut des femmes dans la société saoudienne depuis 2016 et le lancement de la Vision 2030

RIYAD: Les droits des femmes et leur place dans la société est toujours mise en avant lorsque l’on évoque l’Arabie saoudite. Les interrogations se multiplient pour savoir si un changement a réellement eu lieu ces dernières années, malgré les innombrables femmes ingénieures, gestionnaires et directrices de conseils d’administration, dont le Royaume est fier.

Toujours pas convaincus? Dans ce cas, penchez-vous de plus près sur le cas de Shihana Alazzaz, avocate conseil et secrétaire générale du conseil d'administration du Fonds d'investissement public saoudien (PIF). Elle était assise en face du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, lors d’une réunion historique, dimanche 24 janvier.

Le statut des femmes dans la société saoudienne est en amélioration constante depuis 2016 et  le lancement de la Vision 2030, permettant aux femmes d'exercer des professions et d’accéder à des postes de pouvoir dont elles ne pouvaient que rêver auparavant – et l'histoire d'Alazzaz est un exemple phare de cette nouvelle réalité. 

De nombreux internautes ne s’y sont pas trompés et ont dit sur les réseaux sociaux combien ils avaient été impressionnés par ses qualifications, et sa présence à la réunion, par ailleurs dominée par une présence masculine.

@ibrahimaljallal l'a ainsi décrite sur Twitter comme «un excellent exemple pour les femmes saoudiennes. Sa compétence dans le travail est la même que celle d’un homme».

Shihana Alazzaz a rejoint pour la première fois le PIF en 2017 comme directrice des opérations dans la division juridique. Elle est désormais membre du comité de direction du PIF, ainsi que d'autres comités exécutifs du Fonds. Elle siège également à plusieurs conseils d'administration et comités de conseil d'administration de sociétés en lien avec le PIF.

La force de la volonté

Son ascension vers le succès n'a pourtant pas été facile.

À la mort de son père en 2002, alors âgée de 16 ans, elle s’est présentée devant les tribunaux saoudiens où, emplie de chagrin, elle s’est battue pour l’héritage de sa famille. En possession d'une note manuscrite de son père, elle s'est battue longtemps et avec acharnement pour réaliser les derniers souhaits de son père: que le frère de sa mère soit leur tuteur. Malgré les épreuves, elle a refusé d'être une victime, choisissant plutôt de poursuivre ses objectifs, de continuer ses études, et de réussir sa vie.  

Avec le soutien de sa mère, elle s’est rendue au Royaume-Uni, où elle a obtenu sa licence en droit à la Durham University. Des années plus tard, en 2019, les lois du Royaume sur la tutelle ont fait l'objet d'une refonte majeure, dans le cadre de l’actuelle Vision 2030. Ces changements ont permis aux Saoudiennes de plus de 21 ans d'être autorisées à demander un passeport et à voyager librement, sans l'autorisation d'un tuteur masculin.

D'autres changements apportés dans les nouveaux décrets ont permis aux femmes d'enregistrer un mariage, un divorce, ou la naissance d'un enfant, et de se voir délivrer des documents de famille officiels. Les femmes ont également été autorisées à être les tutrices de leurs enfants.

Shihana Alazzaz a poursuivi ses études, obtenu sa licence, et a exercé le droit à la Cour suprême de New York, ainsi qu’au ministère de la Justice saoudien. Il s'agissait là d'une avancée majeure, car les avocates n'ont été autorisées à exercer leur profession par le ministère de la Justice qu'à partir de 2013.

Une famille atypique

La non-conformité semble avoir été le mot d’ordre dans sa famille.

Son père, Saleh Alazzaz, a choisi également choisi une voie tout aussi peu conventionnelle pour un Saoudien: il était à la fois photographe et auteur – deux domaines auparavant considérés comme tabous dans le Royaume – après avoir abandonné l'université où il suivait des études de génie.

Il a subitement été atteint d’un cancer alors qu'il avait 40 ans. Sa maladie fut un choc pour la famille, et sa mort dix-huit mois plus tard, une catastrophe. Saleh était réputé pour son originalité, son regard perspicace, et sa passion. Certaines de ses œuvres les plus appréciées ont été écrites lorsqu’il était malade.

Avant de rejoindre le PIF, Alazzaz a exercé le droit durant neuf ans dans divers cabinets d'avocats internationaux où elle a acquis de l’expérience dans les services de conseil juridique, les transactions, et les litiges dans divers secteurs. À chaque fois, elle a été saluée pour son travail aux niveaux local, régional et international.

Nommée parmi les 100 femmes les plus puissantes de 2020 par Forbes Middle East, elle a reçu de nombreux prix, dont le Finance Monthly Deal Maker Awards 2016, ainsi que le prix Women in Business Law, décerné par l'International Financial Law Review.

«Mon rôle est de veiller à ce que je ne sois pas la seule. Et de m'assurer que j'encourage beaucoup d'autres femmes à suivre ce parcours complexe», avait-elle déclarée dans une interview accordée à KRCL RadioActive en 2017. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com