L’universitaire libérée appelle à soutenir les innocents détenus en Iran

Kylie Moore-Gilbert était sous le coup d’une condamnation à dix ans de prison pour espionnage en Iran (AP Photo)
Kylie Moore-Gilbert était sous le coup d’une condamnation à dix ans de prison pour espionnage en Iran (AP Photo)
Short Url
Publié le Mardi 26 janvier 2021

L’universitaire libérée appelle à soutenir les innocents détenus en Iran

  • Une universitaire anglo-australienne, détenue en Iran pendant deux ans, s’est exprimée deux mois après sa relaxe
  • Initialement condamnée à dix années de réclusion, elle a bénéficié d’une libération anticipée dans le cadre d’un échange de prisonniers avec l’Iran

LONDRES: Une universitaire anglo-australienne, détenue en Iran pendant deux ans, s’est exprimée deux mois après sa relaxe pour demander la libération des autres innocents actuellement emprisonnés par le régime de Téhéran. 

Kylie Moore-Gilbert a passé plus de deux ans derrière les barreaux dans la capitale iranienne, accusée sans preuves d’espionnage, avant d’être libérée à la fin de l’année 2020. 

Initialement condamnée à dix années de réclusion, elle a bénéficié d’une libération anticipée dans le cadre d’un échange de prisonniers avec l’Iran. 

Aujourd’hui, deux mois après sa libération, elle a tenu à attirer l’attention sur nombre de ses ex-codétenus en Iran. Lundi dernier, elle a déclaré sur Tweeter: «Je suis peut-être libre, mais il y a d’innombrables innocents encore emprisonnés en Iran qui méritent votre soutien.» Elle a identifié dans sa publication un certain nombre de personnalités ou de campagnes liées aux conditions de détention en Iran. 

Elle a en outre fait allusion à «tant et tant d’Iraniens» détenus dans leur propre pays, dont la population carcérale compte officiellement 250 000 personnes.  

Parmi les personnes citées par Mme Moore-Gilbert, il y a Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une citoyenne anglo-iranienne détenue par Téhéran depuis 2016 en raison d’allégations, très fortement contestées, l’accusant d’espionnage et d’une tentative de coup d’État. 

Kylie Moore-Gilbert évoque également le temps passé en détention. Elle tient à remercier ceux qui se sont mobilisés pour obtenir sa libération. 

«Rien ne me rendra jamais ces deux années qui m’ont été volées, mais je vois l’avenir avec force, confiance, et une reconnaissance accrue pour ces deux choses que j’avais longtemps tenues pour acquises: la justice et la liberté», confie-t-elle. 

La détention par l’Iran de ressortissants étrangers, souvent sous le coup d’accusations exagérées liées à des affaires d’espionnage, a longtemps constitué une pomme de discorde entre la République islamique et l’ensemble de la communauté internationale. 

Des associations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, se sont souvent fait le porte-voix de ce problème. Dans une déclaration commune exceptionnelle, en septembre dernier, les gouvernements britanniques, allemands et français (dont des ressortissants sont emprisonnés en Iran) ont exhorté leurs ambassadeurs respectifs à Téhéran à aborder cette question. 

En plus de leur préoccupation relative à la politique iranienne de détention de ressortissants étrangers, ils se sont dit inquiets de la répression des militants des droits de l’homme dans le pays et des pressions exercées sur les médias et les organismes culturels. 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Short Url
  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
Short Url
  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

Short Url
  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.