Alger: lancement d’Africa by IncubMe, incubateur panafricain des nouvelles technologies

Kamel Oumnia (à droite) et Adel Amalou (à gauche) lors de la conférence de presse du lancement d'Africa By IncubMe, le 28 janvier 2021. (Photo fournie par IncubMe)
Kamel Oumnia (à droite) et Adel Amalou (à gauche) lors de la conférence de presse du lancement d'Africa By IncubMe, le 28 janvier 2021. (Photo fournie par IncubMe)
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Publié le Jeudi 28 janvier 2021

Alger: lancement d’Africa by IncubMe, incubateur panafricain des nouvelles technologies

  • La conférence de presse pour le lancement officiel du programme Africa by IncubMe s’est tenue ce jeudi
  • Le programme ambitionne de devenir une sorte d’accélérateur de projets innovants à l’échelle du continent africain, avec un accent mis sur l’intégration des nouvelles technologies

ALGER: La conférence de presse pour le lancement officiel du programme «Africa by IncubMe» s’est tenue aujourd’hui, jeudi, à 11 heures, au Centre international de conférences (CIC) d’Alger, en présence de Yacine Oualid, ministre délégué chargé de l’Économie de la connaissance et des Start-up, des partenaires économiques du projet ainsi que de représentants du corps diplomatique en Algérie.

L’idée du programme est celle d’entrepreneurs algériens basés en Algérie et à l’étranger désireux de créer une sorte d’accélérateur de projets innovants à l’échelle du continent africain, avec un accent mis sur l’intégration des nouvelles technologies.

Prenant la parole lors de la conférence, Yacine Oualid a précisé que ce projet est parrainé aussi bien par son département que par le ministère des Affaires étrangères. Selon lui, le projet contribuera à positionner l’Algérie comme «un pôle d’incubation en Afrique» et à «promouvoir l’écosystème des start-up» dans le pays. «L’innovation est un véritable levier de la croissance économique dans un continent dont la jeunesse innovatrice et dynamique a besoin d’être accompagnée par ce genre de programme.»

Yacine Oualid, ministre délégué chargé de l’Économie de la connaissance et des Start-up
Yacine Oualid, ministre délégué chargé de l’Économie de la connaissance et des Start-up lors de la conférence de presse du lancement d'Africa By IncubMe, le 28 janvier 2021. (Photo fournie par IncubMe)

Selon Kamal Oumnia et Adel Amalou, deux des cofondateurs d’IncubMe – l’initiative qui est derrière ce projet –, ce dernier intègre toutes les parties prenantes (porteurs d’idées, décideurs politiques, entreprises, médias, experts, etc.) et ambitionne de leur permettre de travailler ensemble afin de créer un écosystème à même de «connecter les porteurs d’idées avec les partenaires économiques».

Selon Adel Amalou, «le projet s’appuie sur des partenaires dans de nombreux pays africains, qui sont soit des incubateurs soit des accélérateurs de start-up».

On apprend ainsi qu’un appel à projets sera lancé dans une dizaine de jours sur le site Internet du programme, avec comme objectif d’atteindre 1 200 porteurs de projets en Afrique et dans la diaspora et, au final, la sélection de 20 start-up à faire venir à Alger pour qu’elles bénéficient d’un «accompagnement personnalisé» pendant une durée de six mois.

Les domaines ciblés sont variés: les technologies de l’information et de la communication (TIC), les énergies renouvelables, les objets connectés, l'agrotechnologie, la santé, etc.

Personnes présentes lors de la conférence de presse du lancement d'Africa By IncubMe, le 28 janvier 2021. (Photo fournie par IncubMe)
Personnes présentes lors de la conférence de presse du lancement d'Africa By IncubMe, le 28 janvier 2021. (Photo fournie par IncubMe)

Les différents partenaires économiques qui se sont succédé à la tribune ont tous insisté sur l’importance cruciale, en Afrique, de les mettre en contact direct avec les porteurs d’idées innovantes, d’autant plus que nombre d’entre eux ont des filiales dans plusieurs pays du continent. C’est le cas notamment de la banque Société générale et des groupes Siemens et Castel.

La dimension panafricaine du projet a ainsi été mise en avant et saluée par de nombreux intervenants, à commencer par le ministre lui-même. Tous sont unanimes à dire que le plus gros potentiel de l’Afrique réside dans sa jeunesse.

À un niveau plus local, un nouveau Fonds national de soutien aux start-up a été lancé au mois d’octobre 2020, dans le but de «soutenir l’entrepreneuriat en Algérie».

Différents programmes de soutien aux start-up algériennes, qu’elles viennent du secteur privé ou public, voient désormais le jour. Le programme Innovate Algeria, lancé en septembre 2020 et financé par la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), en est un exemple.

Par ailleurs, des incubateurs dédiés à des start-up dans différents secteurs d’activité sont lancés. C’est le cas notamment de celui qui est dédié aux start-up qui opèrent dans le secteur des transports, baptisé «Naql Tech», inauguré par trois départements ministériels – Transports, Postes et télécommunications et Économie de la connaissance et des Start-up – au mois de décembre 2020.


Arabie saoudite: La technologie révolutionne le diagnostic et le traitement du cancer du sein

L'Arabie saoudite a formé le plus grand ruban rose avec la participation de 10 000 femmes. (Photo, AN).
L'Arabie saoudite a formé le plus grand ruban rose avec la participation de 10 000 femmes. (Photo, AN).
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  • Les diagnostics de cancer du sein ont été multipliés par cinq en dix-sept ans en raison de l'amélioration du dépistage
  • Les progrès réalisés en matière de détection grâce à l'intelligence artificielle pourraient contribuer à améliorer encore les soins contre le cancer

DJEDDAH: Selon des experts de la santé, les progrès technologiques en matière de détection précoce et de traitement du cancer du sein améliorent radicalement les chances de survie, de guérison et de qualité de vie des femmes en Arabie saoudite.

Le cancer du sein est l'un des plus grands défis auxquels sont confrontés les systèmes de santé dans le monde. Des études ont montré qu'une fille née aujourd'hui a une chance sur huit de développer un cancer du sein au cours de sa vie.


Rapprochement Turquie-Israël, un nouvel ambassadeur nommé

Dans les prochains mois, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, devrait également rendre la pareille à son homologue israélien, Isaac Herzog, qui s'est rendu en mars à Ankara (Photo, AFP).
Dans les prochains mois, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, devrait également rendre la pareille à son homologue israélien, Isaac Herzog, qui s'est rendu en mars à Ankara (Photo, AFP).
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  • Ankara nomme un nouvel ambassadeur, quatre ans après l'expulsion du précédent
  • L'ambassadeur connaît la région et a de l'expérience, selon un analyste

ANKARA: La Turquie a nommé un nouvel ambassadeur en Israël, les deux pays s'apprêtant à mettre fin à quatre années de vide diplomatique.

Sakir Ozkan Torunlar a été nommé pour occuper le rôle laissé vacant après l’expulsion des ambassadeurs respectifs des deux puissances en 2018. La mort de 60 Palestiniens tués par les forces israéliennes lors de manifestations près de Gaza avait provoqué la rupture entre Ankara et l’Etat hébreux.

Sa nomination intervient quelques semaines de son homologue israélien en Turquie. Le président Recep Tayyip Erdogan devrait également, dans les mois à venir, se rendre en Israël.

Contrairement aux attentes, Torunlar n’a pas bénéficié d’une nomination politique. C’est un diplomate de carrière expérimenté qui fut consul général à Jérusalem puis ambassadeur en Palestine entre 2010 et 2014. Il a été décoré de l'ordre de l'étoile de Jérusalem par le président palestinien, Mahmoud Abbas.

Selin Nasi, chercheuse non-résidente du programme Turquie d'Eliamep, a indiqué que le choix d'Ankara était vu d’un bon œil par Israël, qui devrait approuver la nomination de Torunlar.

«Auparavant, le ministère des Affaires étrangères prévoyait de nommer Ufuk Ulutas, directeur de la politique étrangère de la Fondation Seta, un organisme pro-gouvernemental turc», a-t-elle signalé, ajoutant que ce dernier était considéré en Israël comme une «personnalité controversée» à cause de ses «opinions anti-israéliennes» et de son manque d'expérience diplomatique.

«Compte tenu des élections parlementaires à venir en novembre, la partie israélienne a, d'une certaine manière, essayé de consolider le processus en nommant son ambassadeur à l'avance, empêchant ainsi toute interférence possible de la politique intérieure», a déclaré Nasi à Arab News.

«La Turquie a également entamé sa saison électorale. Le gouvernement essaye de trouver un équilibre entre les préoccupations intérieures et son engagement à rétablir les liens avec Israël», a-t-elle ajouté.

Selon les experts, Ankara et Tel-Aviv souhaitent approfondir leur coopération dans les domaines du tourisme, de l'énergie, de l'agriculture, des technologies de l'eau, du commerce et de la défense.

Nasi a révélé que la coopération en matière de défense s'était arrêtée après l'incident du Mavi Marmara en 2010, lorsque des commandos israéliens ont pris d'assaut un navire d'aide turc se dirigeant vers Gaza dans le cadre d'une «flottille de la liberté». Neuf membres d'équipage ont péri dans cette attaque.

«L'accostage de la frégate turque Kemalreis au port de Haïfa en marge d'un exercice militaire de   l'Otan, pour la première fois depuis le Mavi Marmara, indique un possible dégel dans ce domaine aussi. Il faudra du temps pour réparer la confiance brisée», a-t-elle ajouté.

L'opposition des deux pays au régime iranien devrait également rapprocher la Turquie et Israël, a-t-elle précisé.

«Plus important encore, en tant que deux acteurs militairement forts dans la région, ces deux pays ont le pouvoir de modifier les équilibres sur le terrain lorsqu'ils coopèrent.»

Toutefois, Nasi a prévenu que les liens de la Turquie avec le Hamas seraient étroitement surveillés par Israël et que la politique intérieure «pourrait encore interférer dans le processus de normalisation».

Selon un sondage d'opinion annuel réalisé par l'Institut Mitvim, un groupe de réflexion israélien sur la politique étrangère, 72% des personnes interrogées souhaitent un renforcement des relations avec la Turquie. Ce chiffre est en hausse de 12 points de pourcentage par rapport au sondage de l'année dernière.

Gallia Lindenstrauss, chargée de recherche à l'Institut d'études de sécurité nationale en Israël, a spécifié que le choix de diplomates de carrière par les deux parties était un bon début pour de meilleures relations, car une diplomatie prudente et habile était nécessaire.

«Il y a quelques défis à relever: Les élections en Israël, les tensions croissantes en Cisjordanie, les élections en Turquie.»

Cependant, elle a affirmé que la décision prise au début de l'année de discuter d'une mise à jour de l'accord de libre-échange de 1996 était «une bonne occasion de voir où développer les relations commerciales déjà florissantes entre les pays».

La reprise par la Turquie de relations diplomatiques complètes avec Israël pourrait également améliorer l'image d'Ankara à Washington, qui a été ternie par ses ventes d'armes à la Russie et ses querelles au sein de l'Otan.

Le rapprochement devrait également stimuler l'industrie touristique turque, a expliqué Lindenstrauss. «Les touristes israéliens affluent à nouveau en Turquie et nous verrons bientôt le retour des compagnies aériennes israéliennes en Turquie», a-t-elle soutenu.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La 100e porte de la Grande Mosquée portera le nom du roi Abdallah ben Abdelaziz

La 100e de la Grande Mosquée de La Mecque (sur la photo ci-dessus) portera le nom du feu roi Abdallah ben Abdelaziz d’Arabie saoudite (Capture d’écran).
La 100e de la Grande Mosquée de La Mecque (sur la photo ci-dessus) portera le nom du feu roi Abdallah ben Abdelaziz d’Arabie saoudite (Capture d’écran).
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  • Les rois saoudiens ont toujours veillé au bon entretien des deux Saintes Mosquées
  • La Grande Mosquée de La Mecque compte 210 portes

DJEDDAH: La 100e porte de la Grande Mosquée de La Mecque portera le nom du feu roi Abdallah ben Abdelaziz d’Arabie saoudite, a annoncé mercredi la Présidence générale des deux Saintes Mosquées.

Le chef de la Présidence, le cheikh Abdulrahman al-Sudais, a déclaré que cette désignation s’inscrivait dans le cadre des efforts déployés par le Royaume afin d’élargir les deux Saintes Mosquées et de fournir un service de qualité permettant aux pèlerins d’accomplir leurs rituels en toute simplicité.

Il a ensuite rappelé que les rois saoudiens avaient toujours veillé au bon entretien des deux Saintes Mosquées.

La Grande Mosquée de La Mecque compte 210 portes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com