Jordanie: réouverture des écoles après près d'un an de fermeture

«J'ai peur de transmettre le virus à mes parents. Par correspondance, les cours sont enregistrés et je peux les répéter jusqu'à ce que la leçon me rentre dans la tête», détaille une élève de terminale. (AFP)
«J'ai peur de transmettre le virus à mes parents. Par correspondance, les cours sont enregistrés et je peux les répéter jusqu'à ce que la leçon me rentre dans la tête», détaille une élève de terminale. (AFP)
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Publié le Dimanche 07 février 2021

Jordanie: réouverture des écoles après près d'un an de fermeture

  • Plus de 773 000 élèves vont retrouver leur classe cette semaine, selon le porte-parole du ministère jordanien de l'Education. Les écoles et universités du pays avaient été fermées mi-mars 2020 pour tenter d'endiguer l'épidémie de Covid-19
  • Les élèves de maternelles, des petites classes élémentaires et de terminales ont été les premiers à faire leur rentrée dimanche, tout comme les 28 000 élèves de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens

AMMAN : Des centaines de milliers d'élèves jordaniens ont repris dimanche le chemin des écoles, après près d'un an de fermeture en raison de la pandémie de coronavirus et au moment où le nombre de cas d'infection di inue dans le royaume.

Plus de 773 000 élèves vont retrouver leur classe cette semaine, selon le porte-parole du ministère jordanien de l'Education. Les écoles et universités du pays avaient été fermées mi-mars 2020 pour tenter d'endiguer l'épidémie de Covid-19.

Les élèves de maternelles, des petites classes élémentaires et de terminales ont été les premiers à faire leur rentrée dimanche, tout comme les 28 000 élèves de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens. Les écoles chrétiennes rouvrent quant à elles lundi.

Puis ce sera progressivement le tour des 1,4 million d'autres élèves du pays, qui retrouveront le chemin des écoles d'ici le 7 mars, ont indiqué les ministères jordaniens de l'Education et de la Santé.

«Je suis très contente car j'ai revu mes copines et mon professeur. On a eu cours, on a bavardé, on a joué et on a mangé ensemble», raconte Mecca, 7 ans, élève au collège scientifique musulman pour filles à Jabal Amman, dans le centre de la capitale jordanienne.

«A la maison je m'ennuyais, être à l'école, c'est bien mieux», assure la fillette, tout sourire.

Le Comité national d'épidémiologie est chargé d'évaluer, d'ici deux semaines, les conséquences de ce retour en classe. Si les résultats sont concluants, les autres élèves pourront faire leur rentrée, explique un de ses membres, Bassam Hijjawi.

«La diminution de la courbe a contribué à ramener progressivement la vie scolaire à la normale dans un protocole sanitaire strict», estime-t-il.

«Je suis pour l'éducation en présentiel car en classe je vois tout de suite si l'élève suit», assure Fadi Ismaïl, professeur à l'école Choukri Chacha à Amman.

«En classe, il y a des échanges permanents. L'élève peut poser des questions. C'est très différent d'étudier sur une plateforme» en ligne, explique-t-il.

Certains élèves, comme Khaled al Kurdi, sont toutefois réticents à un retour physique à l'école.

«J'ai peur de transmettre le virus à mes parents. Par correspondance, les cours sont enregistrés et je peux les répéter jusqu'à ce que la leçon me rentre dans la tête», détaille le garçon de 18 ans, élève de terminale.

La décision de rouvrir les écoles a été prise après une diminution des cas de Covid-19 dans le royaume ces dernières semaines. Depuis mars 2020, 333 855 cas d'infection ont été enregistrés en Jordanie, dont 4 369 décès.

Les vaccinations ont débuté le 13 janvier dans le pays. Jusqu'à présent plus de 40.000 personnes ont reçu une première injection.

 


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.