Paradis fiscaux: la Turquie échappe encore à la liste noire de l'UE

Un manifestant brandit une pancarte indiquant «L'Etat face à la réalité, la précarité de l'emploi, les paradis fiscaux, les suppressions d'emplois» lors d'une manifestation le 9 avril 2016 à Strasbourg (Photo, AFP)
Un manifestant brandit une pancarte indiquant «L'Etat face à la réalité, la précarité de l'emploi, les paradis fiscaux, les suppressions d'emplois» lors d'une manifestation le 9 avril 2016 à Strasbourg (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 12 février 2021

Paradis fiscaux: la Turquie échappe encore à la liste noire de l'UE

  • La Turquie est accusée de ne pas respecter les normes internationales en matière d'échange automatique d'informations fiscales
  • Les 27 États membres vont accepter de retarder une nouvelle fois l'inscription de la Turquie sur la liste noire de l'UE

BRUXELLES : L'Union européenne va accorder à la Turquie un nouveau délai pour respecter ses engagements en matière d'évasion fiscale et lui éviter une inscription sur sa liste noire des paradis fiscaux.  

Cette liste, mise à jour deux fois par an en février et octobre, doit figurer au menu d'une réunion en visioconférence des ministres des Finances de l'UE mardi (Ecofin).  

La Turquie est accusée de ne pas respecter les normes internationales en matière d'échange automatique d'informations fiscales.  

Mais, selon plusieurs sources, les 27 États membres vont accepter de retarder une nouvelle fois l'inscription de la Turquie sur la liste noire de l'UE, après lui avoir déjà accordé il y a un an un délai jusqu'à fin 2020 pour se mettre en règle.  

Des négociations sont toujours en cours au sein de l'UE et un groupe de travail devrait se réunir lundi pour tenter de trouver un compromis avant la réunion de l'Ecofin.  

Pour justifier son retard, la Turquie invoque des vérifications laborieuses pour déterminer la résidence fiscale de ses millions de ressortissants dans l'UE.  

Selon une source diplomatique européenne, un groupe de cinq pays (Autriche, Chypre, France, Grèce, Danemark) défend une ligne dure et exige à minima des conditions strictes, assorties de dates précises, pour accorder un nouveau délai qui serait alors le dernier.  

« Il est important d'être rigoureux et de s'assurer que les pays où des difficultés ont été identifiées prennent des engagements et les respectent », a déclaré un diplomate de l'UE.  

Un autre groupe, autour de l'Allemagne, refuse catégoriquement l'inscription sur la liste noire à ce stade et souhaite « un langage un peu moins fort ».  

Les relations entre l'UE et la Turquie sont tendues depuis qu'Ankara a procédé à plusieurs explorations gazières dans les eaux grecques ces derniers mois, provoquant une crise diplomatique avec Athènes. La Turquie et la Grèce ont cependant repris un dialogue fin janvier.  

Certains États membres souhaitent que la décision concernant la liste noire tienne compte des intérêts européens au-delà des seules questions fiscales.   

D'autres craignent au contraire qu'elle se transforme en arme politique, alors que ses critères étaient censés être techniques et objectifs.  

Cette liste, censée lutter contre l'évasion fiscale des multinationales et des grandes fortunes, avait été créée en décembre 2017 après plusieurs scandales, dont les Panama Papers et LuxLeaks.  

Les sanctions à l'encontre des pays « blacklistés » peuvent inclure le gel de fonds européens. La liste comprend actuellement 12 pays: Anguilla, la Barbade, les Samoa américaines, les Fidji, Guam, les Palaos, Panama, le Samoa, les Seychelles, Trinité-et-Tobago, les Îles Vierges américaines et le Vanuatu. 


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.