L’Égypte attend avec impatience les élections libyennes

Le ministre des Affaires étrangères Sameh Shoukry a déclaré que l'Égypte avait fait de gros efforts pour parrainer le processus de paix et le cessez-le-feu en Libye. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères Sameh Shoukry a déclaré que l'Égypte avait fait de gros efforts pour parrainer le processus de paix et le cessez-le-feu en Libye. (AFP)
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Publié le Jeudi 18 février 2021

L’Égypte attend avec impatience les élections libyennes

  • Huit hauts responsables libyens ont des entretiens clés au Caire dans le cadre d'efforts de réconciliation
  • L'Égypte a l'intention de rouvrir son ambassade dans la capitale libyenne de Tripoli pour la première fois depuis six ans, dans le cadre d’une tentative de rapprochement avec les factions libyennes de l’ouest

LE CAIRE: Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, affirme que l'Égypte restera sérieusement impliquée dans les affaires libyennes afin d’établir la paix et la stabilité dans le pays. Il s'est exprimé lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, au Caire, pour discuter du renforcement de la coopération entre les deux pays.

Sameh Shoukry réaffirme que l'Égypte a déployé de gros efforts pour parrainer le processus de paix et le cessez-le-feu en Libye. Le ministre déclare qu'une délégation a été envoyée dans la capitale libyenne pour des concertations politiques avec les nouveaux dirigeants libyens et pour discuter des possibilités de reprendre le travail à l'ambassade égyptienne de Tripoli et au consulat égyptien de Benghazi.

 Il souligne également que le Caire coopère avec d'autres pays pour préserver l'unité de la Libye et organiser des élections d'ici à la fin de l'année, ajoutant qu'il y aurait également une coopération avec l’émissaire de l'Organisation des nations unies (ONU) pour garantir une solution à la crise libyenne.

Une délégation libyenne de haut niveau est arrivée au Caire jeudi depuis Tripoli. La délégation a discuté des développements récents après la session de dialogue national libyen qui s’est tenue en Suisse.

Le ministre égyptien de l'Électricité et des Énergies renouvelables, Mohammed Shaker, a reçu la délégation libyenne, comprenant huit hauts responsables libyens, venus rencontrer de hauts responsables égyptiens.

L'Égypte a l'intention de rouvrir son ambassade dans la capitale libyenne de Tripoli pour la première fois depuis six ans, dans le cadre d’une tentative de rapprochement avec les factions libyennes de l’ouest.

Cette démarche intervient alors que des préparatifs sont en cours pour former un nouveau gouvernement de transition, derniers efforts de l'ONU pour unifier les deux camps rivaux à l'est et à l'ouest du pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.