L’autorité de développement de Diriyah Gate lance un projet fondé sur l’héritage et les traditions

Une illustration du projet en cours. (Photo fournie par la DGDA).
Une illustration du projet en cours. (Photo fournie par la DGDA).
Short Url
Publié le Samedi 11 juillet 2020

L’autorité de développement de Diriyah Gate lance un projet fondé sur l’héritage et les traditions

  • La DGDA veut créer un environnement qui attractif sur le double plan national et international.
  • La première étape de travaux couvrira 1 320 000 mètres carrés, soit environ la taille de 185 terrains de football

 

JEDDAH : L’autorité de développement de la porte de Diriyah, Diryah Gate  (DGDA) a entamé la première phase du plus grand projet culturel au monde qui coûte 75 milliards de riyals saoudiens environ, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de construction pour la ville de Diriyah dans la province de Riyadh.

Sept kilomètres carrés de la ville historique de Diriyah, située seulement à 15 minutes du nord-ouest de Riyadh, seront transformés en une zone consacrée à la culture, l’hôtellerie, la vente au détail et l’éducation.

Les responsables espèrent que cette destination attirera des visiteurs locaux et internationaux grâce à ses évènements et divertissements de classe mondiale.

Conformément aux normes de conception, de développement et de préservation, la DGDA créera un environnement qui renforce la pertinence de Diriyah au niveau national et international, y compris la préservation du site At-Turaif qui fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO et qui se trouve au cœur du développement.

Une restauration minutieuse de la ville historique de Diriyah a été entreprise pour créer un site patrimonial vivant qui fait écho au passé remarquable de la première capitale d’Arabie saoudite.

La porte de Diriyah est inspirée de l’architecture Najdi. Bien qu’elle soit vieille de 300 ans, cette architecture s’adapte parfaitement au 21ème siècle. Le site comprendra la collection culturelle et patrimoniale la plus accessible du Royaume, dont plus de 20 attractions culturelles saoudiennes.

Le gigantesque projet de la DGDA mettra en vedette des zones de divertissement, de vente au détail et de bureaux, ainsi que des zones culturelles, hôtelières, éducatives et résidentielles de classe mondiale, y compris plus de 20 hôtels, de nombreux musées, un centre commercial animé et plus de 100 restaurants.

Le projet comprend une série de places extérieures et une promenade d'escarpement de 3 kilomètres offrant une vue sur l'historique Wadi Hanifah.

Cette première destination culturelle accueillera une population de 100 000 habitants et espère attirer 25 millions de visiteurs par an - un lieu pour se réunir, explorer, faire les magasins, manger, vivre et travailler.

L'une des premières régions à bénéficier de cette transformation est le quartier de Bujairi. Au cours de l'année à venir, Bujairi connaîtra un développement majeur qui embellira considérablement la région, améliorera les infrastructures et améliorera la qualité de vie de la communauté.

La porte de Diriyah rendra hommage à l'histoire de la ville à travers un aménagement paysager soigné, des pistes cyclables, des sentiers de chevaux et des allées piétonnes ombragées.

Bujairi abritera bientôt le nouveau centre de restauration haut de gamme de Riyad, caractérisé par une vue imprenable sur At-Turaif; Diriyah Art Oasis, l'un des premiers centres dédiés à l'art contemporain en Arabie Saoudite; et l'hôtel Samhan Heritage avec ses 142 chambres de style Najdi.

L’un des aspects-clé du développement faisant partie du plan directeur de la DGDA est la restauration de deux kilomètres carrés de Wadi Hanifah.

Ceci comprendra la restauration des palmeraies et des fermes historiques, ainsi que de nouveaux sentiers pédestres et d’aires de pique-nique pour le plaisir de la communauté. 

Outre Bujairi et Wadi Hanifah, la phase initiale comporte le lancement de l’un des projets d’infrastructure souterraine les plus complexes au monde.

Ceci impliquera le déplacement d'environ neuf millions de mètres cubes de sol, ce qui équivaut à 3 600 piscines olympiques de 50 mètres de long. Le projet, qui creuse à 15 mètres sous le sol, sera constitué de trois kilomètres de tunnels et 10 500 places de parking, utilisant 1,2 million de mètres cubes de béton.

La première étape de travaux couvrira 1 320 000 mètres carrés, soit environ la taille de 185 terrains de football.

« Nous sommes ravis de faire les premiers pas dans notre construction et de passer de la vision à la réalité. La porte de Diriyah deviendra un centre culturel mondial ; un lieu de festivités et de joie, et un moteur pour la culture et le commerce saoudiens », a déclaré Jerry Inzerillo, PDG de la DGDA.

« Notre plan directeur se caractérise par une combinaison puissante du fait d’abriter At-Turaif, joyau du royaume, et du fait de posséder une expérience de plus de 300 ans d'histoire royale et de développement de ressources contemporaines de classe mondiale - tous reflétant la grande vision d’avenir de nos dirigeants bien-aimés », a-t-il ajouté.

Et de poursuivre : « Avec une grande variété d'établissements éducatifs prévus, y compris des académies, des instituts culturels, des musées et des universités, nous allons développer un lieu de grand apprentissage et de curiosité intellectuelle. Remplie de merveilles et de découvertes, la porte de Diriyah laissera nos visiteurs détendus, inspirés et culturellement connectés, et elle est destinée à devenir l'un des plus grands lieux de rassemblement du monde ».

Jonathan Timms, directeur de la conception et du développement de la DGDA, a affirmé : « Une fois achevé, le développement incarnera une nouvelle façon de vivre pour les résidents de Diriyah et pour la grande communauté de Riyad - comprenant une intersection sophistiquée de la vie authentique de style Najdi associée à des services de classe mondiale, le tout dans le confort d'une communauté urbaine à usage mixte. Dans l'ensemble, ce sera une ville améliorée, accessible aux piétons et accessible à pied, profondément enracinée dans le patrimoine et dans l'équité culturelle du Royaume ».
 


L'Iran doit «conclure un accord» avec les Etats-Unis, estime un ex-chef de la diplomatie iranienne

L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif. (AFP)
Short Url
  • L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit"
  • Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui"

PARIS: L'Iran doit "conclure un accord" avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, en faisant des concessions sur son programme nucléaire et en rouvrant le stratégique détroit d'Ormuz, a a suggéré dans une tribune l'ancien chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

L'ex-ministre des Affaires étrangères entre 2013 et 2021, un des architectes de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, n'a plus de rôle officiel au sein du gouvernement, mais c'est la première fois depuis le déclenchement de la guerre par l'offensive militaire américano-israélienne le 28 février qu'une figure de haut rang en Iran se positionne publiquement en faveur d'un accord de paix.

L'Iran, pour éviter davantage de pertes civiles, "devrait tirer parti de sa position dominante non pas pour poursuivre les combats, mais pour proclamer la victoire et conclure un accord qui mette à la fois fin à ce conflit et empêche qu'un nouveau ne survienne", a écrit le diplomate dans une tribune publiée jeudi soir par la revue américaine Foreign Affairs.

Téhéran "devrait proposer de limiter son programme nucléaire et de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée de toutes les sanctions - un accord que Washington aurait refusé par le passé, mais qu'il pourrait accepter aujourd'hui", a-t-il écrit.

"L'Iran devrait également être prêt à accepter un pacte de non-agression avec les Etats-Unis, par lequel les deux pays s'engageraient à ne plus s'attaquer à l'avenir", a encore proposé Mohammad Javad Zarif. Il a aussi évoqué des "échanges économiques" entre les deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis plus de quatre décennies.

Cette tribune a été publiée dans la revue américaine quelques heures après que Donald Trump a menacé mercredi d'intensifier ses frappes et de renvoyer l'Iran "à l'âge de pierre".

"En tant qu'Iranien, indigné par l'agression irresponsable et les insultes grossières de Donald Trump (...) je suis partagé quant à la publication de ce plan de paix dans Foreign Affairs. Je suis néanmoins convaincu que la guerre doit prendre fin à des conditions compatibles avec les intérêts nationaux iraniens", s'est justifié vendredi sur le réseau social X l'ancien chef de la diplomatie.


Le Royaume-Uni déploie un système anti-drones au Koweït

Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne. (AFP)
Short Url
  • "Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique
  • Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement

LONDRES: Le Royaume-Uni a déployé au Koweït le système anti-drones Rapid Sentry, tandis que le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné vendredi une attaque de drone nocturne "irresponsable" contre une raffinerie de pétrole koweïtienne.

"Le régiment de la RAF a déployé au Koweït son système anti-drones Rapid Sentry, d'une grande efficacité", a annoncé jeudi la Royal Air Force britannique.

Il s'agit d'un système de défense aérienne terrestre qui, selon le ministre britannique de la Défense, John Healey, avait été "testé au combat" la semaine dernière, lors de l'annonce initiale du plan de déploiement.

"Le Premier ministre a commencé par condamner l'attaque de drone nocturne irresponsable contre une raffinerie de pétrole koweïtienne", a indiqué Downing Street dans un compte rendu de l'entretien téléphonique entre M. Starmer et le prince héritier du Koweït.

"Ils ont discuté du déploiement du système de défense aérienne britannique Rapid Sentry au Koweït, qui protégera le personnel et les intérêts koweïtiens et britanniques dans la région, tout en évitant une escalade du conflit", a ajouté le communiqué de Downing Street.

Les pays du Golfe, dont le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ont été entraînés dans la guerre au Moyen-Orient, visés par des frappes iraniennes en représailles aux attaques lancées par les États-Unis et Israël le 28 février.


Les églises de Dubaï passent les messes de Pâques en ligne pour des raisons de sécurité

Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
Traditionnellement, la Semaine Sainte est rythmée par des prières communautaires, de grandes réunions familiales et des célébrations religieuses en vue de Pâques. (Photo AFP)
Short Url
  • Les églises de Dubaï annoncent un passage en ligne des messes pendant le week-end de Pâques pour des raisons de sécurité

DUBAÏ : Les églises aux Émirats arabes unis ont annoncé une fermeture temporaire pendant Pâques en raison de préoccupations liées à la sécurité dans un contexte de tensions régionales.

Les églises, dont l’église catholique St. Mary, l’église catholique St. Francis of Assisi et la cathédrale orthodoxe St. Thomas, ont indiqué qu’elles resteraient fermées suite à une directive du gouvernement et que les offices du Vendredi saint seraient diffusés en ligne via leurs chaînes officielles.

« Les paroissiens sont priés de ne pas se rendre dans les locaux de l’église, dans l’intérêt de la sécurité et du bien-être de la communauté », indique l’annonce.

Cette décision représente un changement majeur pour les communautés chrétiennes, particulièrement pendant l’une des périodes les plus sacrées de l’année.

Traditionnellement, la Semaine Sainte est remplie de prières communautaires, de grandes réunions familiales et de célébrations religieuses menant à Pâques.

Sandra Sabbagh, résidente de Dubaï, a déclaré que la Semaine Sainte est l’un des moments les plus attendus de l’année.

« Nous jeûnons pendant presque cinq semaines, et cette semaine est considérée comme très importante pendant notre période de jeûne. Donc oui, c’est décevant. Nous l’attendons depuis le tout début du Carême », a-t-elle expliqué, ajoutant que cette période est habituellement consacrée à se rassembler à l’église avec d’autres.

« Bien sûr, nous sommes attristés, mais en même temps, le gouvernement n’aurait pas pris une telle décision si ce n’était pas pour le bien des gens et leur sécurité. Et bien sûr, nous soutenons ces décisions. Je prie pour que la paix revienne bientôt, que nous puissions traverser cette situation, et que les gens puissent revenir à une vie sûre et paisible, comme nous en avons l’habitude dans ce pays », a-t-elle ajouté.

Bien que les messes diffusées en direct permettent aux fidèles de maintenir un lien spirituel depuis chez eux, beaucoup estiment que l’absence de participation physique rend les célébrations incomplètes, mais ils comprennent l’importance de respecter les règles gouvernementales.

Rachel Henry, résidente de Dubaï, a déclaré que, même si ne pas pouvoir se rendre à l’église est décevant, elle est reconnaissante que la technologie permette à la communauté de se rassembler virtuellement pour le culte.

« Grâce à la technologie et tout, nous pouvons assister en ligne. Donc, le même sentiment de participation est là, mais la perte de ne pas être physiquement présente à l’église se fait toujours ressentir », a-t-elle dit.

« Nous réalisons que tout cela est pour notre sécurité et notre bien-être, et nous souhaitons respecter les règles », a-t-elle ajouté.

Depuis le 28 février, les Émirats arabes unis sont sous attaque de missiles et drones iraniens. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com