La Russie indifférente à un avertissement du Conseil de sécurité sur le sort des enfants syriens

Des enfants syriens dans un camp de réfugiés à Suruç, en Turquie, le 3 avril 2015. Au bout de cinq ans, la situation des enfants syriens reste inchangée, selon les groupes d'aide. (Photo de Shutterstock)
Des enfants syriens dans un camp de réfugiés à Suruç, en Turquie, le 3 avril 2015. Au bout de cinq ans, la situation des enfants syriens reste inchangée, selon les groupes d'aide. (Photo de Shutterstock)
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Publié le Vendredi 26 février 2021

La Russie indifférente à un avertissement du Conseil de sécurité sur le sort des enfants syriens

  • Selon le responsable de la mission humanitaire des Nations unies, la malnutrition est si répandue que ses signes passent désormais inaperçus auprès des parents
  • L'aide humanitaire est restreinte dans la mesure où la plupart des postes frontaliers sont fermés ; l'envoyé russe écarte la possibilité de les rouvrir car cela signifierait « soutenir les terroristes »

NEW YORK - Dans ce qui pourrait être son dernier briefing devant le Conseil de sécurité sur la Syrie, le chef de l'aide humanitaire des Nations unies a une fois de plus averti, jeudi, de la situation catastrophique dans le pays et du lourd tribut qu'elle inflige tout particulièrement aux enfants. Mais la Russie, qui bloque l’ouverture de postes frontières dans le nord-ouest pour acheminer des aides, sous prétexte que cela bénéficierait aux terroristes, s’est montrée intraitable sur ce sujet.

Mark Lowcock a déclaré ce mois-ci qu'il quittait son poste pour passer plus de temps avec sa famille au Royaume-Uni, après quatre ans dans cette fonction. Il a ainsi tiré la sonnette d'alarme sur une crise humanitaire qui, au bout de dix ans de guerre civile, ne fait que s'aggraver. En effet, l'économie fragile de la Syrie connaît une succession de chocs ; la monnaie est en chute libre, le prix des denrées alimentaires a grimpé de 200 %, le chômage est en hausse et 60 % de la population ne dispose pas d'une alimentation sûre et nutritive, a-t-il déclaré.

Des millions de personnes se trouvent contraintes de recourir à des « mesures désespérées » pour survivre, a-t-il ajouté. Les parents se privent de nourriture pour nourrir leurs enfants, qui sont à leur tour contraints de chercher du travail plutôt que d'aller à l'école. Un demi-million d'enfants de moins de cinq ans présentent un retard de croissance, accompagné d'un retard de développement en raison d'une malnutrition chronique.

Si cette crise sévit dans toute la Syrie, elle est particulièrement grave dans le nord-ouest et le nord-est, où, toujours selon M. Lowcock, un enfant sur trois est victime de retards de croissance aux effets irréversibles. Il a affirmé que la malnutrition est si répandue que ses signes passent désormais inaperçus auprès des parents.

« Cette situation entraînera des répercussions irréversibles sur leur développement et leur apprentissage tout au long de leur vie », a-t-il ajouté.

Sonia Khush, directrice de Save the Children en Syrie, a informé le Conseil de sécurité que près de la moitié des enfants syriens grandissent « en n'ayant connu que le conflit, qui envahit tous les aspects de leur vie et les prive de leur enfance ».

Elle a également souligné que « les enfants sont aujourd’hui confrontés à une réalité plus grave qu'à n'importe quel autre moment de ce conflit de dix ans. Plus que jamais, ils ont besoin d'une aide humanitaire, souffrent de la faim, meurent de maladies que l'on peut prévenir, ne vont pas à l'école et sont exposés à des risques en termes de protection ».

Pour Mme Khush, les répercussions combinées de ce conflit, qui a fait des milliers de victimes parmi les enfants, les déplacements forcés, la pauvreté ainsi que la pandémie de Covid-19 ont tous privé de l'éducation des millions de jeunes Syriens ; les filles sont ainsi obligées de se marier pour subvenir aux besoins de leur famille, les garçons partent à la guerre tandis que le travail des enfants devient de plus en plus courant.

Pour elle, les écoles sont supposées être des lieux sûrs où les enfants apprennent et s'épanouissent.  Elles sont en réalité prises d'assaut, exploitées par des groupes armés et parsemées de munitions non explosées.

Parmi les cinq millions de personnes qui ont besoin d'une assistance transfrontalière dans le nord de la Syrie, deux millions sont des enfants et la moitié d'entre eux ont été déplacés plus de dix fois, dans certains cas, a déclaré Mme Khush.

Par ailleurs, la difficulté à accéder à des réserves de nourriture et d'eau suffisantes entraîne une crise alimentaire alarmante.

« Ainsi, ils ont passé des mois sans manger des aliments nutritifs essentiels à leur survie et à leur développement, et le nombre d'enfants qui se couchent le ventre vide chaque soir se chiffre à plusieurs millions », a souligné Mme Khush.

L'année dernière, les équipes des Nations unies n'ont plus pu accéder à trois des quatre points de passage frontaliers par lesquels elles acheminaient l'aide humanitaire provenant des pays voisins. Sous la pression de la Russie et de la Chine qui agissent au nom du régime Assad, les points de passage fermés n'ont pas été rouverts. Dans le nord-ouest du pays, toute l'aide humanitaire destinée à soulager 2,4 millions de personnes ne peut passer que par un seul point de contrôle situé à la frontière turque.

« Sans l'aide acheminée à travers les frontières, les médecins du nord-ouest de la Syrie, comme ceux à qui j'ai parlé, ne pourront plus fournir à ces enfants les soins dont ils ont besoin pour survivre », a déclaré M. Lowcock. « Ils avertissent qu’ils seront bientôt à court de ressources et de fournitures pour poursuivre leurs activités. La situation passera du terrible au catastrophique ».

M. Lowcock, qui est également coordinateur de l'aide d'urgence, a réitéré la position du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui estime que « lorsqu'il s'agit de fournir une aide vitale aux personnes dans le besoin, toutes les voies doivent être ouvertes, et ce de manière permanente ».

M. Lowcock a averti que si le Conseil de sécurité manquait à nouveau de prolonger l'autorisation de l'aide transfrontalière, cela « entraînerait des souffrances et des pertes de vies à une très grande échelle ».

En dépit de ces sombres avertissements, la position de la Russie concernant l'assistance transfrontalière reste inchangée.

« Maintenir les opérations transfrontalières signifie sans aucun doute la poursuite du soutien aux terroristes, qui vivent de ce qu'ils extorquent et de la façon dont ils maîtrisent la contrebande », a déclaré Vassily Nebenzya, représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies.

« Si nous sommes obligés demain de prendre une décision sur l'extension des aides transfrontalières, nous n'aurons malheureusement aucun motif convaincant pour le faire ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Liban: Israël frappe à nouveau Beyrouth après l'avancée de ses troupes dans le sud

Des secouristes se précipitent sur le site d’une frappe israélienne ayant visé un véhicule sur l’autoroute menant à l’aéroport international de Beyrouth le 4 mars 2026. (AFP)
Des secouristes se précipitent sur le site d’une frappe israélienne ayant visé un véhicule sur l’autoroute menant à l’aéroport international de Beyrouth le 4 mars 2026. (AFP)
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  • Israël a mené de nouvelles frappes aériennes à Beyrouth et dans le sud du Liban, ciblant des infrastructures du Hezbollah
  • Les attaques ont fait plusieurs morts, dont un haut responsable du Hamas au Liban, alors que le conflit s’élargit dans le contexte de la guerre régionale impliquant l’Iran et que des appels internationaux à éviter une offensive terrestre se multiplient

BEYROUTH: Israël a lancé de nouvelles attaques contre le Liban jeudi, menant des frappes aériennes pour le quatrième jour après que son armée a progressé dans plusieurs localités frontalières du sud du pays, entraîné dans la guerre régionale.

Des images de l'AFP ont montré tôt jeudi un panache de fumée s'élever au dessus de Beyrouth après une frappe sur le sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran.

L'armée israélienne a déclaré sur Telegram avoir "commencé à frapper l'infrastructure du Hezbollah à Beyrouth".

Elle avait auparavant demandé aux habitants de quitter le quartier, les avertissant qu’elle s’apprêtait à attaquer des cibles qu’elle affirmait être liées au Hezbollah.

Selon l'agence de presse officielle libanaise Ani, une frappe israélienne de drone a aussi tué un haut responsable du Hamas, ainsi que son épouse, dans un camp de réfugiés palestiniens du nord du Liban.

Il s'agit du premier dirigeant du groupe islamiste palestinien tué depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran.

Les autorités libanaises ont par ailleurs annoncé trois nouveaux morts dans des frappes israéliennes ayant visé deux voitures sur l'autoroute menant à l'aéroport de Beyrouth.

Et l'Ani a fait état de trois morts dans une frappe de drone sur un véhicule dans le sud du Liban, sans préciser qui pourrait être à l’origine de cette frappe.

Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei.

- Affrontements "directs" -

Les hostilités entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés mercredi.

L'armée israélienne a annoncé mercredi soir avoir frappé de nombreuses positions du Hezbollah dans la zone méridionale du pays, au sud du fleuve Litani, région dont elle avait pressé les habitants de fuir en début d'après-midi.

Le Hezbollah fera face à "l'agression israélo-américaine" et ne se rendra pas, a assuré son chef Naïm Qassem dans un discours diffusé sur la chaîne de son parti, le premier depuis le début samedi de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran.

Le Hezbollah a revendiqué mercredi au moins 23 attaques contre Israël, dont une à l'aide de drones contre les industries aérospatiales israéliennes dans le centre du pays, ciblant pour la première fois une région aussi éloignée de la frontière.

Il a également dit avoir visé à l'aide d'un "missile de précision" une base militaire du nord du pays.

Dans le sud du Liban, le Hezbollah a rapporté pour la première fois des affrontements "directs" avec des soldats israéliens entrés dans le village de Khiam, à 6 kilomètres de la frontière avec Israël.

L'armée "a mené une nouvelle vague de frappes et démantelé des infrastructures terroristes du Hezbollah dans tout le Liban", indique un communiqué militaire. Parmi ces cibles "figuraient de nombreux sites de lancement de roquettes et de missiles (...) situés au sud du fleuve Litani", "notamment une installation de production" drones.

Aux termes d'une trêve conclue en novembre 2024, seuls les casques bleus de l’ONU et l'armée libanaise sont autorisés à porter des armes au sud du fleuve Litani. Israël était censé retirer l'ensemble de ses forces, mais a maintenu des troupes dans des zones qu’il juge stratégiques et mené des frappes aériennes régulières, invoquant le refus du Hezbollah de déposer les armes.

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homoloque américain Donald Trump et avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il a appelé "à préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre".


Liban: le chef du Hezbollah défiant, les forces israéliennes avancent dans le sud

Le chef du Hezbollah pro-iranien s'est dit mercredi soir déterminé à "faire face" à Israël, dont l'armée est entrée dans plusieurs localités frontalières dans le sud du Liban tout en poursuivant le pilonnage de vastes régions du pays, entraîné dans la guerre régionale. (AFP)
Le chef du Hezbollah pro-iranien s'est dit mercredi soir déterminé à "faire face" à Israël, dont l'armée est entrée dans plusieurs localités frontalières dans le sud du Liban tout en poursuivant le pilonnage de vastes régions du pays, entraîné dans la guerre régionale. (AFP)
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  • Le Hezbollah fera face à "l'agression israélo-américaine" et ne se rendra pas, a assuré son chef Naïm Qassem
  • Israël, qui élargit le champ de ses attaques au Liban, a ordonné mercredi à tous les habitants d'une partie du sud d'évacuer, alors que les autorités libanaises ont recensé 72 morts et 83.000 déplacés depuis lundi

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien s'est dit mercredi soir déterminé à "faire face" à Israël, dont l'armée est entrée dans plusieurs localités frontalières dans le sud du Liban tout en poursuivant le pilonnage de vastes régions du pays, entraîné dans la guerre régionale.

Le Hezbollah fera face à "l'agression israélo-américaine" et ne se rendra pas, a assuré son chef Naïm Qassem dans un discours diffusé sur la chaîne de son parti, le premier depuis le début samedi de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran.

Israël, qui élargit le champ de ses attaques au Liban, a ordonné mercredi à tous les habitants d'une partie du sud d'évacuer, alors que les autorités libanaises ont recensé 72 morts et 83.000 déplacés depuis lundi.

Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei.

Le Hezbollah a revendiqué mercredi au moins 15 attaques contre Israël, dont une à l'aide de drones contre les industries aérospatiales israéliennes dans le centre du pays, ciblant pour la première fois une région aussi éloignée de la frontière.

Il a également dit avoir visé à l'aide d'un "missile de précision" une base militaire du nord du pays.

Dans le sud du Liban, le Hezbollah a rapporté pour la première fois des affrontements "directs" avec des soldats israéliens entrés dans le village de Khiam, à six kilomètres de la frontière avec Israël.

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a annoncé avoir observé "plusieurs mouvements et activités militaires de l'armée" israélienne dans des localités frontalières dont Khiam.

Des vidéos de l'AFP montrent deux chars israéliens avancer dans des quartiers résidentiels de ce village.

L'armée israélienne a de son côté annoncé avoir déployé "sur plusieurs positions" du sud du Liban des soldats, avec des unités "de l'infanterie, des blindés et du génie".

Dans le même temps, l'armée israélienne a demandé aux habitants d'évacuer une vaste zone dans le sud du Liban, entre la frontière avec Israël et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Fausses alertes 

L'aviation israélienne a elle élargi le champ de ses frappes, visant pour la première fois un hôtel à Hazmieh, une banlieue chrétienne de Beyrouth proche du palais présidentiel et de nombreuses missions diplomatiques.

Des images de l'AFP ont montré le bâtiment de l'hôtel Comfort dont certaines chambres sont éventrées, et des blessés recevant des soins à la réception. Il n'a pas été possible de savoir quelle cible était visée par cette attaque.

Lena, une habitante de ce quartier résidentiel cossu, affirme avoir cru que la banlieue sud qu'il surplombe était visée.

"Je me suis bien trompée. A deux pas de chez moi, un hôtel était la cible cette fois-ci", dit à l'AFP cette femme de 59 ans.

Dans le même temps, des habitants de plusieurs régions libanaises ont indiqué à l'AFP avoir reçu un message enregistré au téléphone leur demandant d'évacuer, provoquant la panique. L'AFP n'a pas pu s'assurer de la véracité de ces alertes.

L'un de ces appels est parvenu au poste-frontière de Masnaa avec la Syrie, qui a été brièvement fermé avant de vérifier qu'il s'agissait d'une fausse alerte, a indiqué un responsable de sécurité à l'AFP.

La banlieue sud visée 

Une série de frappes a en outre visé mercredi matin la banlieue sud de Beyrouth, après des ordres d'évacuation de l'armée israélienne.

L'une des frappes a visé un immeuble proche d'un important hôpital, selon un photographe de l'AFP.

Au sud de la capitale libanaise, des attaques ont visé Aramoun et Saadiyat, des zones résidentielles qui ne font pas partie des bastions du Hezbollah.

Les frappes ont également visé un immeuble de quatre étages dans la ville millénaire de Baalbeck, dans l'est du Liban, où le Hezbollah est fortement implanté.

Trois secouristes ont été tués alors qu'ils portaient assistance à des personnes blessées dans des explosions dans le district de Tyr (sud), selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Les parties belligérantes doivent respecter le droit international humanitaire et protéger les professionnels de santé", a-t-il rappelé.

 


Turquie: un missile tiré depuis l'Iran se dirigeant vers l'espace aérien turc a été détruit 

Un missile tiré depuis l'Iran qui se dirigeait vers l'espace aérien turc a été détruit par les systèmes de défense de l'Otan basés en Méditerranée orientale, a affirmé mercredi le ministère turc de la Défense. (AFP)
Un missile tiré depuis l'Iran qui se dirigeait vers l'espace aérien turc a été détruit par les systèmes de défense de l'Otan basés en Méditerranée orientale, a affirmé mercredi le ministère turc de la Défense. (AFP)
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  • "Un missile balistique tiré d'Iran se dirigeant vers l'espace aérien turc après avoir survolé les espaces aériens irakien et syrien, a été intercepté et neutralisé à temps par les éléments de défense aérienne et antimissile de l'Otan"
  • "Toutes les mesures nécessaires à la défense de notre territoire et de notre espace aérien seront prises avec fermeté et sans hésitation. Nous vous rappelons que nous nous réservons le droit de répondre à toute action hostile contre notre pays"

ANKARA: Un missile tiré depuis l'Iran qui se dirigeait vers l'espace aérien turc a été détruit par les systèmes de défense de l'Otan basés en Méditerranée orientale, a affirmé mercredi le ministère turc de la Défense.

"Un missile balistique tiré d'Iran se dirigeant vers l'espace aérien turc après avoir survolé les espaces aériens irakien et syrien, a été intercepté et neutralisé à temps par les éléments de défense aérienne et antimissile de l'Otan déployés en Méditerranée orientale. (...) L'incident n'a fait ni victimes ni blessés", a affirmé le ministère turc dans un communiqué publié sur X.

"Toutes les mesures nécessaires à la défense de notre territoire et de notre espace aérien seront prises avec fermeté et sans hésitation. Nous vous rappelons que nous nous réservons le droit de répondre à toute action hostile contre notre pays", a ajouté le ministère.

Un débris appartenant à une munition de défense aérienne est tombé dans le district de Dörtyol, dans la province de Hatay, dans le sud-est du pays, a précisé le ministère.

"Toute action hostile recevra la réponse appropriée dans le cadre du droit international. La consultation et la coopération avec l'OTAN et nos alliés se poursuivront tout au long de ce processus", a de son côté affirmé sur X le directeur des communications de la présidence turque Burhanettin Duran.

"Nous réitérons notre avertissement à toutes les parties : elles doivent s'abstenir de toute action susceptible d'exacerber les tensions dans la région", a-t-il conclu.