Un navire israélien touché par une explosion au Moyen-Orient

Le MV Helios Ray a été touché par une explosion. (MarineTraffic.Com)
Le MV Helios Ray a été touché par une explosion. (MarineTraffic.Com)
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Publié le Samedi 27 février 2021

Un navire israélien touché par une explosion au Moyen-Orient

  • La société de renseignement maritime Dryad Global a identifié le navire sinistré comme étant le MV Helios Ray, un cargo de véhicules qui bat pavillon des Bahamas ; l'équipage et le navire seraient en sécurité
  • Selon le site web MarineTraffic.com, le Helios Ray était sur le point de pénétrer dans la mer d'Oman vers 6 heures GMT vendredi, avant de faire demi-tour et de repartir vers le détroit

DUBAÏ - Émirats arabes unis : Un navire de charge israélien a été touché par une explosion alors qu'il quittait le Moyen-Orient vendredi. Cet incident ravive les inquiétudes concernant la sécurité des navires dans la région, dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et l'Iran.

Le bureau des opérations commerciales maritimes du Royaume-Uni, qui relève de la marine britannique, a indiqué que l'équipage et le navire étaient en sécurité. Cette explosion survenue dans le golfe d'Oman a contraint le navire à se diriger vers le port le plus proche.

Par ailleurs, la société de renseignement maritime Dryad Global a identifié le navire sinistré comme étant le MV Helios Ray, un cargo de véhicules qui bat pavillon des Bahamas.

Le navire a également été identifié comme étant le MV Helios Ray par un autre agent de sécurité privé, qui s'est entretenu avec l'Associated Press sous le couvert de l'anonymat pour discuter de questions de renseignement.

Selon le site web MarineTraffic.com, le Helios Ray était sur le point de pénétrer dans la mer d'Oman vers 6 heures GMT vendredi, avant de faire demi-tour et de repartir vers le détroit d'Ormuz. Il avait quitté Dammam, en Arabie Saoudite, et se dirigeait vers Singapour, destination toujours indiquée sur son tracker.

Cette explosion survient dans un climat de violations répétées par Téhéran de l'accord nucléaire de 2015, conclu avec les puissances mondiales, dans le but d'exercer une pression sur Washington. En effet, l'Iran cherche à contraindre Biden à alléger les sanctions imposées sur ce pays en vertu de l'accord que l'ancien président Donald Trump a abandonné trois ans auparavant.

Le capitaine Ranjith Raja de l'entreprise de données Refinitiv a déclaré à l'AP que « le navire appartenant à Israël avait quitté le golfe Arabique jeudi à destination de Singapour. Vendredi à 02h30 GMT, le navire a fait une halte d'au-moins neuf heures à l'est d'un port principal d'Oman avant de faire un virage à 360 degrés pour naviguer en direction de Dubaï, probablement pour évaluer les dégâts et effectuer des réparations », a-t-il précisé.

Si les détails de l'explosion restent vagues, deux responsables de la défense américaine ont déclaré à l'AP que l'explosion a fait deux trous sur le côté bâbord du navire et deux trous sur le côté tribord, juste au-dessus de la ligne de flottaison. Selon eux, la cause de ces trous n'était toujours pas claire. C'est sous le couvert de l'anonymat qu'ils se sont entretenus avec l'AP pour évoquer des informations non publiées sur les incidents.

La base de données des Nations unies sur les navires a révélé que l'armateur du navire était la société Ray Shipping Ltd, basée à Tel-Aviv. Ray Shipping n'a pas répondu aux appels téléphoniques de vendredi.

Abraham Ungar, 74 ans, connu sous le nom de « Rami », est le fondateur de Ray Shipping Ltd. Ayant fait fortune dans le transport maritime et la construction, il compte parmi les hommes les plus riches d'Israël.

Selon l'Académie navale de Nikola Y. Vaptsarov, où M. Ungar donne des cours de soutien et de formation maritime, il possède des dizaines de navires de transport de voitures et emploie des milliers d'ingénieurs.

La 5e  flotte de la marine américaine, basée à Bahreïn, a déclaré qu'elle était « consciente et surveillait  la situation ». L'Administration, une agence du Département américain des transports, a averti les armateurs commerciaux samedi matin de l'explosion et a exhorté les navires à « se montrer prudents quand ils transitent » dans le golfe d'Oman.

Bien que les circonstances de l'explosion restent confuses, Dryad Global a déclaré que l'explosion provenait très probablement d'une « action militaire irrégulière de l'Iran ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.