Le mannequin maroco-britannique Nora Attal exprime son soutien à l'Asie face au racisme

La mannequin maroco-britannique Nora Attal a donné son opinion sur Instagram. (AFP)
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Publié le Jeudi 04 mars 2021

Le mannequin maroco-britannique Nora Attal exprime son soutien à l'Asie face au racisme

  • « C'est révoltant... Les gens utilisent les Asiatiques comme des boucs émissaires pour exprimer leur colère. »
  • Plus tôt cette semaine, Huda Kattan avait étalement utilisé Instagram afin d’exprimer son indignation

DUBAÏ: Le mannequin maroco-britannique Nora Attal a utilisé Instagram cette semaine pour dénoncer la violence dont la communauté asiatique est victime au Royaume-Uni, en pleine pandémie de coronavirus.

Sur Instagram Stories, elle a partagé une image provenant d’une page qui révèle qu'un professeur d'université a été attaqué par un groupe d’individus dans la ville de Southampton.

Instagram/@noraattal
Instagram/@noraattal

 

 

Elle commente ce triste fait divers en ces termes: «C'est révoltant... Les gens utilisent les Asiatiques comme des boucs émissaires pour exprimer leur colère.»

Plus tôt cette semaine, Huda Kattan, magnat de la beauté américano-irakienne, avait étalement utilisé Instagram afin d’exprimer son indignation. «Malheureusement, ces événements alarmants ont bien peu attiré l'attention des médias, et ce n'est pas normal», a-t-elle ainsi écrit dans un message qu'elle a partagé lundi sur la page Instagram de sa marque de maquillage, Huda Beauty.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ateliers calligraphie dans l’Alliance française d’Arabie Saoudite

Les apprenants de l’Alliance française de Djeddah (Photo, fournie)
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  • L’Alliance française en Arabie saoudite initie et forme chaque année plus de 3 000 Saoudiens et expatriés à la langue française
  • Ces ateliers inédits ont réuni plus de 30 apprenants de tous horizons, pour célébrer la francophonie, le plurilinguisme et l’échange interculturel

MONTRÉAL: À l’occasion du festival de la Francophonie, l’Alliance française d’Arabie saoudite a organisé, en coopération avec l’ambassade de France à Riyad et le consulat général à Djeddah, trois ateliers de calligraphie arabe guidés par de jeunes artistes saoudiens, à Al Khobar, Djeddah et Riyad, en dépit de toutes les contraintes liées à la crise sanitaire.   

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Ateliers de calligraphie arabe guidés par de jeunes artistes saoudiens (Photo, fournie)  

Le jeudi 1er avril, pendant près de trois heures, l’artiste Osamah Abdelaziz a partagé sa passion avec les apprenants de l’Alliance française de Djeddah, qui découvraient cet art pour la toute première fois. Une opportunité pour eux de s’exercer avec des mots arabes qui ont une influence sur la langue française: café, safran, guitare, sucre… et bien d’autres!   


Les arbres victimes du bruit, même quand le silence revient

Des arbres sur une parcelle forestière près de Vologda, à 500 kilomètres au nord-est de la capitale russe Moscou, le 16 mars 2021 (Photo, AFP)
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  • La pollution sonore liée aux activités humaines a largement augmenté depuis le milieu du siècle dernier, une situation qui a poussé les biologistes à se pencher sur son impact sur la faune et la flore
  • Des scientifiques américains ont étudié des arbres exposés pendant 15 ans à un niveau élevé de bruit artificiel, au Nouveau Mexique

PARIS: Industrie, construction de routes ou de bâtiments... Non seulement le bruit nuit aux arbres et à la diversité des plantes, mais son impact négatif peut durer bien après le retour du silence, selon une étude publiée mercredi. 

La pollution sonore liée aux activités humaines a largement augmenté depuis le milieu du siècle dernier, une situation qui a poussé les biologistes à se pencher sur son impact sur la faune et la flore. 

De précédentes études ont déjà examiné les effets à court terme du bruit --qui chasse les pollinisateurs tels que les insectes-- sur les arbres, mais peu de chercheurs ont enquêté sur les impacts à long terme. 

Des scientifiques américains ont étudié des arbres exposés pendant 15 ans à un niveau élevé de bruit artificiel, au Nouveau Mexique. 

Selon l'étude publiée dans Proceedings of the Royal Society B, ils ont découvert une réduction de 75% de jeunes pousses de pins à pignon dans les zones bruyantes par rapport aux zones plus calmes. 

Ils ont ensuite examiné les zones où la pollution sonore avait disparu pour voir quelle était la réaction des arbres, partant de l'hypothèse que ces populations (genévriers et pins à pignons) allaient se remettre rapidement, dès que les geais qui dispersent les graines reviendraient sur la parcelle redevenue silencieuse. 

Mais à l'inverse, ils ont observé un déclin à long terme du nombre de nouvelles pousses, les oiseaux refusant de revenir sur ces sites. 

« Les effets de la pollution sonore provoquée par l'Homme s'infiltrent dans la structure de ces communautés forestières », a commenté Clint Francis, biologiste à l'université polytechnique de Californie, co-auteur de l'étude. « Ce que nous constatons, c'est que faire disparaitre le bruit ne signifie pas nécessairement une reprise des fonctions écologiques ». 

Parce que les animaux pollinisateurs peuvent rester à l'écart même si le bruit cesse: « Des animaux comme le geai buissonnier sont sensibles au bruit et apprennent à éviter certaines zones », a expliqué Jennifer Phillips, autre co-auteur de l'étude. 

« Cela peut prendre du temps aux animaux pour redécouvrir ces zones précédemment trop bruyantes et nous ne savons pas combien de temps », a-t-elle ajouté, plaidant pour que les nuisances sonores soient prises en compte dans l'évaluation des impacts de l'urbanisation sur la nature. « Je pense vraiment que la pollution sonore et d'autres polluants sensoriels comme la lumière, ne sont pas suffisamment pris en compte ». 


La première revue de philosophie d'Arabie saoudite fait œuvre de pionnier

Le Saudi Journal of Philosophical Studies (SJPS) a été initié par la plate-forme culturelle Mana, créée il y a deux ans. (Fourni)
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  • La première édition de la revue comporte des articles rédigés par des philosophes originaires de pays non arabes, plus particulièrement d'Allemagne et des États-Unis
  • Le prochain objectif poursuivi par la communauté philosophique saoudienne est d'enseigner la philosophie dans les universités saoudiennes en tant que discipline académique indépendante

DJEDDAH: La première revue de philosophie d'Arabie saoudite vient de paraître. Sa rédactrice en chef a annoncé que le pays était le théâtre d’une «renaissance philosophique évidente». Le Saudi Journal of Philosophical Studies (SJPS) («Journal saoudien d'études philosophiques») a été initié par la plate-forme culturelle Mana, créée voici deux ans.

Selon sa rédactrice en chef, Sarah al-Rajhi, l'objectif principal de cette revue consiste à aider les chercheurs saoudiens, arabes et occidentaux à publier leurs travaux gratuitement et selon des normes scientifiques précises.

«La philosophie définit le niveau de connaissance dans toutes les cultures», a-t-elle déclaré à Arab News. «Il ne fait aucun doute que l'Arabie saoudite assiste aujourd'hui à une renaissance philosophique évidente qui va se traduire par la publication d'une revue philosophique académique, gérée par un comité de lecture. Chez Mana, nous nous efforçons de former les chercheurs à la rédaction de textes philosophiques et de créer une collection de ce genre de textes. Outre notre plate-forme en ligne, nous poursuivrons cet objectif à travers notre revue à comité de lecture.»

Sarah al-Rajhi explique que le conseil consultatif du SJPS regroupe douze grands penseurs et philosophes du monde arabe et de l'Occident, un nombre adéquat dans la mesure où chacun des membres représente une orientation et une école de pensée particulière.

Le choix des chercheurs repose sur des critères précis, notamment leurs travaux de recherche, leur notoriété auprès de la communauté des chercheurs scientifiques, leur «riche production philosophique» ainsi que leur appartenance à différentes régions du monde.

Le conseil consultatif compte des membres originaires d'Arabie saoudite, des États-Unis, d'Australie, du Royaume-Uni, du Sénégal, d'Égypte, de Tunisie, de Libye et d'Algérie.

Mme Al-Rajhi explique que, depuis sa création, le SJPS a reçu bon nombre d'articles de recherche rédigés dans différentes langues et provenant de plusieurs pays. 

«Nous avons confié l'évaluation de ces recherches à des conseillers proches, car la revue dispose d'une liste de conseillers hautement qualifiés. Nous avons rejeté certaines recherches qui ne répondaient pas aux normes requises pour la publication. Nous avons par ailleurs fourni à leurs auteurs les rapports des conseillers compétents, afin de les aider à parfaire et développer leurs recherches.»