Tunisie: au moins 39 migrants morts dans deux naufrages

Un bateau, bondé de migrants, chavire en mer Méditerranée, au large des côtes tunisiennes. (Reuters)
Un bateau, bondé de migrants, chavire en mer Méditerranée, au large des côtes tunisiennes. (Reuters)
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Publié le Mercredi 10 mars 2021

Tunisie: au moins 39 migrants morts dans deux naufrages

  • La garde nationale maritime tunisienne a secouru 139 migrants mardi et repêché 14 corps dont ceux de quatre enfants
  • Des embarcations continuent à prendre la mer chaque jour, en dépit de conditions météo difficiles

TUNIS : Au moins 39 migrants ont péri mardi dans le naufrage de deux embarcations de fortune au large de la Tunisie et plus de 160 autres originaires de différents pays d'Afrique ont été secourus, au moment où des ONG s'inquiètent d'une augmentation des départs clandestins.

Ces candidats à l'exil étaient partis dans la nuit de lundi à mardi de la région de Sfax (est) pour tenter de rallier illégalement l'Europe, en dépit d'une mauvaise météo hivernale.

La Garde nationale maritime tunisienne, aidée par un bateau de pêche, a secouru 165 migrants et a récupéré 39 corps au large de l'archipel de Kerkennah, près de la ville portuaire de Sfax, selon le dernier bilan communiqué par le ministère de la Défense.

Au moins neuf femmes et quatre enfants sont décédés, a indiqué à l'AFP Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale.

Trois bateaux de la marine nationale et deux de la Garde nationale ainsi que des plongeurs militaires et civils ont poursuivi les recherches toute la journée.

Elles ont été «suspendues temporairement en raison de la nuit et du mauvais temps», a indiqué mardi soir à l'AFP Mohamed Zekri, porte-parole du ministère de la Défense.

Les survivants ont été pris en charge par le Croissant-Rouge de Sfax, chargé de fournir couvertures et nourriture dans l'attente de leur trouver un lieu d'accueil.

L'année écoulée a été marquée par une multiplication des départs de ce type en Méditerranée centrale, route migratoire la plus meurtrière au monde pour les candidats à l'exil vers l'Europe.

Ces embarcations continuent de prendre la mer chaque jour, en dépit de conditions météorologiques difficiles.

Du côté italien, entre le 1er janvier et le 7 mars, 5 685 migrants sont arrivés clandestinement par la mer, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dont plus de 1 500 via la Tunisie et 3 500 via la Libye voisine. C'est plus du double par rapport à la même période de l'année précédente.

En 2021, «l'augmentation des départs continue» depuis la Tunisie, souligne Romdhane Ben Amor, du Forum tunisiens pour les droits économiques et sociaux.

Cette ONG tunisienne de défense des droits a décompté 94 bateaux interceptés depuis le début de cette année et 1 736 personnes arrêtées avant de prendre la mer, également environ le double sur un an.

Comme souvent l'hiver, lorsque la traversée est plus périlleuse et un peu moins coûteuse, la proportion de migrants étrangers est relativement élevée.

En janvier et février, 54,9% des personnes interpellées venaient d'Afrique subsaharienne, selon l'ONG.

 «Pandémie»

Les Tunisiens constituent néanmoins la première nationalité à arriver clandestinement en Italie. 

Mais la proportion d'étrangers partant de Tunisie --essentiellement des ressortissants de pays d'Afrique subsaharienne-- a augmenté ces deux dernières années, d'après le Forum.

Les naufragés de mardi venaient pour la plupart de cette zone.

Vingt-deux migrants de différents pays d'Afrique partis de Sidi Mansour (est), non loin de Sfax, ont été portés disparus en février et 25 autres ont été secourus par la marine tunisienne à une centaine de kilomètres au nord-ouest de l'île italienne de Lampedusa.

En janvier, la même marine a intercepté au large des côtes tunisiennes cinquante migrants pour la plupart originaires d'Afrique subsaharienne, également partis de Sidi Mansour.

«Cette augmentation est liée à la dégradation de la situation sociale, notamment avec la pandémie» de coronavirus, estime M. Ben Amor.

Les restrictions sanitaires ont été dévastatrices pour les emplois précaires dans le tourisme, la restauration ou la construction, fragilisant les migrants installés en Tunisie, et la crise politique laisse peu de perspectives d'améliorations sociales à court terme.

«Les pertes d'emplois qui ont touché les Tunisiens ont touché encore plus fort les migrants étrangers, très précaires», abonde Matt Herbert, expert chez Global Initiative, organisation non gouvernementale d'expertise sur le crime organisé. «Certains travaillent en Tunisie avec l'idée de partir un jour en Europe» mais la perte de leur emploi peut précipiter leur départ, a-t-il souligné.

Au moins 252 migrants ont péri depuis le 1er janvier 2021 en Méditerranée, et 1 200 en 2020 dont la grande majorité sur cette route centrale, selon l'ONU.

 


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.

 


L'Arabie saoudite condamne l'attaque de drone près de la centrale nucléaire d'Abou Dhabi

 Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
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  • Ministère des Affaires étrangères : L'attentat menace la sécurité et la stabilité régionales
  • Le Koweït, le Bahreïn et le chef de la Ligue arabe expriment également leur condamnation

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné une attaque de drone qui a visé un générateur d'électricité aux Émirats arabes unis, situé à l'extérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d'Al-Dhafra, à Abou Dhabi.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales, et a exprimé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et son soutien à toutes les mesures visant à préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur intégrité territoriale, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les ministères des affaires étrangères du Koweït et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ont également condamné l'attentat.

Le Koweït a déclaré que le fait de viser des installations nucléaires pacifiques constituait une violation flagrante du droit international et représentait un risque pour les civils, l'environnement et la sécurité.

Bahreïn a réaffirmé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et a félicité les forces de défense aérienne d'Abou Dhabi pour leur réponse à la menace.

M. Aboul Gheit a exprimé son soulagement après les déclarations de l'Autorité fédérale de régulation nucléaire des Émirats arabes unis selon lesquelles l'incendie provoqué par l'attaque avait été circonscrit.

L'autorité "a confirmé que l'incendie n'a pas affecté la sécurité de la centrale ou l'état de préparation de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement".

Les Émirats arabes unis n'ont pas précisé qui avait lancé le drone ni son territoire d'origine.

L'attaque s'est produite pendant un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, alors que près de 40 pays préparent des efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé depuis fin février, ce qui a perturbé les marchés du pétrole et du gaz.


Le ministère de la défense saoudien annonce l'interception de trois drones en provenance de l'espace aérien irakien

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
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  • Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité
  • M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien

RIYAD: L'Arabie saoudite a déclaré dimanche avoir intercepté trois drones qui avaient pénétré sur son territoire depuis l'espace aérien irakien.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité.

M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien.

Bien que les hostilités dans le cadre du conflit iranien aient été largement réduites depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril, des drones ont été lancés depuis l'Irak en direction des pays du Golfe.