Syrie: six civils tués dans des tirs du régime touchant un hôpital d'Idleb

Les frappes ont touché "la cour et l'entrée de l'hôpital (...) situé à l'intérieur d'une grotte, tuant six civils, parmi lesquels un enfant et un employé de l'hôpital".(AFP) 
Les frappes ont touché "la cour et l'entrée de l'hôpital (...) situé à l'intérieur d'une grotte, tuant six civils, parmi lesquels un enfant et un employé de l'hôpital".(AFP) 
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Publié le Dimanche 21 mars 2021

Syrie: six civils tués dans des tirs du régime touchant un hôpital d'Idleb

  • «Les forces du régime ont lancé six obus sur la ville d'Atareb» située dans la province d'Alep, en bordure du gouvernorat d'Idleb
  • Les frappes ont touché la «cour et l'entrée de l'hôpital (...) situé à l'intérieur d'une grotte, tuant six civils, parmi lesquels un enfant et un employé de l'hôpital»

ATAREB : Au moins six civils ont péri dimanche dans des frappes du régime syrien ayant touché un hôpital de la ville d'Atareb, dans le nord-ouest de la Syrie, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la région, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

"Les forces du régime ont lancé six obus sur la ville d'Atareb" située dans la province d'Alep, en bordure du gouvernorat d'Idleb, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. 

Les frappes ont touché "la cour et l'entrée de l'hôpital (...) situé à l'intérieur d'une grotte, tuant six civils, parmi lesquels un enfant et un employé de l'hôpital". 

Onze autres personnes ont été blessées, y compris des membres du personnel de santé.

Le haut responsable humanitaire de l'ONU, Mark Cutts, a qualifié l'attaque d'"alarmante" tandis que le comité international de secours (IRC) l'a condamnée, précisant qu'il s'agit de la 5e attaque contre des installations médicales dans la région depuis le début de l'année. 

"Les établissements de santé sont protégés par le droit international et devraient constituer des refuges sûrs en temps de crise", a déploré Rehana Zawar, directrice de l'IRC pour le nord-ouest de la Syrie.

De son côté, l'agence officielle Sana a fait état dans l'après-midi d'un mort civil et de trois autres blessés dans la chute d'obus tirés par les groupes anti-Damas sur un quartier de la ville d'Alep, sans founir davantage de détails.  

Le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, et quelques groupes rebelles contrôlent environ la moitié de la région d'Idleb et des segments adjacents dans les provinces d'Alep, de Hama et de Lattaquié dans le nord de la Syrie.

La région abrite environ trois millions d'habitants, dont les deux tiers ont été déplacés d'autres régions reconquises par le régime. 

En mars 2020, une trêve précaire est entrée en vigueur -- après une offensive de trois mois ayant déplacé plus au nord près d'un million de personnes, selon l'ONU -- parrainée par la Russie, allié indéfectible de Damas, et la Turquie qui soutient des groupes rebelles.

Malgré des violations répétées, y compris des frappes aériennes russes sur la région, le cessez-le-feu s'est maintenu en un an.

Par le passé, les forces du régime, soutenues par leur allié russe, ont maintes fois visé des hôpitaux de cet ultime grand bastion jihadiste et rebelle, poussant les autorités locales à aménager des hôpitaux souterrains ou nichés dans des grottes.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 337 attaques contre des infrastructures médicales ont eu lieu dans le nord-ouest de la Syrie entre 2016 et 2019.

Selon l'ONU, 70% des médecins et infirmiers ont fui la Syrie au cours des dix années de guerre, tandis que seule la moitié des installations médicales sont encore opérationnelles.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par le régime de Damas, la guerre en Syrie a fait plus de 388 000 morts et des millions de déplacés.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.