Microsoft accélère la réouverture des bureaux et promeut le travail «hybride»

«Les sites de Microsoft dans 21 pays sont déjà en mesure d'accueillir des employés additionnels sur place, soit environ 20% de notre personnel dans le monde» (Photo, AFP).
«Les sites de Microsoft dans 21 pays sont déjà en mesure d'accueillir des employés additionnels sur place, soit environ 20% de notre personnel dans le monde» (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 mars 2021

Microsoft accélère la réouverture des bureaux et promeut le travail «hybride»

  • Le groupe américain, qui emploie quelque 160 000 personnes, devient ainsi la première grande entreprise technologique à présenter son nouveau fonctionnement
  • «Le temps passé en réunion a plus que doublé dans le monde, et 40 milliards d'e-mails supplémentaires ont été envoyés en février de cette année par rapport à l'année dernière»

SAN FRANCISCO: Microsoft a annoncé lundi une réouverture à plus grande échelle de ses bureaux dans le monde avec un système «hybride», mélange de télétravail et de présentiel, un modèle que de nombreuses entreprises se préparent à adopter après la pandémie.

«Après une année pendant laquelle la plupart des employés de Microsoft ont travaillé à distance, plusieurs de nos sites dans le monde sont arrivés à un niveau suffisant selon les règles des gouvernements pour accueillir plus de personnes», a déclaré dans un communiqué Kurt DelBene, un vice-président du géant de l'informatique.

Le groupe américain, qui emploie quelque 160 000 personnes, devient ainsi la première grande entreprise technologique à présenter son nouveau fonctionnement. 

Dans la Silicon Valley, Google et Facebook ont prolongé leur politique de travail à domicile pour la plupart des employés au moins jusqu'à la mi-2021. Twitter l'a étendue indéfiniment. Spotify et Salesforce ont dit vouloir laisser le choix à leurs salariés de revenir au bureau ou pas (ou partiellement).

«Les sites de Microsoft dans 21 pays sont déjà en mesure d'accueillir des employés additionnels sur place, soit environ 20% de notre personnel dans le monde. Le 29 mars, Microsoft va commencer cette transition à notre siège de Redmond (ouest des Etats-Unis, ndlr) et sur les campus adjacents», a indiqué Kurt DelBene.

Le modèle hybride est censé donner plus de flexibilité aux salariés. D'après une étude interne du groupe, 54% d'entre eux sont favorables à une réouverture «en douceur» qui leur donne la possibilité de passer une partie de leur temps de travail dans les bureaux, si les conditions sanitaires sont réunies.

«Sur chacun de nos sites, le modèle du lieu de travail hybride permet de mettre en place un équilibre, avec des services additionnels limités pour ceux qui choisissent de revenir, tout en soutenant ceux qui ont besoin de travailler à distance ou se sentent plus à l'aise ainsi», a précisé le vice-président.

Microsoft, qui édite des logiciels et plateformes de bureautique comme Outlook, Teams ou LinkedIn, a publié mardi une étude sur le travail hybride, à partir de données sur la productivité extraite de ses services numériques et d'une enquête dans une trentaine de pays.

«Le temps passé en réunion a plus que doublé dans le monde, et 40 milliards d'e-mails supplémentaires ont été envoyés en février cette année par rapport à l'année dernière», mentionne un communiqué.

Selon ce rapport, les salariés se sentent paradoxalement plus à l'aise au travail, et cachent moins leurs émotions: «un employé sur six a pleuré avec un collègue pendant l'année écoulée».


Algérie: accord entre Sonatrach et ExxonMobil en vue de développer deux gisements

Une photo montre le logo du géant énergétique algérien Sonatrach (Photo, AFP).
Une photo montre le logo du géant énergétique algérien Sonatrach (Photo, AFP).
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  • L'accord a été signé à Alger par le PDG de Sonatrach Rachid Hachichi et le vice-président Exploration et Nouvelles Opportunités d'ExxonMobil, John Ardill
  • Aucun montant n'a été évoqué pour les investissements prévus, pas plus que les réserves potentielles des deux champs d'hydrocarbures

ALGER: Le groupe pétro-gazier étatique algérien Sonatrach a annoncé jeudi avoir signé un "protocole d'accord" avec le géant américain ExxonMobil en vue du développement des ressources en hydrocarbures dans deux gisements gaziers du sud de l'Algérie.

Les deux compagnies prévoient "d'étudier les opportunités existantes en vue de développer les ressources en hydrocarbures dans le bassin de l'Ahnet (sud) et le bassin de Gourara", a indiqué Sonatrach dans un communiqué.

L'accord a été signé à Alger par le PDG de Sonatrach Rachid Hachichi et le vice-président Exploration et Nouvelles Opportunités d'ExxonMobil, John Ardill.

Aucun montant n'a été évoqué pour les investissements prévus, pas plus que les réserves potentielles des deux champs d'hydrocarbures.

Selon l'expert en énergie américain Geoff Porter, cet accord marque "une importante étape pour Sonatrach qui n'a pas attiré de nouvelles compagnies étrangères depuis des années".

 

L'accord de principe "devrait déboucher sur un contrat d'exploration et production" qui réclamera toutefois des négociations susceptibles de "prendre entre 12 et 36 mois", analyse le spécialiste pour l'AFP.

Cet accord "ouvre de nouvelles perspectives de développement du domaine minier algérien et témoigne de la volonté des deux compagnies de parvenir à mettre en place une exploitation responsable et durable des ressources naturelles", s'est réjoui M. Hachichi, cité dans le communiqué.

M. Ardill a insisté sur l'apport par ExxonMobil de "capacités de pointe", estimant que l'accord est une "première étape importante dans la création d'un partenariat qui contribuera à libérer davantage le potentiel de développement des ressources de l'Algérie".

En juin 2023, le quotidien économique américain Wall Street Journal avait évoqué des "négociations avancées" entre Sonatrach d'un côté et les géants américain Exxon et Chevron pour venir "exploiter pour la première fois" les vastes réserves gazières du pays.

Le journal avait fait état de pourparlers concernant des droits d'exploitation de gisements gaziers conventionnels et de gaz de schiste, un gaz naturel contenu dans des roches argileuses dont l'exploitation par fracturation hydraulique est controversée en raison de son impact sur l'environnement. Le WSJ avait évoqué les bassins de Ahnet, Gourara et Berkine.

Le protocole signé jeudi souligne que les études à venir mettront "l'accent sur l'excellence opérationnelle, l'innovation technologique et le respect de l'environnement".

Selon M. Porter, cet accord est "un signe très positif pour l'Algérie", synonyme de succès pour sa stratégie de diversification des investissements dans l'exploration. En outre, "cela montre que les compagnies énergétiques (étrangères) prennent au sérieux le potentiel de l'Algérie pour garantir la sécurité énergétique de l'Europe".

"L'Algérie est importante pour l'Europe, elle a des réserves de gaz et est stable. Le fait qu'Exxon considère que c'est une bonne destination pour ses investissements va être un signal pour d'autres compagnies", a-t-il ajouté.


Luciano Benetton lâche la présidence de l'empire familial

Le président de l'entreprise italienne de vêtements Benetton, Alessandro Benetton, pose le 24 avril 2012 (Photo, AFP).
Le président de l'entreprise italienne de vêtements Benetton, Alessandro Benetton, pose le 24 avril 2012 (Photo, AFP).
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  • Alessandro Benetton, 60 ans, fils de Luciano Benetton, avait pris en janvier 2022 les rênes de la holding familiale Edizione
  • L'image de la richissime famille avait été ternie après la chute du pont de Gênes

MILAN: Luciano Benetton, cofondateur de l'empire textile éponyme âgé de 89 ans, a annoncé samedi son intention de lâcher la présidence du groupe familial italien, après avoir accusé son directeur général Massimo Renon d'avoir plombé les comptes du groupe.

"J'ai fait confiance et j'ai eu tort. J'ai été trahi au sens propre du terme. Il y a quelques mois, j'ai compris que quelque chose n'allait pas et que l'image du groupe que la direction nous présentait lors des réunions du conseil d'administration n'était pas réelle", a-t-il confié au journal Corriere della Sera.

"Avant de quitter le groupe, j'ai l'intention d'expliquer avec la transparence qui me caractérise ce qui s'est passé sans fuir ma responsabilité", a-t-il assuré.

Selon Luciano Benetton, M. Renon a laissé "un trou de 100 millions d'euros" après quatre années passées à la tête de la célèbre marque de vêtements.

Lors d'un conseil d'administration, "la bombe a éclaté" quand est apparu "soudainement un trou budgétaire dramatique, un choc qui nous laisse sans voix", commente M. Benetton.

"Nous avons perdu quatre ans et cela rend les choses plus difficiles car nous n'avons pas de baguette magique", relève-t-il. "Malheureusement, il y aura des sacrifices à faire", prévient-il.

Redonner vie 

"Le maximum d'efforts sera fait pour retrouver l'énergie des temps meilleurs et redonner vie à cette marque qui représente tant pour notre famille et qui porte notre nom", assure-t-il.

Alessandro Benetton, 60 ans, fils de Luciano Benetton, avait pris en janvier 2022 les rênes de la holding familiale Edizione.

L'image de la richissime famille avait été ternie après la chute du pont de Gênes, géré par l'une de ses filiales, qui a fait 43 morts et braqué les projecteurs sur le mauvais état des infrastructures de transport en Italie.

Pour faire table rase, la famille Benetton a décidé en mars 2023 de changer le nom de son groupe autoroutier et aéroportuaire italien Atlantia, qui s'appelle désormais Mundys.

Créé en 1965 dans le nord-est de l'Italie par quatre frères et soeur, Benetton était connu initialement pour ses petits pulls doux en laine déclinés en de multiples couleurs.

Le succès des "United Colors of Benetton" était ensuite allé grandissant, jusqu'à devenir planétaire entre 1982 et 2000 avec les campagnes publicitaires choc du photographe Oliviero Toscani. Mais la marque a ensuite traversé des périodes plus difficiles.

Luciano Benetton avait repris en 2018 la tête de l'enseigne pour tenter de redresser l'entreprise, mais le recours à Massimo Renon comme directeur général n'a pas donné les résultats escomptés.

"J'avais quitté l'entreprise en 2012 alors qu'elle était en bonne santé, avec un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros et des bénéfices", rappelle M. Benetton.


Le G7 appelle Israël à «garantir» les services aux banques palestiniennes

Le gouverneur de la Banque d'Italie Fabio Panetta (à gauche), le ministre italien de l'Économie et des Finances Giancarlo Giorgetti (à droite) et la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen posent en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Stresa, le 24 mai 2024. (Photo Gabriel Bouys AFP)
Le gouverneur de la Banque d'Italie Fabio Panetta (à gauche), le ministre italien de l'Économie et des Finances Giancarlo Giorgetti (à droite) et la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen posent en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Stresa, le 24 mai 2024. (Photo Gabriel Bouys AFP)
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  • Cet appel survient après la menace brandie cette semaine par Israël de priver les banques palestiniennes d'accès à son propre système bancaire
  • «Couper les banques palestiniennes de leurs homologues israéliennes créerait une crise humanitaire», avait estimé jeudi la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen, présente à Stresa

STRESA, Italie : Le G7 Finances réuni en Italie appelle samedi Israël à «garantir» les services bancaires aux banques palestiniennes, de manière à éviter que des transactions vitales en Cisjordanie occupée soient bloquées, selon un projet de communiqué final obtenu par l'AFP.

«Nous appelons Israël à prendre les mesures nécessaires pour garantir que les services bancaires entre les banques israéliennes et palestiniennes restent en place», exhortent les grands argentiers des pays les plus riches du monde dans ce texte.

Cet appel survient après la menace brandie cette semaine par Israël de priver les banques palestiniennes d'accès à son propre système bancaire.

Une menace qui avait suscité de fortes inquiétudes à Washington. «Couper les banques palestiniennes de leurs homologues israéliennes créerait une crise humanitaire», avait estimé jeudi la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen, présente à Stresa.

Elle avait précisé avoir écrit au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à ce sujet.

«Ces canaux bancaires sont essentiels pour effectuer des transactions permettant près de huit milliards de dollars d'importations en provenance d'Israël, y compris l'électricité, l'eau, le carburant et l'alimentaire, et facilitent près de deux milliards d'exportations par an dont dépendent les moyens de subsistance des Palestiniens», avait-elle souligné.

Dans son projet de déclaration finale, le G7 Finances demande donc que «les transactions financières vitales et les échanges et services essentiels se poursuivent».

Il demande aussi à Israël de «verser à l'Autorité palestinienne les recettes douanières retenues, compte tenu de ses besoins budgétaires urgents».

Israël collecte en effet des taxes douanières au nom de l'Autorité palestinienne, qu'il est censé lui reverser en vertu des accords d'Oslo signés en 1994.

Or après le 7 octobre, Israël a cessé de reverser l'intégralité de ces recettes douanières, arguant refuser de financer le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et qu'elle considère comme une «organisation terroriste».

Les ministres du G7 appellent enfin Israël «à supprimer ou à assouplir les autres mesures qui ont eu un impact négatif sur le commerce, afin d'éviter d'aggraver encore la situation économique en Cisjordanie».