Syrie: appel à la générosité de la communauté internationale après 10 ans de guerre

Le Liban, la Jordanie, la Turquie, l'Irak et l'Egypte ont dû supporter aussi les conséquences de dix ans de guerre entre les rebelles syriens et le régime de Bachar al-Assad. (Photo, AFP)
Le Liban, la Jordanie, la Turquie, l'Irak et l'Egypte ont dû supporter aussi les conséquences de dix ans de guerre entre les rebelles syriens et le régime de Bachar al-Assad. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 29 mars 2021

Syrie: appel à la générosité de la communauté internationale après 10 ans de guerre

  • « Avec l'impact supplémentaire de la COVID-19, il n'y a pas de répit pour les civils en Syrie qui font face à une augmentation de la faim et de la pauvreté, à des déplacements et des attaques continues »
  • L'objectif affiché est de collecter plus de 10 milliards de dollars

BRUXELLES : La communauté internationale est appelée à soutenir financièrement la Syrie, ravagée par dix ans de guerre, et les réfugiés syriens répartis dans tout le Proche-Orient, lors d'une conférence de donateurs organisée lundi et mardi par les Nations unies et l'Union européenne.

« Avec l'impact supplémentaire de la COVID-19, il n'y a pas de répit pour les civils en Syrie qui font face à une augmentation de la faim et de la pauvreté, à des déplacements et des attaques continues », ont souligné dans un communiqué les différents organismes de l'ONU impliqués.

Pour cause de pandémie, cette 5e édition de la « conférence de Bruxelles pour la Syrie » est organisée à distance, réunissant virtuellement quelque 80 délégations – de 50 pays participants, auxquels s'ajoutent des ONG, institutions financières internationales et des agences de l'ONU.

L'objectif affiché est de collecter plus de 10 milliards de dollars: « au moins 4,2 milliards pour la réponse humanitaire à l'intérieur de la Syrie et 5,8 milliards supplémentaires pour soutenir les réfugiés et les communautés d'accueil dans la région », précisent les Nations unies. 

Le Liban, la Jordanie, la Turquie, l'Irak et l'Egypte ont dû supporter aussi les conséquences de dix ans de guerre entre les rebelles syriens et le régime de Bachar al-Assad, est-il rappelé.

Les pays voisins de la Syrie accueillent 80% des réfugiés syriens « dans ce qui reste la plus grande crise de réfugiés au monde », souligne le communiqué. L'aide financière doit notamment faciliter l'accès à l'enseignement pour les enfants réfugiés dans ces pays.

En juin dernier, la précédente édition de la conférence des donateurs s'était soldée par des promesses de financement à hauteur de 5,5 milliards de dollars pour l'année 2020, toujours selon l'ONU.

De son côté la Commission européenne avait évoqué « des engagements » totalisant 7,7 milliards de dollars, dont une part de près de 30% correspondant à des promesses pour 2021.

L'UE et ses 27 Etats membres revendiquent d'avoir contribué pour les deux tiers de ce total de 7,7 milliards.

Au premier jour de la conférence, lundi, différentes plateformes de débat sont prévues, incluant notamment des ONG et les pays d'accueil de réfugiés, tandis que la réunion de toutes les délégations (« au moins 77 ») aura lieu mardi, selon un communiqué des services de Josep Borrell, chef de la diplomatie de l'UE.

Le montant des engagements devrait être connu mardi en fin de journée.

Les organismes de l'ONU impliqués dans l'organisation sont le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires (OCHA en anglais), le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Déclenché en mars 2011 par la répression d'une révolte populaire, le conflit en Syrie s'est transformé en guerre dévastatrice, qui a fait plus de 387 000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). La guerre a aussi poussé à l'exode des millions de personnes.


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

 


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.