Pas de liste commune Fatah-Hamas en vue des législatives

Un haut responsable du Hamas, Khalil al-Haya, devant le siège de la Commission électorale centrale à Gaza avec des partisans, le 29 mars 2021 (Photo, AFP)
Un haut responsable du Hamas, Khalil al-Haya, devant le siège de la Commission électorale centrale à Gaza avec des partisans, le 29 mars 2021 (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 30 mars 2021

Pas de liste commune Fatah-Hamas en vue des législatives

  • Les Palestiniens sont appelés à voter pour des élections législatives le 22 mai et présidentielle le 31 juillet, les premières en 15 ans
  • «Nous espérons que ces élections mettront fin à la division (...) afin d'affronter les défis de notre peuple palestinien», a déclaré Khalil al-Haya, un responsable du Hamas

GAZA: Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a officiellement soumis sa candidature lundi auprès de la commission électorale, confirmant qu'il n'y aurait pas de liste commune avec le Fatah laïc du président Mahmoud Abbas aux législatives. 

Les Palestiniens sont appelés à voter pour des élections législatives le 22 mai et présidentielle le 31 juillet, les premières en 15 ans. 

« Nous espérons que ces élections mettront fin à la division (...) afin d'affronter les défis de notre peuple palestinien », a déclaré Khalil al-Haya, un responsable du Hamas, en soumettant la liste à Gaza. 

La dernière élection présidentielle palestinienne remonte à la victoire de Mahmoud Abbas en 2005, suivie l'année suivante par des législatives remportées par ses rivaux du Hamas, prélude à des affrontements sanglants entre les deux camps, le Fatah siégeant en Cisjordanie et le Hamas contrôlant la bande de Gaza. 

Plus de 2,8 millions de Palestiniens habitent la Cisjordanie, territoire occupé par Israël, et deux millions vivent dans la bande de Gaza, enclave soumise à un strict blocus israélien. 

Le Fatah et le Hamas se sont engagés en février à mettre sur pied un tribunal électoral indépendant pour trancher de possibles griefs et faire respecter les résultats des prochaines élections. 

La liste du Hamas compte 132 personnes et ne comprend pas Yahya Sinwar, chef du Hamas à Gaza, ont indiqué deux sources de la formation. Parmi ses candidats, figurent des prisonniers détenus en Israël et « une douzaine » de femmes, selon M. Haya. 

Selon un récent sondage, 57% des Palestiniens appelaient de leurs voeux une liste commune Fatah-Hamas.  

Le Fatah n'a pas encore soumis sa liste mais un haut cadre de la formation avait déjà affirmé samedi qu'il n'y aurait pas de liste commune.  

« Nous, au Fatah, mènerons ce combat électoral seuls et nous n'avons pas cherché à présenter une liste commune », avait ainsi déclaré Jibril Rajoub.  

D'après la commission électorale, 15 listes ont été soumises et cinq ont été déjà approuvées. Les partis ont jusqu'au 31 mars à minuit pour enregistrer leurs listes pour un scrutin devant renouveler les 132 membres du Conseil législatif palestinien. 

Les candidats doivent officiellement être annoncés le 6 avril. 

Nasser al-Kidwa, récemment exclu du Fatah pour avoir critiqué la classe dirigeante palestinienne, a annoncé vouloir présenter sa propre liste. 

Mohammed Dahlane, un opposant à Mahmoud Abbas en exil, a récemment accusé le président palestinien de vouloir « faire taire » ses détracteurs pour « rester au pouvoir ». Il a fait soumettre sa liste lundi, sous le nom « La liste du futur ». 


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

Short Url

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Short Url
  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.