Téhéran rejette l’offre US de cesser l'enrichissement à 20%

Sur cette photo en date du 3 avril 2007, un drapeau iranien flotte à l'extérieur du bâtiment qui abrite le réacteur de la centrale nucléaire de Boushehr. (Photo, AFP)
Sur cette photo en date du 3 avril 2007, un drapeau iranien flotte à l'extérieur du bâtiment qui abrite le réacteur de la centrale nucléaire de Boushehr. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 31 mars 2021

Téhéran rejette l’offre US de cesser l'enrichissement à 20%

  • Pour l'administration Biden, c'était la condition essentielle pour relancer les pourparlers
  • Téhéran exige au préalable la levée de toutes les sanctions américaines

DUBAI: L'Iran ne compte pas suspendre son enrichissement de l’uranium à 20% de pureté avant que les États-Unis ne lèvent toutes les sanctions, a déclaré mardi la télévision d'État iranienne d’après un responsable anonyme, après qu'un rapport des médias américains ait déclaré que Washington a présenté une nouvelle proposition afin de relancer les pourparlers.

L'administration Biden a cherché à engager l'Iran dans des pourparlers sur la reprise du respect par les deux parties de l'accord nucléaire de 2015. L’accord a levé les sanctions économiques contre Téhéran en échange de restreindre le programme nucléaire iranien dans le but de rendre plus difficile le développement d’une arme nucléaire, une ambition que Téhéran tente désespérément de nier.

«Un haut responsable iranien a confié à Press TV que Téhéran n’allait certainement pas arrêter son enrichissement d'uranium à 20% de pureté, à moins que les Etats-Unis ne lèvent toutes leurs sanctions contre l'Iran en premier, a affiché Press TV sur son site Internet.

«Le même responsable assure que Téhéran va rompre davantage ses engagements envers l'accord nucléaire de 2015 si les États-Unis ne lèvent pas toutes les sanctions, avertissant que le temps commence à manquer cruellement à Washington», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la mission iranienne auprès des Nations Unies a tweeté: «Aucune proposition n’est nécessaire pour que les États-Unis réintègrent l’accord nucléaire. Cela nécessite seulement une décision politique des États-Unis de manière à mettre pleinement et immédiatement en œuvre toutes leurs obligations en vertu de l'accord (...) ».

Politico a rapporté plus tôt qu'une proposition américaine, dont les détails sont toujours en cours d'élaboration, demanderait à l'Iran d'arrêter certaines de ses activités nucléaires, telles que les travaux sur les centrifugeuses avancées et l'enrichissement de l'uranium à 20% de pureté, en échange de certaines allégement des sanctions économiques américaines.

Le prédécesseur du président américain Joe Biden, Donald Trump, s'est retiré de l'accord en 2018 et a imposé de nouvelles sanctions contre le régime iranien.

Après avoir attendu plus d’un an, Téhéran a riposté en violant certaines restrictions nucléaires de l’accord, notamment la limite de 3,67% de pureté de l’uranium nécessaire à la fabrication d’une bombe nucléaire

Les chances de progrès pour relancer l'accord avant que l'Iran n'organise les élections présidentielles en juin ont diminué après que Téhéran ait choisi de prendre une position plus ferme avant de reprendre les pourparlers, affirment des responsables.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.