Le président du Conseil européen salue la démocratie en Tunisie

Le président du Conseil européen Charles Michel (à gauche) et le président tunisien Kais Saied (à droite) au palais de Carthage à l'est de la capitale Tunis, le 5 avril 2021 (Photo, AFP)
Le président du Conseil européen Charles Michel (à gauche) et le président tunisien Kais Saied (à droite) au palais de Carthage à l'est de la capitale Tunis, le 5 avril 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 05 avril 2021

Le président du Conseil européen salue la démocratie en Tunisie

  • «La Tunisie a fait le choix d'une société démocratique, pluraliste, fondée sur l'Etat de droit et des libertés individuelles, c'est un engagement difficile», a souligné le président du Conseil européen Charles Michel
  • La Tunisie, qui a accueilli sur son sol le dialogue interlibyen, observe une neutralité prudente face à ce conflit aux fortes répercussions régionales

TUNIS: Le président du Conseil européen Charles Michel a assuré lundi la démocratie tunisienne du soutien de l'Union européenne lors de sa première visite dans ce pays dont les réformes, largement soutenues par des fonds européens, peinent à se concrétiser. 

« La Tunisie a fait le choix d'une société démocratique, pluraliste, fondée sur l'Etat de droit et des libertés individuelles, c'est un engagement difficile », a souligné le diplomate après une rencontre avec le président tunisien Kais Saied. 

M. Saied est en pleine lutte de pouvoir avec le Parlement, dominé par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, alors que le pays fait face à une profonde crise sociale et à une vague de départs clandestins vers l'Europe sans précédent depuis dix ans. 

Soulignant le « chemin parcouru » par la Tunisie, M. Michel a déclaré que l'UE était « aux côtés des Tunisiens et des Tunisiennes pour aller de l'avant vers cette société démocratique pluraliste ». 

Il a martelé l'engagement de l'UE pour offrir des « perspectives » à la jeunesse, dix ans après une révolution menée par les jeunes qui a fait tomber le régime de Zine el Abidine Ben Ali. 

M. Saied a de son côté appelé à renforcer le « partenariat stratégique » avec l'UE et à adopter une approche de la migration qui ne soit pas seulement sécuritaire, soulignant la nécessité de s'attaquer aux causes profondes que sont « la pauvreté et le chômage ». 

M. Michel se trouvait dimanche en Libye voisine, pour rencontrer les nouvelles autorités unifiées chargées de mener le pays vers des élections en décembre. Il doit se rendre mardi en Turquie, pays largement impliqué dans le conflit libyen. 

La Tunisie, qui a accueilli sur son sol le dialogue interlibyen, observe une neutralité prudente face à ce conflit aux fortes répercussions régionales, et martèle sa volonté de voir cesser les ingérences étrangères. 

Peu avant sa rencontre avec M. Michel au palais présidentiel, M. Saied y avait reçu le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit pour évoquer des sujets régionaux et les travaux de cet organisme dont le Conseil est présidé par la Tunisie depuis 2019. 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.