Vingt-quatre manifestants du Hirak écroués à Alger

Les Algériens portent des pancartes lors de la manifestation du Hirak dans la capitale Alger, le 2 avril 2021 (Photo, AFP)
Les Algériens portent des pancartes lors de la manifestation du Hirak dans la capitale Alger, le 2 avril 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 06 avril 2021

Vingt-quatre manifestants du Hirak écroués à Alger

  • Quatorze manifestants ont été incarcérés après avoir été entendus par un juge d’instruction du tribunal de Sidi Mhamed, dans le centre d'Alger
  • Les 24 protestataires avaient été interpellés samedi alors que plusieurs centaines de partisans du Hirak tentaient de défiler dans le centre de la capitale

ALGER: Vingt-quatre manifestants ont été écroués dimanche pour « atteinte à l'unité nationale », deux jours après avoir été interpellés lors d'une marche à Alger du Hirak, le mouvement de contestation antirégime, a indiqué une association de soutien aux détenus. 

Quatorze manifestants ont été incarcérés après avoir été entendus par un juge d’instruction du tribunal de Sidi Mhamed, dans le centre d'Alger, a précisé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).  

Dix autres manifestants ont été incarcérées après leur audition par un juge d'instruction du tribunal de Bab el Oued, quartier populaire d'Alger, selon cette source. 

Ils sont tous poursuivis pour « atteinte à l'unité nationale et attroupement non armé », a précisé le CNLD. 

Les 24 protestataires avaient été interpellés samedi alors que plusieurs centaines de partisans du Hirak tentaient de défiler dans le centre de la capitale, à la suite d'appels lancés la veille lors de la manifestation hebdomadaire de ce mouvement qui rassemblé de milliers de personnes à Alger. 

Cette manifestation avait été rapidement dispersée par la police qui a interpellé une trentaine de personnes, dont un adolescent qui a accusé police de l'avoir maltraité lors de son audition dans un commissariat de la capitale.  

Une enquête a été ouverte après la diffusion sur des réseaux sociaux de vidéos dans lesquelles des policiers sont accusés d'avoir « maltraité » ce jeune adolescent après son arrestation, avait indiqué dimanche la police dans un communiqué. 

Avant ces nouvelles incarcérations, le CNLD avait estimé à une trentaine le nombre de personnes toujours en prison pour des faits liés au Hirak et/ou aux libertés individuelles. 

En février, une quarantaine de détenus avaient été libérés après une mesure de grâce du président Abdelamadjid Tebboune. 

Né en février 2019 du rejet massif d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, impotent et reclus, le Hirak réclame un changement radical du « système » politique en place depuis l'indépendance du pays en 1962. 


Football: le début du Mondial des clubs braque les projecteurs sur le Maroc

Des danseurs se produisent lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde des clubs de la FIFA et avant le match de football du premier tour entre l'Egypte d'Al-Ahly et la ville d'Auckland en Nouvelle-Zélande au stade Ibn Batouta de Tanger le 1er février 2023. (Photo, AFP)
Des danseurs se produisent lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde des clubs de la FIFA et avant le match de football du premier tour entre l'Egypte d'Al-Ahly et la ville d'Auckland en Nouvelle-Zélande au stade Ibn Batouta de Tanger le 1er février 2023. (Photo, AFP)
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  • Du 1er au 11 février, le Maroc accueille ce qu’on appelle communément le Mondialito
  • Lors de la cérémonie d'ouverture les spectateurs ont eu droit à un spectacle époustouflant, haut en couleur, mettant en avant un Maroc diversifié, ancestral, moderne, ouvert et hospitalier

CASABLANCA: À peine quelques semaines après le Mondial 2022 qui s’est déroulé au Qatar, le monde du foot se passionne pour un autre Mondial, celui des clubs.

Du 1er au 11 février, le Maroc accueille ce qu’on appelle communément le Mondialito, compétition qui rassemble les meilleurs clubs de chacune des six confédérations de la Fifa, autrement dit les meilleurs clubs de football du monde sur une année. 

Pour cette édition, qui a été décalée à plusieurs reprises, ce sont six clubs prestigieux qui s’affronteront pour prétendre au statut de meilleur club du monde: Al-Ahly (Égypte), AlHilal (Arabie saoudite), Auckland City (Nouvelle-Zélande),  Seattle Sounders (États-Unis), Wydad Casablanca (Maroc), Flamengo (Brésil) et le Real Madrid (Espagne).

La première rencontre a opposé Al-Ahly à Auckland City dans un match qui s’est soldé par une large victoire des Égyptiens (3-0). «Je tiens à remercier mes coéquipiers de m'avoir aidé à écrire l'histoire avec cet exploit», a déclaré Hussein Elshahat, marqueur du premier but d’Al-Ahly au média sportif Fifa+ après la victoire contre Auckland. «Je veux marquer lors du prochain match et de celui d'après, et rendre heureux les grands fans d'Al-Ahly.»

Une cérémonie d’ouverture grandiose

Ce n’est pas la première fois que le Maroc organise le Mondial des clubs. En 2013 déjà, le pays a accueilli cette compétition qui a vu l’une des équipes locales, le Raja Casablanca, se hisser en finale pour enfin s’incliner face au Bayern Munich – une prouesse qui avait fait descendre les gens dans la rue. Mais les Marocains se rappellent encore de la cérémonie d’ouverture de 2013, qui a été considérée comme un véritable flop.

C’est donc avec appréhension qu’ils ont assisté à cette nouvelle cérémonie, sauf que cette fois le résultat a été bluffant. Les spectateurs ont eu droit à un spectacle époustouflant, haut en couleur, mettant en avant un Maroc diversifié, ancestral, moderne, ouvert, hospitalier et passionné de football.

Un spectacle qui ne laissera pas le président de la Fifa, Gianni Infantino de marbre. En effet, dans un post publié sur les réseaux sociaux, Infantino a déclaré: «Il est fantastique de voir la Coupe du monde des clubs de la Fifa démarrer d'une telle manière et avec une superbe cérémonie et une chanson! Des sites incroyables, les meilleures équipes et j'ai hâte de voir des matchs fantastiques dans les prochains jours.»

Et ce n'est qu'un début, dès samedi prochain avec l'entrée en lice du champion local, le Wydad de Casablanca, les spectateurs peuvent s'attendre à une ambiance incroyable grâce aux supporters du club marocain, qui font partie des meilleurs supporters au monde, en terme d'ambiance.

 


L’Arabie saoudite et la France signent un mémorandum d’entente pour la coopération dans le domaine de l’énergie

Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, et la ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, à Riyad. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, et la ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, à Riyad. (SPA)
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  • L’accord prévoit de mettre davantage l’accent sur les technologies qui atténuent les effets du changement climatique
  • Le prince Abdelaziz et Mme Colonna ont discuté des opportunités futures dans divers domaines de l’énergie

RIYAD: Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, a conclu jeudi un mémorandum d’entente avec Catherine Colonna, ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères, afin d’établir un cadre de coopération dans le secteur de l’énergie, a rapporté l’Agence de presse officielle saoudienne.

Le mémorandum, qui a été signé à Riyad, définit la coopération entre les pays dans les domaines de l’électricité, des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, du stockage, des réseaux intelligents, du pétrole et du gaz et de leurs dérivés, du raffinage, de la pétrochimie et du secteur de la distribution et de la commercialisation.

L’accord prévoit également une coopération accrue dans le domaine des technologies qui atténuent les effets du changement climatique, telles que le piégeage du carbone et la production d’hydrogène.

Il porte sur les domaines de collaboration en matière de transformation numérique, de localisation des matériaux, produits et services liés aux secteurs de l’énergie, de recherche conjointe, de formation des compétences et de coopération entre entreprises spécialisées.

De même, le prince Abdelaziz et Mme Colonna ont discuté des opportunités futures dans divers domaines de l’énergie, ainsi que des perspectives de coopération dans les utilisations pacifiques de l’énergie atomique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de l’armée libanaise se présente comme candidat potentiel à la présidence

Le chef de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, se présente comme candidat potentiel à la présidence. (Photo, AFP)
Le chef de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, se présente comme candidat potentiel à la présidence. (Photo, AFP)
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  • Le général Aoun s’entretient avec l’ambassadeur saoudien Walid al-Boukhari
  • Le Liban a plongé dans un vide présidentiel il y a quatre mois

BEYROUTH: L’ambassadeur saoudien au Liban, Walid al-Boukhari, s’est entretenu jeudi avec le commandant de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun. Cette rencontre coïncidait avec l’intensification des discussions entre les partis libanais pour parvenir à un accord sur un nouveau candidat à la présidence, et le général Aoun pourrait être une option prometteuse.

La rencontre Aoun-Boukhari précède la réunion internationale de Paris concernant la situation au Liban, prévue lundi prochain. Des ministres des Affaires étrangères, des ambassadeurs et des conseillers des États-Unis, de France, d’Arabie saoudite, du Qatar et d’Égypte sont attendus à cette réunion.

Le Liban a plongé dans un vide présidentiel il y a quatre mois, et le Parlement n’a pas réussi depuis à élire un nouveau président, même après onze séances de vote. Le gouvernement sortant de Najib Mikati est chargé d’expédier les affaires du pays.

Les Libanais espèrent que la réunion de Paris proposera une solution à la crise politique actuelle, car la division des blocs parlementaires entre le Hezbollah et ses alliés, d’une part, et les opposants au parti, d’autre part, ne donne une majorité de voix à aucun candidat.

La crise politique est assortie d’une crise économique étouffante qui épuise les citoyens libanais, de plus en plus déçus par le système politique sectaire.

Mercredi soir, un sommet des autorités religieuses chrétiennes a été organisé, autorisant le patriarche maronite Béchara Boutros al-Raï à inviter les 64 députés chrétiens à se réunir au siège du patriarcat et à exhorter le reste des députés à ne pas quitter les séances de vote jusqu’à l’élection d’un nouveau président.

Samir Geagea, chef du parti des Forces libanaises (FL), a déclaré qu’il ne voyait pas d’inconvénient à élire le général Aoun à la présidence si cela mettait fin à l’impasse. Cependant, le Courant patriotique libre (CPL) rejette toujours cette option, car son chef, le député Gebran Bassil, a violemment critiqué le général Aoun dans un discours prononcé dimanche.

Le député Hagop Pakradounian, secrétaire général du parti arménien Tashnaq, a salué l’appel au dialogue chrétien et le considère comme un moyen de résoudre la crise. «Nous serons les premiers à participer au dialogue, dans un effort pour sauver notre patrie, le Liban», a-t-il assuré.

De son côté, le coordinateur de l’aide internationale pour le Liban, Pierre Duquesne, s’est entretenu jeudi à Beyrouth avec Mikati, soulignant que sa visite s’inscrivait dans le cadre d’une tournée régionale, incluant l’Égypte et la Jordanie, à la recherche d’un soutien pour le Liban dans le domaine de l’énergie.

«Je me rendrai aux États-Unis d'ici deux semaines pour discuter avec les autorités américaines des moyens d’épargner le dossier de l’électricité de la loi César pour obtenir du gaz d’Égypte et de l’électricité de Jordanie via la Syrie, afin d’aider le Liban à résoudre la crise énergétique», a déclaré Duquesne.

Il a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre les deux conditions demandées par la Banque mondiale pour obtenir une aide dans le secteur de l’énergie, à savoir l’audit des comptes d’Électricité du Liban et la formation d’une autorité de régulation de l’électricité, conformément à la loi en vigueur.

Il a relevé l’importance de franchir les étapes nécessaires à la signature de l’accord final avec le Fonds monétaire international, qui représente pour la France et la communauté internationale le facteur critique pour amorcer la reprise économique au Liban.

«Cet accord renforce la confiance internationale dans le Liban, ses institutions et son action gouvernementale», selon Duquesne.

L’ambassade de France a rappelé le fort engagement de la France au Liban en faveur de l’avancement du secteur de l’énergie, non seulement à travers le suivi des réformes nécessaires mais aussi grâce au travail d’entreprises françaises telles que EDF, TotalEnergies et Nexans.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com