«Révolution d'octobre» en Irak: plainte à Paris contre l'ex-Premier ministre pour «crimes contre l'humanité»

Une étudiante irakienne tient le drapeau national lors d'une manifestation antigouvernementale dans la ville méridionale de Bassorah, le 31 décembre 2019 (Photo, AFP)
Une étudiante irakienne tient le drapeau national lors d'une manifestation antigouvernementale dans la ville méridionale de Bassorah, le 31 décembre 2019 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 06 avril 2021

«Révolution d'octobre» en Irak: plainte à Paris contre l'ex-Premier ministre pour «crimes contre l'humanité»

  • Cinq Irakiens ont déposé plainte mardi à Paris pour «crimes contre l'humanité, torture et disparitions forcées» contre l'ancien Premier ministre irakien Adel Abdel-Mahdi
  • A partir d'octobre 2019, des centaines de milliers d'Irakiens ont manifesté pendant plusieurs mois pour dénoncer la corruption du pouvoir

PARIS: Cinq Irakiens ont déposé plainte mardi à Paris pour « crimes contre l'humanité, torture et disparitions forcées » contre l'ancien Premier ministre irakien Adel Abdel-Mahdi pour des actes commis lors des manifestations de la « révolution d'octobre », ont indiqué mardi leur avocate. 

La plainte a été déposée mardi auprès du parquet spécialisé dans la lutte contre les crimes contre l'humanité au tribunal judiciaire de Paris, a indiqué leur avocate, Me Jessica Finelle. 

Les plaignants - un a été grièvement blessé, un deuxième, porté disparu, et les trois autres, décédés, sont représentés par leur famille - « attendent beaucoup des juridictions françaises, à commencer par la reconnaissance de leur statut de victime », a-t-elle indiqué dans un communiqué.  

A partir d'octobre 2019, des centaines de milliers d'Irakiens ont manifesté pendant plusieurs mois pour dénoncer la corruption du pouvoir. Baptisée la « révolution d'octobre », cette révolte inédite réclamait également des services et des emplois pour tous. 

« Bien que la Constitution irakienne garantisse le droit à la liberté d'expression et de réunion, ces manifestations ont été, dès le début, puis de manière répétée et systématique, réprimées avec une brutalité inouïe: tirs à balles réelles, snipers prépositionnés, usage de grenades lacrymogène ‘brise-crâne’ à bout portant », développe l'avocate. 

Celle-ci évoque des « enlèvements de manifestants, des détentions sans mandat, des actes de torture - autant de graves violations des droits de l'homme constatées par la Mission d'assistance des Nations Unies (MANUI) ». 

Officiellement, près de 600 personnes ont été tuées et 30 000 blessées, quasiment tous des manifestants, depuis le 1er octobre 2019. Les assassinats et les enlèvements de militants se poursuivent à Bagdad et dans le sud de l’Irak mais les autorités assurent ne pas pouvoir identifier les auteurs

Dans sa plainte de 80 pages, Me Finelle documente « l'implication des autorités et en particulier celle » d'Adel Abdel-Mahdi, chef militaire et chef du gouvernement jusqu'en mai 2020. 

« L'ancien Premier ministre n'a pas pris les mesures en son pouvoir pour empêcher ces crimes, il a délibérément favorisé l'installation d'un climat d'impunité encourageant leur renouvellement » et « il n'a pas usé de son pouvoir disciplinaire, ni saisi les juridictions irakiennes – ou alors de manière insignifiante au regard de leur gravité », détaille Me Finelle. 

Cette plainte déposée à Paris en vertu de la compétence universelle de la France en matière de crimes contre l'humanité s'appuie notamment sur le fait que M. Abdel-Mahdi a vécu sur le territoire français, par intermittence, pendant une trentaine d'années, selon les parties civiles. Il se trouve en Irak. 

En novembre 2019 déjà, le parquet suédois avait annoncé ouvrir une enquête contre un ministre irakien pour « crimes contre l'Humanité », également en raison de la mort de centaines de manifestants. 


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.