TSL: Washington salue la condamnation, Riyad appelle à sanctionner le Hezbollah

Au bout de six ans de procès, la juridiction internationale basée aux Pays-Bas a reconnu coupable le principal suspect, Salim Ayyash, 56 ans, membre présumé du Hezbollah. (AFP PHOTO/SPECIAL TRIBUNAL FOR LEBANON)
Au bout de six ans de procès, la juridiction internationale basée aux Pays-Bas a reconnu coupable le principal suspect, Salim Ayyash, 56 ans, membre présumé du Hezbollah. (AFP PHOTO/SPECIAL TRIBUNAL FOR LEBANON)
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Publié le Mercredi 19 août 2020

TSL: Washington salue la condamnation, Riyad appelle à sanctionner le Hezbollah

  • « Le gouvernement saoudien appelle à la justice et à sanctionner le Hezbollah et ses éléments terroristes pour protéger le Liban, la région et le monde »
  • La juridiction internationale basée aux Pays-Bas a reconnu coupable le principal suspect, Salim Ayyash, 56 ans, membre présumé du Hezbollah, de l'attentat suicide à Beyrouth

RIYAD, WASHINGTON: Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a salué mardi  la condamnation d'un membre présumé du Hezbollah, pour l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, parallèlement, l'Arabie saoudite a appelé à « sanctionner » le mouvement chiite libanais Hezbollah après le verdict du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) dans cette affaire.

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Le ministère des Affaires étrangères saoudien a affirmé dans un communiqué publié par l’Agence de presse saoudienne que « le gouvernement saoudien appelle à la justice et à sanctionner le Hezbollah et ses éléments terroristes».

Le ministère a souligné l’importance «de protéger le Liban et la région des actes terroristes commis par ce groupe qui n’est autre qu’un outil entre les mains du régime iranien».

"La condamnation d'Ayyash contribue à confirmer ce que le monde reconnaît de plus en plus: que le Hezbollah et ses membres ne sont pas des défenseurs du Liban comme ils le prétendent, mais forment une organisation terroriste dont l'objectif est de promouvoir les projets sectaires néfastes de l'Iran", a pour sa part estimé dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

"Bien qu'Ayyash reste recherché, le jugement du TSL souligne l'importance de rendre justice et de mettre fin à l'impunité, ce qui est impératif pour garantir la sécurité, la stabilité et la souveraineté du Liban", a ajouté Mike Pompeo.

Au bout de six ans de procès, la juridiction internationale basée aux Pays-Bas a reconnu coupable le principal suspect, Salim Ayyash, 56 ans, membre présumé du Hezbollah, de l'attentat suicide à Beyrouth qui a tué 22 personnes dont Rafic Hariri.

Tout en soulignant qu’assassinat était « un acte politique », le TSL a affirmé n'avoir trouvé aucune preuve permettant d'établir un « lien direct » entre l'attentat et le Hezbollah ou son allié syrien. A l'époque de l’assassinat, la Syrie était une puissance de tutelle au Liban.

Le Hezbollah est également un allié de l'Iran chiite, rival régional de l'Arabie saoudite sunnite. Le mouvement est considéré comme une organisation « terroriste » par Riyad.

Le Hezbollah a rejeté toute responsabilité dans l'assassinat de Rafic Hariri et déclaré ne pas reconnaître le TSL.

(Avec AFP)


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.