Première visite du chef du Pentagone en Israël pour discuter de l'Iran

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin prend la parole lors de la Journée internationale de la femme dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, DC.  (MANDEL NGAN / AFP)
Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin prend la parole lors de la Journée internationale de la femme dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, DC. (MANDEL NGAN / AFP)
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Publié le Dimanche 11 avril 2021

Première visite du chef du Pentagone en Israël pour discuter de l'Iran

  • M. Austin a été accueilli par son homologue israélien Benny Gantz au ministère de la Défense israélien à Tel-Aviv, peu de temps après avoir atterri
  • Le secrétaire américain doit aussi rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, visiter la base aérienne de Nevatim (sud), le mémorial de la Shoah, Yad Vashem, ainsi qu'un site dédié aux soldats tombés au combat

TEL-AVIV : Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, est arrivé dimanche à Tel-Aviv pour discuter du dossier du nucléaire iranien, première visite d'un haut responsable de l'administration du président Joe Biden en Israël.

Cette visite qui doit durer deux jours intervient alors que l'administration Biden tente de revenir à un accord avec l'Iran sur le nucléaire, abandonné par l'ancien président Donald Trump, et auquel s'oppose Israël. 

M. Austin a été accueilli par son homologue israélien Benny Gantz au ministère de la Défense israélien à Tel-Aviv, peu de temps après avoir atterri.

Le secrétaire américain doit aussi rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, visiter la base aérienne de Nevatim (sud), le mémorial de la Shoah, Yad Vashem, ainsi qu'un site dédié aux soldats tombés au combat. 

La visite de M. Austin se déroule en parallèle de discussions à Vienne entre l'Iran et les autres Etats parties à l'accord de 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) sur la façon de réintégrer les Etats-Unis au sein de ce pacte conclu dans la capitale autrichienne. 

L'accord de Vienne est moribond depuis le retrait américain en 2018, sous la présidence de Donald Trump, qui a rétabli une avalanche de sanctions économiques et financières contre Téhéran.

En riposte, l'Iran a commencé à s'affranchir de ses engagements à partir de mai 2019, accélérant le rythme ces derniers mois.

M. Biden a déclaré qu'il était prêt à réintégrer l'accord, donc à lever les sanctions après négociations.

De son côté, Téhéran dit être prêt à revenir à l'application pleine et entière du texte, à condition que les Etats-Unis lèvent d'abord toutes les sanctions qu'ils ont réimposées ou instaurées contre Téhéran depuis 2018. L'Iran refuse toutefois de discuter directement avec les Etats-Unis à ce stade.

Israël est opposé à tout accord qui permettrait à l'Iran, son ennemi juré, de développer des armes nucléaires.

"Un accord avec l'Iran qui ouvrirait la voie aux armes nucléaires (...) ne serait d'aucune façon contraignant pour nous", a affirmé mercredi Benjamin Netanyahu.

Israël accuse la République islamique d'Iran de chercher à développer des armes nucléaires, ce que Téhéran a toujours nié.

M. Austin se rendra également en Allemagne, au Royaume-Uni et en Belgique lors de sa tournée, selon le Pentagone.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.