Dégradation de l'état de santé de 23 détenus en grève de la faim en Algérie

La prison d'El Harrach à Alger, le 13 juin 2019 (Photo, AFP)
La prison d'El Harrach à Alger, le 13 juin 2019 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 avril 2021

Dégradation de l'état de santé de 23 détenus en grève de la faim en Algérie

  • «Ne les laissons pas mourir (...) Certains d'entre eux commencent à avoir de graves complications. Agissons avant qu'il ne soit trop tard», ont plaidé ces ONG
  • Incarcérés à la prison d'El Harrach à Alger, les jeunes militants ont cessé de s'alimenter le 7 avril, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD)

ALGER: Huit associations algériennes de défense des droits humains se sont inquiétées jeudi dans une lettre ouverte de la dégradation de l'état de santé de 23 jeunes militants détenus à Alger, au neuvième jour d'une grève de la faim. 

« Ne les laissons pas mourir (...) Certains d'entre eux commencent à avoir de graves complications. Agissons avant qu'il ne soit trop tard », ont plaidé ces ONG dans une « lettre ouverte à l'opinion nationale et internationale » publiée sur les réseaux sociaux. 

« Nous signataires alertons l'opinion nationale et internationale sur le danger de mort qu'encourent les grévistes de la faim », ont-elles ajouté. 

Cet appel est signé notamment par le Comité contre la torture et les conditions carcérales inhumaines (CCTCCI), la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) ou encore la coordination FreeAlgeria. 

« Nous tenons pour responsables les autorités algériennes de tout développement dramatique », ont averti les signataires, qui exigent « la libération immédiate et inconditionnelle » de ces vingt-trois prisonniers. 

Incarcérés à la prison d'El Harrach à Alger, ils ont cessé de s'alimenter le 7 avril, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). 

Ils ont été arrêtés lors d'une marche du mouvement pro-démocratie du Hirak le 3 avril dans la capitale algérienne et sont poursuivis pour « atteinte à l'unité nationale et attroupement non armé ». 

Après un an d'interruption à cause de la pandémie de coronavirus, les militants du Hirak redescendent dans la rue depuis le 22 février --date du second anniversaire du soulèvement populaire-- pour réclamer le démantèlement du « système » en place depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962. 

Ils manifestent habituellement chaque mardi, pour les étudiants, et vendredi, jour emblématique de la contestation. Ces marches sont en général tolérées par les autorités. 

De petits groupes de militants tentent aussi de défiler le samedi mais ces marches sont souvent rapidement dispersées par la police. 

Le Hirak est désormais accusé par le pouvoir d'être infiltré par des militants islamistes, héritiers du Front islamique de salut (dissous en 1992), qui chercheraient à entraîner le mouvement de protestation dans l'action violente. 

Selon le CNLD, plus d'une soixantaine de personnes associées au Hirak sont actuellement derrière les barreaux. 

Une quarantaine de détenus d'opinion ont été libérés en février après une mesure de grâce du président Abdelmadjid Tebboune. 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.