Six ans après son retrait, le bruit du canon du Ramadan résonne toujours à La Mecque

Le coup du canon, avec toute son importance et sa beauté, est devenu le son caractéristique de l'appel à la prière pour les habitants de la ville sainte. (Photo fournie)
Le coup du canon, avec toute son importance et sa beauté, est devenu le son caractéristique de l'appel à la prière pour les habitants de la ville sainte. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 17 avril 2021

Six ans après son retrait, le bruit du canon du Ramadan résonne toujours à La Mecque

  • La technologie moderne, notamment les haut-parleurs fixés aux minarets, a finalement rendu le canon obsolète
  • «Dans le passé, il était impossible d'entendre la voix du muezzin de la Grande Mosquée », le canon était donc utilisé pour avertir les fidèles

LA MECQUE: Cela fait six ans que le canon, qui se dresse au sommet du mont Abou Al-Madafaa, au nord de La Mecque, n’est plus utilisé pour marquer le mois sacré du Ramadan. Mais son bruit résonne encore dans les souvenirs de nombreux habitants de la ville sainte, pour qui c'était le moyen d’annoncer les heures du jeûne, des prières du matin ainsi que du début et de la fin du Ramadan.

Pendant de nombreuses années, ceux qui vivaient près du mont, montaient à son sommet pour voir le canon tirer une fois le Ramadan annoncé. Tout au long du mois sacré, des coups de canon sont tirés afin de marquer le début de l'iftar, du souhour et le début du jeûne.

Dans une interview accordée à Arab News pendant que le canon était encore fonctionnel, le major Abdul Mohsin Al-Maimani, un porte-parole de la police de La Mecque, qui était chargé de garder, d'entretenir et de tirer le canon, a remarqué à quel point le canon était populaire auprès du public.

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«Lorsque la police de La Mecque a été créé il y a 75 ans, elle a été chargée de l'entretien et de la surveillance de ce canon. Après l'Aïd, le canon est placé dans un département spécial. Quelques jours avant le Ramadan, il est installé à la montagne. La poudre est manipulée par une équipe spéciale pour que personne ne soit blessé », a-t-il ajouté.

FAITS MARQUANTS

Pendant de nombreuses années, ceux qui vivaient près du mont montaient au sommet pour voir le canon tirer une fois le Ramadan annoncé. Tout au long du mois sacré, des coups de canon sont tirés afin de marquer le début de l'iftar, du souhour et le début du jeûne.

• La tradition des coups du canon pendant le Ramadan remontent à l'époque des Mamelouks, au XVe siècle.

Fahad Al-Harbi, maire de Ray Zakhir près du mont Abou Al-Madafaa, a déclaré à Arab News: «Le canon du Ramadan a résisté aux évolutions techniques pendant de longues décennies jusqu'à son récent retrait. Il représente l'histoire ancienne des habitants de La Mecque. Le coup du canon, avec toute son importance et sa beauté, est devenue le son caractéristique de l'appel à la prière pour les habitants de La Mecque.

Le canon se tient sur le mont Abou Al-Madafaa depuis au moins un siècle, et «les habitants de La Mecque ont lié leur amour pour le mois sacré, à la fois au canon et à la montagne.

Dr Fawaz, Al-Dahas

Pendant de nombreuses années, le canon a été «le seul moyen d’alerter les gens qu’il était temps de rompre le jeûne» et «il a ajouté un caractère distinct au mois sacré» qui reste toujours «précieux dans la mémoire des gens».

Selon le Dr Fawaz Al-Dahas, directeur du Centre de l’histoire de La Mecque, le canon se tient sur le mont Abou Al-Madafaa depuis au moins un siècle, et «les habitants de La Mecque ont lié leur amour pour le mois sacré», à la fois au canon et à la montagne.

«Dans le passé, il était impossible d'entendre la voix du muezzin de la Grande Mosquée, donc, le canon fait cette tâche a sa place. Cela est resté une tradition très chère », a affirmé Al-Dahas. Mais la technologie moderne, notamment les haut-parleurs fixés aux minarets de la Grande Mosquée de La Mecque, a finalement rendu le canon obsolète.

La tradition des coups du canon pendant le Ramadan remontent à l'époque des Mamelouks, au XVe siècle.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com