Facebook supprime des comptes liés au renseignement palestinien

Une fausse application invitait les journalistes à soumettre « des articles liés aux droits humains pour publication », affirment les enquêteurs en cybersécurité de Facebook, auteurs du rapport. (Photo, AFP)
Une fausse application invitait les journalistes à soumettre « des articles liés aux droits humains pour publication », affirment les enquêteurs en cybersécurité de Facebook, auteurs du rapport. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 22 avril 2021

Facebook supprime des comptes liés au renseignement palestinien

  • Le réseau social a accusé mercredi l'Autorité palestinienne d'utiliser sa plateforme pour espionner des journalistes, des militants des droits humains et des opposants politiques
  • Les SR ont utilisé « des logiciels malveillants peu sophistiqués déguisés en applications de messagerie » pour infiltrer des appareils Android afin de récolter des informations

JERUSALEM : Le réseau social Facebook a accusé mercredi le service de renseignement intérieur de l'Autorité palestinienne d'utiliser sa plateforme pour espionner des journalistes, des militants des droits humains et des opposants politiques, précisant dans un rapport avoir pris des mesures dont la fermeture de comptes.

Le géant américain explique avoir également identifié des opérations d'espionnage « à motivation politique » menées par un groupe qui serait basé à Gaza et affilié au Hamas, mouvement islamiste qui dirige cette enclave palestinienne.

Des élections législatives prévues en mai verront l'Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie, et le Hamas s'affronter pour la première fois depuis quinze ans.

Selon Facebook, le Service de sécurité préventive (PSS) de l'Autorité palestinienne a ciblé « des journalistes, des opposants au gouvernement dirigé par le Fatah, des militants des droits humains et des groupes armés », principalement en Cisjordanie, à Gaza et en Syrie mais aussi dans d'autres pays (Turquie, Irak, Liban, Libye).

Le PSS a utilisé « des logiciels malveillants peu sophistiqués déguisés en applications de messagerie sécurisées » pour infiltrer des appareils Android et pour récolter des informations comme le « journal d'appels, la localisation, la liste des contacts et les SMS », indique le rapport.

Une fausse application invitait aussi les journalistes à soumettre « des articles liés aux droits humains pour publication », affirment les enquêteurs en cybersécurité de Facebook, auteurs du rapport.

Selon eux, le service de renseignement a utilisé de faux comptes censés appartenir à de jeunes femmes mais aussi à « des partisans du Hamas, du Fatah, à divers groupes militaires, à des journalistes et à des militants » afin de « créer un climat de confiance avec les personnes ciblées et les inciter à installer des logiciels malveillants ».

Le rapport mentionne également des « opérations de cyber-espionnage parrainées par un Etat », en référence aux activités du groupe Arid Viper. Selon des experts indépendants, ce groupe lance des attaques informatiques contre Israël depuis la bande de Gaza depuis 2013.

Mais, affirme Facebook, il a aussi visé des Palestiniens, y compris « des personnes associées à des groupes pro-Fatah, des organisations gouvernementales palestiniennes, du personnel militaire et de sécurité et des groupes d'étudiants » dans les Territoires palestiniens.

Arid Viper a utilisé « plus d'une centaine de sites internet contenant des logiciels malveillants iOS et Android, tentant de voler des identifiants par des techniques d'hameçonnage ou agissant comme des serveurs de contrôle ».

En conséquence, Facebook a supprimé des comptes considérés comme étant affiliés au PSS et à Arid Viper, a « diffusé la signature des programmes malveillants, bloqué les sites associés à ces activités et prévenu les personnes » ciblées.

 

 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.